Audemars Piguet - ROYAL OAK CONCEPT SUPERSONNERIE
Luc Virginius / Chronopassion
Audemars Piguet - ROYAL OAK CONCEPT SUPERSONNERIE

ROYAL OAK CONCEPT SUPERSONNERIE

Audemars Piguet | 536'000 € TTC

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L'avis de laurent

Indiscutablement : Le meilleur son

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DONNER LE TON : LES SONS DE LA VALLÉE DE JOUX

Audemars Piguet a toujours cherché à développer de nouvelles technologies pour concevoir des concepts horlogers innovants. Depuis sa fondation par Jules Louis Audemars et Edward Auguste Piguet dans la vallée de Joux en 1875, Audemars Piguet a acquis une connaissance parfaite de celle que l’on surnomme la « reine des complications classiques ». Les horlogers de la Manufacture savent que les montres à sonnerie sont prisées pour leurs prouesses technologiques et l’excellence de leur facture, mais aussi pour leur qualité sonore.
Après avoir révélé en 2015 la montre-concept à sonnerie Royal Oak Concept RD#1, qui redéfinit les standards des montres à sonnerie, Audemars Piguet a dévoilé en 2016 une nouvelle montre-bracelet à répétition minutes : la Royal Oak Concept Supersonnerie, une montre aux performances acoustiques sans précédent qui se démarque par son incroyable clarté et sa puissance sonores.
La Royal Oak Concept Supersonnerie est le fruit de 140 ans d’innovation et de dix années de recherche acoustique. Désireuse de renouer avec la qualité sonore des répétitions-minutes conservées dans les archives de la marque, Audemars Piguet a initié en 2006 un programme de recherche acoustique en collaboration avec l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). Un groupe d’étude dédié, composé d’horlogers, de techniciens, d’universitaires et de musiciens, a exploré sans relâche les caractéristiques de la répétition minutes afin d’en libérer le potentiel. Ensemble, ils ont mis au point une liste de critères de performances dans le but d’aider les
horlogers à atteindre un son quasi-parfait et une puissance sonore inédite.
 
Dans une démarche audacieuse, ils ont entièrement revisité la technologie traditionnelle : sur une répétition minutes classique, les timbres en acier sont fixés sur la platine et la sonnerie est diffusée à travers le mouvement de la montre ; les marteaux viennent frapper les timbres soigneusement limés et les vibrations ainsi générées sont transmises à la platine à travers les vis et autres composants, qui absorbent le son, de même que les principes d’étanchéité modernes, qui exigent de rendre les boîtes parfaitement hermétiques. Le mouvement de la Royal Oak Concept Supersonnerie est abrité dans une boîte d’une qualité rare, à laquelle s’ajoute une table d’harmonie, exactement
comme sur une guitare ou un autre instrument à cordes. Les timbres transmettent les vibrations directement à la table d’harmonie et non à la platine. Ce nouveau système améliore considérablement la performance acoustique.
Il en résulte une montre-bracelet à répétition minutes à l’harmonie pure, à la puissance inégalée, au son plus clair et plus propre, libéré.
 
DANS LA ROYAL OAK CONCEPT SUPERSONNERIE
• Les timbres fonctionnent à la manière des cordes d’une guitare
• Les marteaux sont les doigts du guitariste
• Le plot du timbre est le chevalet de la guitare
• La table d’harmonie interne placée sous le mouvement est le corps de la guitare
• Le son est amplifié, la tonalité améliorée
 
 
UNE MAÎTRISE ABSOLUE POUR UN SON CLAIR ET PUISSANT
La création de la Royal Oak Concept Supersonnerie a exigé d’autres innovations technologiques. Un nouveau régulateur de sonnerie, dispositif donnant le rythme de la sonnerie, a notamment été développé dans le but de supprimer son bourdonnement caractéristique. Cette pièce d’exception est dotée d’un système à ancre flexible, qui absorbe ce bourdonnement le rendant quasi imperceptible. Les fréquences non-souhaitées sont éliminées et le son, libéré, s’élève pur et propre.
 
PARFAIRE ET PROTÉGER : LES DÉTAILS INVISIBLES
Il aura fallu à peine un an pour que les demandes de brevet déposées pour la Royal Oak Concept RD#1 portent leurs fruits. La montre-bracelet Royal Oak Concept Supersonnerie transforme le prototype en produit et la technologie en réalité. La montre est dotée d’un nouveau mécanisme qui réduit le délai d’attente entre les sonneries des heures et des minutes, ainsi que d’un dispositif de protection.
Le premier raccourcit de 50% le long silence qui traditionnellement sépare la séquence des heures de celle des minutes en l’absence de sonnerie des quarts d’heure.
Ce progrès considérable est doublé par une autre avancée : une fonction de sécurité qui empêche l’utilisateur de modifier l’heure pendant que le mécanisme de sonnerie est actif afin de le protéger.
 
PASSÉ, PRÉSENT ET FUTUR : UNE MONTRE D’EXCEPTION
Le concept, la création et la réalisation de la Royal Oak Concept Supersonnerie inaugurent une nouvelle ère dans l’histoire de la marque. Le cadran squelette et la boîte en titane ne se contentent pas de révéler la technologie avant-gardiste qui anime la montre, ils en révèlent l’esthétique inégalée.
Depuis la fondation de la Manufacture, en 1875, des générations d’horlogers se sont succédées pour perfectionner les mécanismes complexes développés par les premiers ingénieurs du Brassus et ainsi mettre au point des technologies pionnières tout au long du vingtième siècle. En un an à peine, le laboratoire de recherche acoustique a déposé trois nouveaux brevets pour donner naissance à une seule montre : une nouvelle répétition minutes au design audacieux et à la qualité acoustique inégalée. La Royal Oak Concept Supersonnerie s’appuie sur la rareté et la qualité du savoir-faire horloger traditionnel, tout en ouvrant de nouveaux horizons créatifs.
 

Spécifications techniques

Calibre 2937
Calibre Manufacture 2937 à remontage manuel. Diamètre total : 29,90 mm (13 ¼ lignes). Épaisseur totale :
8,28 mm. Nombre de pierres : 43. Nombre de composants : 478. Réserve de marche minimum garantie : 42 h.
Fréquence du balancier : 3 Hz (= 21’600 alternances/heure)
 
FONCTIONS
Répétition minutes sur deux timbres. Tourbillon. Chronographe avec trotteuse au centre. Compteur de 30 minutes.
Heures. Minutes
Boîte en titane, glace saphir avec traitement anti-reflets, lunette en titane, couronne vissée en céramique noire,
poussoirs en titane et céramique noire, protège-poussoirs en titane, étanche à 20 m.
CADRAN : Cadran noir, ajouré, satiné, compteurs noirs, aiguilles en or gris avec dépôt luminescent, réhaut noir.
BRACELET :Bracelet en caoutchouc noir avec boucle déployante AP en titane.
 

Who's who

Audemars Piguet, c’est avant tout une histoire de famille. Au fil des siècles, la direction de l’entreprise a toujours compté en son sein au moins un membre de l’illustre famille des fondateurs Jules-Louis Audemars et Edward-Auguste Piguet. Malgré les crises, notamment la grande dépression de 1929 qui frappa durement l’industrie du luxe, la Manufacture n’a jamais cessé son activité. C’est durant une crise d’une toute autre nature, celle qui vit naître le quartz, qu’Audemars Piguet a pourtant créé l’une de ses pièces majeures. Et c’est aussi une histoire de famille qui a menée Laurent Picciotto à rentrer dans l’histoire « AP »... « J’avais tout juste 12 ans lorsque mon père m’a emmené voir le premier exemplaire de cette montre incroyable, à peine arrivée place Vendôme. Je le vois fasciné par l’objet, happé par le design incroyable imaginé par Gérald Genta. Je reste à ma place, sans bouger, mais je comprends qu’une nouvelle dimension horlogère venait d’être découverte ». Cette pièce, c’est la Royal Oak. Cette nouvelle dimension horlogère, c’est celle de la montre de sport de luxe.
 
Nous sommes en 1972, et Laurent Picciotto revoit l’objet de ses yeux d’enfants émerveillés : « une forme de boîte qui n’avait jamais été vue, un bracelet intégré, un luxe sportif d’un genre nouveau. Son souvenir m’a poursuivi pendant longtemps ». Il est vrai que la Manufacture était entrée dans l’histoire horlogère plutôt par la porte des complications que par le design acéré de ses créations. Les premières montres compliquées ont été livrées en Allemagne dès 1895 ! La route de la haute horlogerie était toute tracée. En 1915, Audemars Piguet présente donc la série Grande Complication, qui ne contient pas moins de 400 pièces. Nous sommes à l’époque des montres de gousset et le nombre de lignes de ce type de calibre autorise toutes les folies horlogères. Ainsi, en 1920, la marque livre sa montre de gousset la plus sophistiquée du monde, comportant un total jamais atteint de15 complications ! Le destin de l’horloger du Brassus fut passablement modifié avec l’apparition de la montre bracelet, largement répandue dès l’entre-deux Guerres. La course aux complications céda alors (temporairement) le pas à celle de la miniaturisation. Ainsi, en 1946, Audemars Piguet présente le calibre mécanique le plus petit du monde (1,64mm), puis 20 ans plus tard le mouvement automatique le plus plat du monde (2,45mm) avec rotor en or central.
 
L’arrivée de Gérald Genta et du design si atypique de la Royal Oak a donc bousculé les codes de la marque, jusqu’à présent plutôt absente du segment sportif et habituée à un design plus classique. « La montre a, encore aujourd’hui, une forte charge émotionnelle », souligne Laurent Picciotto. « Lorsque j’ai rencontré Gérald Genta et que j’ai, un matin de 1992, mis ma première Royal Oak en vitrine, ce fut un moment chargé d’histoire. Je me suis dit qu’il n’y avait pas de hasard et que je portais l’héritage de mon père. Pourtant, ce n’était que le début de l’aventure ». En effet, à cette époque, la marque ne s’est pas encore imposée comme l’incontournable de la haute horlogerie qu’elle est aujourd’hui. Le luxe horloger est davantage une passion d’amateurs avertis qu’un courant commercial structuré. Audemars Piguet n’e possédait en propre qu’un seul point de vente au monde, à Genève.
 
Et comme la marque est avant tout une histoire de famille, c’est tout naturellement à Laurent Picciotto qu’elle accorde sa confiance pour ouvrir sa deuxième boutique, rue Saint Honoré, à Paris. « Nous étions en 1997, il fallait tout inventer. La Royal Oak commençait enfin à trouver sa place de pièce iconique dans l’horlogerie ; l’avenir était devant nous », se souvient Laurent Picciotto. Cette route, ils l’ont partagée pendant 10 ans à titre exclusif avant de se poursuivre encore aujourd’hui comme agent officiel. « Nous avons écrit une page commune de l’histoire de la Manufacture, avons créé des séries limitées, etc. Encore aujourd’hui, l’émotion est intacte ! ». 
 
Journaliste : Olivier Müller
 
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