Audemars Piguet - ROYAL OAK CONCEPT LAPTIMER MICHAEL SCHUMACHER 44MM
Luc Virginius / Chronopassion
Audemars Piguet - ROYAL OAK CONCEPT LAPTIMER MICHAEL SCHUMACHER 44MM

ROYAL OAK CONCEPT LAPTIMER MICHAEL SCHUMACHER 44MM

Audemars Piguet

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L'avis de laurent

Edition limitée à 221 pièces

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Le chronographe Laptimer et flyback

Circonstances et événements nous amènent régulièrement à devoir mesurer le temps séparant deux actes. Le chronographe est de ce fait un instrument indispensable.
L’invention de la montre à chronographe moderne est l’oeuvre d’un horloger de la vallée de Joux, Adolphe Nicole, qui a déposé le premier brevet de cette complication en 1844.
Depuis 1875, Audemars Piguet a créée des chronographes exceptionnels, dotés de rattrapante, de foudroyante, de seconde morte et de flyback. Le
nouveau calibre 2923 s’inscrit parfaitement dans cette philosophie plus que centenaire et se singularise par un mécanisme de chronographe exclusif, issu des développements les plus récents de la Manufacture du Brassus en termes de fiabilité et de précision.
Ce mécanisme de chronographe présente un nouveau principe d’embrayage à roue basculante extrêmement performant. Il permet un double réglage des engrenages, gage de précision accrue. Cette innovation exclusive à Audemars Piguet évite en outre un saut d’aiguille du chronographe lors de la fonction de départ.
Associées au chronographe, deux fonctions particulièrement pratiques ont été intégrés dans ce nouveau calibre 2923 : le Laptimer (ou « temps au tour ») et le flyback (appelé aussi « retour en vol »).
 
Fonction Laptimer
 
La fonction Laptimer est particulièrement appréciée en course automobile.
Elle est indiquée pour le chronométrage d’un évènement répétitif, tel que la mesure de temps aux tours successifs effectués par un pilote sur un circuit.
Le Laptimer, permet d’arrêter le chronométrage en cours (trotteuse n°1) et d’en relancer un, instantanément (trotteuse n°2), en pressant et en relâchant
immédiatement le poussoir Laptimer.
 
Intérêt de la fonction Laptimer
 
La fonction Laptimer permet de chronométrer des tours à discrétion, ce qui n’est pas possible avec un chronographe traditionnel.
En effet, l’arrêt d’une première trotteuse et simultanément la remise à zéro de la deuxième (pour démarrer un nouveau chronométrage) travaillent en alternance à chaque pression du poussoir.
Cela permet ainsi de réaliser plusieurs mesures successives de temps et de comparer leurs écarts.
 
Fonction flyback
 
Le chronographe avec fonction flyback a une particularité par rapport à un chronographe traditionnel.Le flyback permet de faire une remise à zéro du
chronométrage en cours et d’en relancer un, instantanément, en pressant et en relâchant immédiatement le poussoir de remise à zéro.
Dispositif ingénieux adjoint aux chronographes d’aviation dans les années 30, le dispositif du « flyback » est un atout de taille.
Grâce à lui, l’aviateur qui se sert de son garde-temps afin de juger de l’approche d’un point, peut désormais éviter tout écart dans la mesure du temps.
En effet, pour redémarrer son chronographe, il n’actionne désormais qu’un seul des poussoirs. L’aiguille revient instantanément à zéro et reprend sa course sans être préalablement stoppée. L’aviateur simplifie et affine ainsi considérablement la comptabilisation du temps.
 

Spécifications techniques

BOÎTE
Boîte en carbone forgé, glace saphir bombé anti-reflets, fond en titane avec glace saphir anti-reflets, lunette en titane, couronne vissée en céramique noire et or rose 18 carats, poussoirs en céramique noire et or rose 18 carats, poussoir Laptimer en céramique noire avec monogramme MS, protège-poussoirs en titane. Étanche jusqu'à 50 mètres. 44 mm
LARGEUR DE LA BOÎTE
44.00 mm
ÉTANCHÉITÉ
50 m
CADRAN
Cadran squelette noir, compteur 30 minutes à 3 heures, aiguilles Royal Oak en or gris avec revêtement luminescent, réhaut noir.
BRACELET
Bracelet en caoutchouc noir avec boucle déployante AP en titane.
DONNÉES TECHNIQUES DU MOUVEMENT
Epaisseur totale : 12,70 mm
Diamètre total : 34,60 mm
Fréquence du balancier : 4 Hz
(28’800 alternances/heure)
Nombre de pierres : 34
Réserve de marche minimum : 80 heures
Remontage manuel
Balancier à masselottes à inertie variable
Spiral Breguet
Porte-piton mobile
Nombre de composants : 413
SPÉCIFICITÉS
Premier mouvement chronographe
Flyback et Laptimer mécanique
Mécanisme de chronographe avec 3 roues à colonnes
Double mécanisme d’indexation angulaire
Compteur 30 minutes
Compteur de seconde Flyback
Embrayage à roue basculante
Finitions manuelles contemporaines des composants
 

Who's who

Audemars Piguet, c’est avant tout une histoire de famille. Au fil des siècles, la direction de l’entreprise a toujours compté en son sein au moins un membre de l’illustre famille des fondateurs Jules-Louis Audemars et Edward-Auguste Piguet. Malgré les crises, notamment la grande dépression de 1929 qui frappa durement l’industrie du luxe, la Manufacture n’a jamais cessé son activité. C’est durant une crise d’une toute autre nature, celle qui vit naître le quartz, qu’Audemars Piguet a pourtant créé l’une de ses pièces majeures. Et c’est aussi une histoire de famille qui a menée Laurent Picciotto à rentrer dans l’histoire « AP »... « J’avais tout juste 12 ans lorsque mon père m’a emmené voir le premier exemplaire de cette montre incroyable, à peine arrivée place Vendôme. Je le vois fasciné par l’objet, happé par le design incroyable imaginé par Gérald Genta. Je reste à ma place, sans bouger, mais je comprends qu’une nouvelle dimension horlogère venait d’être découverte ». Cette pièce, c’est la Royal Oak. Cette nouvelle dimension horlogère, c’est celle de la montre de sport de luxe.
 
Nous sommes en 1972, et Laurent Picciotto revoit l’objet de ses yeux d’enfants émerveillés : « une forme de boîte qui n’avait jamais été vue, un bracelet intégré, un luxe sportif d’un genre nouveau. Son souvenir m’a poursuivi pendant longtemps ». Il est vrai que la Manufacture était entrée dans l’histoire horlogère plutôt par la porte des complications que par le design acéré de ses créations. Les premières montres compliquées ont été livrées en Allemagne dès 1895 ! La route de la haute horlogerie était toute tracée. En 1915, Audemars Piguet présente donc la série Grande Complication, qui ne contient pas moins de 400 pièces. Nous sommes à l’époque des montres de gousset et le nombre de lignes de ce type de calibre autorise toutes les folies horlogères. Ainsi, en 1920, la marque livre sa montre de gousset la plus sophistiquée du monde, comportant un total jamais atteint de15 complications ! Le destin de l’horloger du Brassus fut passablement modifié avec l’apparition de la montre bracelet, largement répandue dès l’entre-deux Guerres. La course aux complications céda alors (temporairement) le pas à celle de la miniaturisation. Ainsi, en 1946, Audemars Piguet présente le calibre mécanique le plus petit du monde (1,64mm), puis 20 ans plus tard le mouvement automatique le plus plat du monde (2,45mm) avec rotor en or central.
 
L’arrivée de Gérald Genta et du design si atypique de la Royal Oak a donc bousculé les codes de la marque, jusqu’à présent plutôt absente du segment sportif et habituée à un design plus classique. « La montre a, encore aujourd’hui, une forte charge émotionnelle », souligne Laurent Picciotto. « Lorsque j’ai rencontré Gérald Genta et que j’ai, un matin de 1992, mis ma première Royal Oak en vitrine, ce fut un moment chargé d’histoire. Je me suis dit qu’il n’y avait pas de hasard et que je portais l’héritage de mon père. Pourtant, ce n’était que le début de l’aventure ». En effet, à cette époque, la marque ne s’est pas encore imposée comme l’incontournable de la haute horlogerie qu’elle est aujourd’hui. Le luxe horloger est davantage une passion d’amateurs avertis qu’un courant commercial structuré. Audemars Piguet n’e possédait en propre qu’un seul point de vente au monde, à Genève.
 
Et comme la marque est avant tout une histoire de famille, c’est tout naturellement à Laurent Picciotto qu’elle accorde sa confiance pour ouvrir sa deuxième boutique, rue Saint Honoré, à Paris. « Nous étions en 1997, il fallait tout inventer. La Royal Oak commençait enfin à trouver sa place de pièce iconique dans l’horlogerie ; l’avenir était devant nous », se souvient Laurent Picciotto. Cette route, ils l’ont partagée pendant 10 ans à titre exclusif avant de se poursuivre encore aujourd’hui comme agent officiel. « Nous avons écrit une page commune de l’histoire de la Manufacture, avons créé des séries limitées, etc. Encore aujourd’hui, l’émotion est intacte ! ». 
 
Journaliste : Olivier Müller
 
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