giuliano mazzuoli - Manometro
Luc Virginius / Chronopassion
giuliano mazzuoli - Manometro

Manometro

giuliano mazzuoli
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2'600 €

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L'avis de laurent

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Manometro

Mazzuoli est avant tout un créateur. Un designer italien, né en 1947, qui aime les beaux objets et les belles voitures. Il vit et travaille sur les hauteurs de Florence dʼoù il est originaire. Directeur de son entreprise dʼimprimerie familiale, Mazzuoli sʼadonne au dessin et crée des modèles de stylo très appréciés.
Véritable créateur, il nʼa cependant pas de formation horlogère et bien quʼinévitablement attiré par les montres, il ne connaît pas grand chose à leurs mécanismes. Sa démarche est conditionnée par son goût pour le design et lʼesthétique. Chez son médecin, il remarque un manomètre. Lui vient alors lʼidée de réaliser une montre avec la forme de lʼinstrument de mesure de la pression en lui conservant ses caractéristiques: une lecture immédiate, précise et surtout la sobriété. “Jʼai été réellement inspiré par sa simplicité. Pourtant, il nʼy a rien de plus difficile que de dessiner la simplicité”, explique-t-il. Dans ses mains, la montre est pensée non pas comme une somme de technicités complexes qui fascineraient les amoureux de la mécanique mais comme un objet élégant, simple et pratique. Il lui donne une ergonomie singulière et bien reconnaissable, une identité radicale dont la candeur et la fraîcheur ont su convaincre tout le monde, du professionnel
à lʼamateur en tout genre. Et parce quʼil ne vient pas sʼimposer brusquement dans le paysage de la haute horlogerie, loin de lui cette prétention, mais quʼil offre un objet stylisé et créatif, il séduit une clientèle assez large. “Cʼest un design très sympa, lʼoeuvre horlogère de quelquʼun qui nʼa rien dʼun horloger, un regard simple et épuré porté sur une pièce qui sort de lʼordinaire. En somme, pour nous,
cʼest une curiosité, au sens premier du mot : quelque chose qui renferme beaucoup de soin”, confie Laurent Picciotto.
 

Spécifications techniques

BOÎTIER
  • acier satiné ou poli, 45,2 mm de diamètre,
  • 14,8 mm dʼépaisseur.
  • Pourles gauchers, couronne à deux heures,
  • pour les droitiers couronne à 10 heures.
  • Verre saphir antireflet.
CADRAN
  • noir,
  • blanc,
  • bleu foncé
  • ou ivoire,
  • chiffres arabes noirs, le 12 en rouge.
MOUVEMENT
  • ETA 2824/2 (fabrication Suisse) automatique.
BRACELET
  • veau cousu main, piqûre sellier.

Who's who

Rien ne prédestinait Guiliano Mazzuoli à faire des montres. D’ailleurs, rien n’engageait non plus Laurent Picciotto à les prendre, encore moins à s’en faire le revendeur officiel. Dans l’univers parallèle de l’horlogerie, cela signifie qu’ils étaient faits pour se rencontrer. Ainsi vont les coups de cœur : déraisonnables, imprévisibles, mais inévitables. L’étincelle s’est produite en 2004. Guiliano Mazzuoli avait dessiné et conçu les premiers prototypes de la Manometro, une pièce de 45 mm dont l’épaisseur frôle les 15 mm. Du manomètre dont elle s’inspire, elle conserve la lettre comme l’esprit : une lecture HMS (Heure Minute Seconde) ultra lisible, un fond crème, un boitier acier et une couronne à 2h...ou à 10h, selon les modèles droitiers ou gauchers.
 
« C’est peut-être un détail, mais c’est l’un des éléments qui m’ont séduits », souligne Laurent Picciotto. In fine, a l’instar de ce détail, tout dans une Guiliano Mazzuoli est pensé, conçu, pour laisser croire à son propriétaire à une évidente simplicité, alors que chaque détail est le fruit d’un travail de design des plus minutieux. Le design, c’est probablement ce qui a permis à Guiliano Mazzuoli de s’évader de l’imprimerie paternelle. Affaire florissante accrochée aux flancs de sa Toscane natale, elle représente néanmoins pour le jeune Guiliano un poids quotidien qu’il se doit d’assumer pour nourrir sa famille. « En fait, je détestais les études, mon père m’avait placé dans une mercerie qui appartenait à un de ses amis en lui recommandant de me mener une vie aussi dure que possible», se souvient Guiliano Mazzuoli.
 
« Je ne savais toujours pas ce que je voulais faire plus tard, mais la mort soudaine de mon père ne m’a pas laissée d’autres perspectives que de reprendre l’imprimerie, malgré mes réticences ». Pourtant, c’est dans cet univers que le trait de crayon de Guiliano Mazzuoli va s’affirmer. Typographies, reliures, création d’agendas, sont autant de supports qu’il commence à personnaliser. Ses deux fils s’engagent à ses côtés et lui permettent de prendre du recul. Il dessine deux lignes de stylos. Un jour, lors d’une prise de tension chez son médecin, l’homme est interpelé par le design de son vieux manomètre. « Jai été réellement inspiré par sa simplicité. Pourtant, il n’y a rien de plus difficile que de dessiner la simplicité », souligne-t-il aujourd’hui. Guiliano Mazzuoli s’attache à transformer l’âme simple et fonctionnelle de ce manomètre en une montre, sur base ETA. La Manometro est née. Laurent Picciotto est parmi les premiers à la découvrir. La pièce retient son attention.
 
« C’est un design très sympa, l’œuvre horlogère de quelqu’un qui n’a rien d’un horloger, un regard simple et épuré porté sur une pièce qui sort de l’ordinaire. En somme, pour nous, c’est une curiosité, au sens premier du mot : quelque chose qui renferme beaucoup de soin ». Une seconde pièce, la Contagiri, verra le jour quelques années plus tard. Le dessin est de Guiliano Mazzuoli, le mouvement est signé Giulio Papi. La pièce devient véritablement horlogère, gagne en maturité. Et renforce par contraste la singularité de la Manometro, qui représente encore aujourd’hui la création la plus originale d’un homme qui ne l’est pas moins. 
 
Journaliste : Olivier Müller
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