giuliano mazzuoli - Manometro Carrara
Luc Virginius / Chronopassion
giuliano mazzuoli - Manometro Carrara

Manometro Carrara

giuliano mazzuoli
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3'600 €

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L'avis de laurent

La première montre en marbre

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Manometro Carrara

La première montre en marbre
 
Berceau de la Renaissance et la maison à certains des plus grands maîtres des arts le monde ait jamais connues, Florence est une vitrine de la magnificence. Giuliano Mazzuoli est fier de ses racines florentines, et quand on lui demande ce que fait le lieu merveilleux, il vient de lui inspirer pour créer, cette fois, la réponse vient d'un morceau de marbre extrait des grottes des Alpes Apuanes à Carrara situé à seulement 100 km de Florence. Il est où Michel-Ange a personnellement pour sélectionner le marbre pour faire sa sculpture magnifique de David qui se dresse fièrement à la Galleria dell'Accademia de Florence, et il est où les Romains extrait le marbre pour construire certains des bâtiments les plus impressionnants de l'ancienne Rome, y compris le Panthéon. Marbre de Carrare est universellement reconnu comme le plus prestigieux marbre dans le monde, et il est généralement caractérisé par sa couleur blanc et gris foncé veines de différentes tonalités. Chaque lot de marbre est différent et chaque pierre a ses propres caractéristiques rendant chaque pièce de Carrare de Giuliano Mazzuoli montre unique. Dans la fabrication de la montre, l'horlogerie suisse est combiné avec de l'artisanat traditionnel italien et la conception faisant un garde-temps exclusif. Le cas de marbre, faite manuellement en Italie par les travailleurs de marbre de maître, abrite une haute performance mouvement automatique suisse. Un anneau de métal est inséré dans la chambre intérieure et lorsqu'il est lié à la bille elle renforce la structure le rend moins sensible à la casse. Contrairement à d'autres montres Mazzuoli , la couronne dans cette montre est positionné à 3 heures donnant à la montre plus d'une sensation classique et traditionnel. La grande couronne de dimension est décoré avec un caoutchouc blanc "o" anneau qui rend encore plus facile à la saisir. Le cadran est en céramique gun metal, bleu ou blanc. Les indices de minutes  rectangulaires sont élevés donnant un aspect en trois dimensions de la molette. Comme il est typique dans tous Giuliano Mazzuoli montres, la sangle est insérée directement dans la boite et elle est faite en Toscane en cuir en peau de veau. Une boucle déployante en acier qui tient confortablement et fermement la montre au poignet.

Spécifications techniques

Caractéristiques techniques:
 
Boîtier: 44,5 mm de diamètre; 13,5 mm de hauteur
 
Boîtier cylindrique fabriqué en Italie de fin marbre de Carrare
 
Mouvement: Trois aiguilles, 
Swiss Made; remontage automatique mouvement automatique; ETA 2824/2 mouvement avec système anti-choc Incabloc; 25 rubis,  28'800 alternances par heure,
réserve de marche :  40 heures
 
Cadran: Céramique en gun metal, bleu ou blanc
index métalliques minute  rectangulaires
 
Couronne: positionné à 3 heures
avec anneau blanc "o"
 
verre saphir convexe; antireflet
 
Bracelet en cuir de peau de veau en Toscane
 
boucle déployante en acier avec logo
 
Résistance à l'eau: 5 atmosphères (50 mètres)

Who's who

Rien ne prédestinait Guiliano Mazzuoli à faire des montres. D’ailleurs, rien n’engageait non plus Laurent Picciotto à les prendre, encore moins à s’en faire le revendeur officiel. Dans l’univers parallèle de l’horlogerie, cela signifie qu’ils étaient faits pour se rencontrer. Ainsi vont les coups de cœur : déraisonnables, imprévisibles, mais inévitables. L’étincelle s’est produite en 2004. Guiliano Mazzuoli avait dessiné et conçu les premiers prototypes de la Manometro, une pièce de 45 mm dont l’épaisseur frôle les 15 mm. Du manomètre dont elle s’inspire, elle conserve la lettre comme l’esprit : une lecture HMS (Heure Minute Seconde) ultra lisible, un fond crème, un boitier acier et une couronne à 2h...ou à 10h, selon les modèles droitiers ou gauchers.
 
« C’est peut-être un détail, mais c’est l’un des éléments qui m’ont séduits », souligne Laurent Picciotto. In fine, a l’instar de ce détail, tout dans une Guiliano Mazzuoli est pensé, conçu, pour laisser croire à son propriétaire à une évidente simplicité, alors que chaque détail est le fruit d’un travail de design des plus minutieux. Le design, c’est probablement ce qui a permis à Guiliano Mazzuoli de s’évader de l’imprimerie paternelle. Affaire florissante accrochée aux flancs de sa Toscane natale, elle représente néanmoins pour le jeune Guiliano un poids quotidien qu’il se doit d’assumer pour nourrir sa famille. « En fait, je détestais les études, mon père m’avait placé dans une mercerie qui appartenait à un de ses amis en lui recommandant de me mener une vie aussi dure que possible», se souvient Guiliano Mazzuoli.
 
« Je ne savais toujours pas ce que je voulais faire plus tard, mais la mort soudaine de mon père ne m’a pas laissée d’autres perspectives que de reprendre l’imprimerie, malgré mes réticences ». Pourtant, c’est dans cet univers que le trait de crayon de Guiliano Mazzuoli va s’affirmer. Typographies, reliures, création d’agendas, sont autant de supports qu’il commence à personnaliser. Ses deux fils s’engagent à ses côtés et lui permettent de prendre du recul. Il dessine deux lignes de stylos. Un jour, lors d’une prise de tension chez son médecin, l’homme est interpelé par le design de son vieux manomètre. « Jai été réellement inspiré par sa simplicité. Pourtant, il n’y a rien de plus difficile que de dessiner la simplicité », souligne-t-il aujourd’hui. Guiliano Mazzuoli s’attache à transformer l’âme simple et fonctionnelle de ce manomètre en une montre, sur base ETA. La Manometro est née. Laurent Picciotto est parmi les premiers à la découvrir. La pièce retient son attention.
 
« C’est un design très sympa, l’œuvre horlogère de quelqu’un qui n’a rien d’un horloger, un regard simple et épuré porté sur une pièce qui sort de l’ordinaire. En somme, pour nous, c’est une curiosité, au sens premier du mot : quelque chose qui renferme beaucoup de soin ». Une seconde pièce, la Contagiri, verra le jour quelques années plus tard. Le dessin est de Guiliano Mazzuoli, le mouvement est signé Giulio Papi. La pièce devient véritablement horlogère, gagne en maturité. Et renforce par contraste la singularité de la Manometro, qui représente encore aujourd’hui la création la plus originale d’un homme qui ne l’est pas moins. 
 
Journaliste : Olivier Müller
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