Audemars Piguet - Millenary 4101
Luc Virginius / Chronopassion
Audemars Piguet - Millenary 4101

Millenary 4101

Audemars Piguet
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24'900 €

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Millenary 4101

La Millenary 4101 s'affirme comme l'expression parfaite d'une idée qui a germé, puis mûri dans l'esprit des équipes Audemars Piguet pour mieux jaillir au grand jour. Avec son calibre ovale, le modèle exerce une fascination tenace, témoignant que la Manufacture du Brassus a une fois de plus outrepassé les codes et bravé les lois de la technique pour mieux la maîtriser, voire la surpasser.

Son designer a pris le pari, osé, de donner à la structure pure et aux aspects fonctionnels du mouvement un rôle essentiel sur le plan de l'esthétique générale. On retrouve la forme racée du boîtier ovale, propre à la collection Millenary, ainsi que le cadran décentré aux chiffres romains imposants. Le design élaboré de la montre se distingue autant par cet aspect tridimensionnel rarement vu que par une architecture atypique.

Dessinée pour les hommes qui traversent leur époque en se jouant des modes éphémères, préférant de loin l'audace au suivisme ambiant, la Millenary 4101 existe en deux interprétations inédites, l'une en acier et l'autre en or rose. 
En offrant à son possesseur le privilège de pouvoir observer l'intimité de son mouvement ovale, la Millenary 4101 s'affranchit des codes généralement observés en horlogerie. Cependant, la sophistication technique n'a pas relégué pour autant l'esthétisme. Elle réunit fonctionnalité et design, valorisant sur le même plan l'intérieur et l'extérieur. Il en résulte une présence remarquée de l'organe régulateur – balancier, ancre, échappement – qui capte tous les regards. Le cœur du mouvement est un balancier à inertie variable à huit masselottes en or gris, qui lui confère une meilleure stabilité de réglage dans le temps. Il bat à une fréquence d'oscillation de 4 Hz, soit 28'800 alternances par heure, ce qui améliore la chronométrie et rend l'organe réglant moins sensible aux perturbations externes. À remontage automatique, la Millenary 4101 dispose d'une réserve de marche de 60 heures. Son pont de balancier traversant reprend l'esthétique des calibres 3120 et 3090 et assure une meilleure résistance aux chocs. 
En lisant les heures, les minutes et les secondes sur les cadrans, l'oeil est irrésistiblement attiré par les subtilités du mécanisme. Au-delà de leur rôle fonctionnel primordial, chacun des composants du mouvement de la montre participe à l'esthétisme du modèle, lui donnant cette allure incomparable, cette puissance affirmée. À travers cinq niveaux qui se détachent en perspective, la Millenary 4101 révèle une exceptionnelle qualité d'exécution et de finition. Entièrement assemblé et décoré à la main, le calibre 4101 est doté de douze ponts décorés de Côtes de Genève, colimaçonnés et perlés qui sont autant d'éléments de design. La platine arbore elle aussi les Côtes de Genève ainsi qu'un perlage réalisé avec deux diamètres différents afin d'accentuer l'aspect tridimensionnel de l'ensemble.

Spécifications techniques

DETAILS TECHNIQUES
BOITE: 
  • Acier inoxydable
  • Glace et fond saphir avec traitement anti reflets
  • Etanchéité 20 mètres
MOUVEMENT:
  • Calibre ovale manufacture 4101 à remontage automatique
  • Dimensions totales (largeur/hauteur): 37,25 x 32,90 mm
  • Dimensions d'encageage (largeur/hauteur): 36,75 x 32 mm
  • Epaisseur: 7,46 mm 253 composants et 34 rubis
  • Masse oscillante en or 22 carats à remontage bidirectionnel monté sur roulement à bille en céramique
  • Réserve de marche: 60 heures
  • Cadence du balancier: 28'800 alternances par heure (4 Hz)
  • Balancier à inertie variable à huit masselottes et spiral Breguet Porte-piton mobile vissé Platine et ponts: rhodié et doré pour le modèle or rose et traitement galvanique anthracite pour le modèle acier
  • Finition: décoration manuelle de tous les composants.
  • Platine décorée de côtes de Genève horizontales côté face et perlée côté fond.

  • Ponts anglés, colimaçonnés et décorés de côtes de Genève horizontales et circulaires ainsi que de perlage.
  • Moulures de pierre diamantées, moulures diamantées et bras anglés sur les roues, tour et fente de vis anglés Gravure du monogramme AP et des armoiries des familles Audemars et Piguet sur la masse oscillante  
CADRAN:
  • cadran noir et anthracite avec chiffres romains appliques et aiguilles en or rose
BRACELET:
  • Bracelet cousu main en crocodile noir à « grande écaille carrée »
  • Boucle déployante AP en acier

Who's who

Audemars Piguet, c’est avant tout une histoire de famille. Au fil des siècles, la direction de l’entreprise a toujours compté en son sein au moins un membre de l’illustre famille des fondateurs Jules-Louis Audemars et Edward-Auguste Piguet. Malgré les crises, notamment la grande dépression de 1929 qui frappa durement l’industrie du luxe, la Manufacture n’a jamais cessé son activité. C’est durant une crise d’une toute autre nature, celle qui vit naître le quartz, qu’Audemars Piguet a pourtant créé l’une de ses pièces majeures. Et c’est aussi une histoire de famille qui a menée Laurent Picciotto à rentrer dans l’histoire « AP »... « J’avais tout juste 12 ans lorsque mon père m’a emmené voir le premier exemplaire de cette montre incroyable, à peine arrivée place Vendôme. Je le vois fasciné par l’objet, happé par le design incroyable imaginé par Gérald Genta. Je reste à ma place, sans bouger, mais je comprends qu’une nouvelle dimension horlogère venait d’être découverte ». Cette pièce, c’est la Royal Oak. Cette nouvelle dimension horlogère, c’est celle de la montre de sport de luxe. Nous sommes en 1972, et Laurent Picciotto revoit l’objet de ses yeux d’enfants émerveillés : « une forme de boîte qui n’avait jamais été vue, un bracelet intégré, un luxe sportif d’un genre nouveau. Son souvenir m’a poursuivi pendant longtemps ». Il est vrai que la Manufacture était entrée dans l’histoire horlogère plutôt par la porte des complications que par le design acéré de ses créations. Les premières montres compliquées ont été livrées en Allemagne dès 1895 ! La route de la haute horlogerie était toute tracée. En 1915, Audemars Piguet présente donc la série Grande Complication, qui ne contient pas moins de 400 pièces. Nous sommes à l’époque des montres de gousset et le nombre de lignes de ce type de calibre autorise toutes les folies horlogères. Ainsi, en 1920, la marque livre sa montre de gousset la plus sophistiquée du monde, comportant un total jamais atteint de15 complications ! Le destin de l’horloger du Brassus fut passablement modifié avec l’apparition de la montre bracelet, largement répandue dès l’entre-deux Guerres. La course aux complications céda alors (temporairement) le pas à celle de la miniaturisation. Ainsi, en 1946, Audemars Piguet présente le calibre mécanique le plus petit du monde (1,64mm), puis 20 ans plus tard le mouvement automatique le plus plat du monde (2,45mm) avec rotor en or central. L’arrivée de Gérald Genta et du design si atypique de la Royal Oak a donc bousculé les codes de la marque, jusqu’à présent plutôt absente du segment sportif et habituée à un design plus classique. « La montre a, encore aujourd’hui, une forte charge émotionnelle », souligne Laurent Picciotto. « Lorsque j’ai rencontré Gérald Genta et que j’ai, un matin de 1992, mis ma première Royal Oak en vitrine, ce fut un moment chargé d’histoire. Je me suis dit qu’il n’y avait pas de hasard et que je portais l’héritage de mon père. Pourtant, ce n’était que le début de l’aventure ». En effet, à cette époque, la marque ne s’est pas encore imposée comme l’incontournable de la haute horlogerie qu’elle est aujourd’hui. Le luxe horloger est davantage une passion d’amateurs avertis qu’un courant commercial structuré. Audemars Piguet n’e possédait en propre qu’un seul point de vente au monde, à Genève. Et comme la marque est avant tout une histoire de famille, c’est tout naturellement à Laurent Picciotto qu’elle accorde sa confiance pour ouvrir sa deuxième boutique, rue Saint Honoré, à Paris. « Nous étions en 1997, il fallait tout inventer. La Royal Oak commençait enfin à trouver sa place de pièce iconique dans l’horlogerie ; l’avenir était devant nous », se souvient Laurent Picciotto. Cette route, ils l’ont partagée pendant 10 ans à titre exclusif avant de se poursuivre encore aujourd’hui comme agent officiel. « Nous avons écrit une page commune de l’histoire de la Manufacture, avons créé des séries limitées, etc. Encore aujourd’hui, l’émotion est intacte ! ». Journaliste : Olivier Müller

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