greubel forsey - GMT
Luc Virginius / Chronopassion
greubel forsey - GMT

GMT

greubel forsey
Voir le prix
525'000 €

Disponible Contactez nous
L'avis de laurent

Probablement dans le top 5 des pièces vues tout au long de ma carrière

Voir les autres vues Luc Virginius / Chronopassion

GMT : du tourbillon à l’heure universelle

Greubel Forsey présente le garde-temps GMT C’est une première, à plus d’un titre, aussi bien pour Greubel Forsey que pour l’histoire des montres GMT. Après avoir exploré tout au long des années 2000 le monde du tourbillon, développé, inventé et multiplié les innovations à son enseigne, Robert Greubel et Stephen Forsey l’associent à une deuxième complication, qu’ils interprètent évidemment à leur manière.

Les Inventeurs horlogers ont porté leur choix sur une complication pratique et fort prisée, focalisant leur effort créatif sur un mécanisme GMT. C’est ainsi qu’on a coutume de désigner dans l’horlogerie l’indication d’un second fuseau horaire, par allusion à l’historique Greenwich Mean Time, l’heure du méridien de référence. Fidèles à leur philosophie et à leur démarche habituelle, fort exigeante, ils ne se sont pas contentés de l’affichage conventionnel d’un fuseau, par heure sautante dans un guichet ou par aiguille. Ils en proposent aussi, en prime et en première, une expression tridimensionnelle sous la forme d’un globe terrestre qui fait une rotation complète en 24 heures, dans le sens contraire des aiguilles de la montre, soit le sens naturel de la rotation terrestre.

Cette petite merveille à la fois technique et poétique offre une perception nouvelle des fuseaux horaires en temps réel. Par une vision polaire de la terre, ils sont tous saisis d’un seul regard. Il est 12 h en Angleterre, c’est le début de l’après-midi à Rome ou à Genève, le soleil va se lever sur la côte Est des Etats-Unis, tandis que l’Extrême-Orient est plongé dans l’obscurité. Un coup d’œil suffit. S’il se prolonge, c’est par pur plaisir esthétique.

Pour davantage de détails visuels et l’observation de l’hémisphère austral, une fenêtre latérale ménagée dans le boîtier offre une vue équatoriale de la Terre en rotation. Seul l’Antarctique échappe à l’observateur, ce qui constitue en soi un exploit. Afin de garantir en effet une vision idéale du globe, son axe de rotation ne pouvait pas être fixé aux deux extrémités. D’où le choix d’un pivotement volant fondé sur un mécanisme logé uniquement au pôle sud. Pour assurer dans les meilleures conditions de précision et de fiabilité la rotation du globe, qui se trouve donc en porte à faux, il fallait un matériau léger et résistant.

C’est ainsi qu’il a été réalisé en titane, usiné dans les trois dimensions avec une extrême précision, pour offrir une représentation suffisamment expressive des continents à cette échelle. Les indications données par le globe n’ont pas d’ambitions astronomiques. Leur rôle est avant tout de soutenir, par le positionnement des continents, celles données par l’affichage GMT affichant douze heures, pour favoriser sa lisibilité, et placé à proximité immédiate. L’indication jour/nuit est proposée dans le même esprit, avec l’affichage périphérique de l’heure universelle terrestre. Le globe terrestre occupe la proéminence à 8 h, le Tourbillon 24 Secondes est placé à 5 h, dans une deuxième excroissance. Le boîtier en comporte une troisième à 1 h, complétant la dynamique de l’ensemble, avec une tension maîtrisée qui joue subtilement avec le cercle sans aller jusqu’à sa rupture.

Un des défis des Inventeurs Horlogers était de fournir des indications claires et utiles, sans surcharge et de simplifier aussi l’utilisation du garde-temps. C’est ainsi qu’on retrouve l’heure universelle des 24 fuseaux horaires sur le dos de la montre avec un véritable disque des heures du monde, qui propose 24 villes et l’affichage différencié par cartouches de l’heure d’hiver et de l’heure d’été, pour celles qui en ont une, et cela de manière particulièrement lisible. Naturellement, car on reconnaît là aussi sa signature, Greubel Forsey a poussé jusque dans les moindres détails le soin apporté à la décoration des composants. Les finitions faites à la main utilisent toute la palette des techniques traditionnelles, grenage, anglage, en passant par les nuances du polissage, du rodage, des traits tirés au poli bloqué noir. Une belle démonstration de savoir-faire mis au service de la bienfacture.

Spécifications techniques

Boitier
  • Or blanc
  • Épaisseur : 16,14 mm
  • Étanchéité : 30 m
  • Forme ronde asymétrique
Diamètre
  • 43,5 mm

Mouvement
  • Remontage manuel
  • Cage du tourbillon : 24 secondes
  • 87 composants
  • Poids de la cage : 0,36 gr.
  • 50 rubis
  • Double barillets coaxiaux - 21.600 a/h.
  • Calibre GF05.
Fonctions
  • Heures et minutes, petite seconde
  • Indicateur sectoriel de réserve de marche de 72 heures
  • Affichage GMT du 2ème fuseau horaire
  • Affichage heure universelle terrestre par rotation du globe
  • Affichage heure d'été
  • Affichage jour/nuit.
Cadran
  • Verre : glace saphir
  • Couleur : argenté
Bracelet
  • Alligator cousu main
  • Boucle déployante en or gris.

Who's who

« La première fois que j’ai rencontré Robert Greubel, il travaillait sur le planétaire de Richard Mille. Lorsque je l’ai vu à l’œuvre, j’ai compris qu’il volait à une altitude où il ne devait pas croiser beaucoup de monde ». Ce premier souvenir de Laurent Picciotto à propos du cofondateur de ce qui allait devenir « Greubel Forsey » en dit long sur la personnalité du maître horloger. Car, pour une fois, le terme n’est pas usurpé : Robert Greubel est véritablement celui qui maîtrise l’horlogerie, depuis sa conception jusqu’à l’exécution de chaque composant. Elevé en Alsace, Robert Greubel a commencé sa carrière dans l’entreprise familiale, Greubel Horlogerie.

Il s’installe ensuite en Suisse pour rejoindre IWC, où il participe au développement de leur Grande Complication. Trois ans plus tard, il rejoint le bureau d’études / concepteur indépendant Renaud & Papi (future propriété d’Audemars Piguet) en tant que prototypiste de complications. Il gravit rapidement les échelons pour devenir directeur puis partenaire. A tournant de siècle, tournant de carrière : en 1999, Robert Greubel commence à travailler de manière indépendante et rencontre son futur binôme, Stéphane Forsey.

Pour lui, Laurent Picciotto ressent la même admiration : « Stephen est homme d’une érudition et en même temps d’une gentillesse et d’une accessibilité qui n’ont pas d’égal dans la haute horlogerie », souligne-t-il. Le parcours de Stephen Forsey prend ses racines en Angleterre : il grandit à St Albans aux côtés d’un père passionné par la mécanique et l’ingénierie. De 1987 à 1992, il se spécialise dans la restauration de montres pour devenir directeur de Watch Restoration à Londres.

Il multiplie alors les allers-retours à Neuchâtel, pour suivre la formation horlogère WOSTEP... jusqu’à un jour de 2001 où il ne prit qu’un aller simple, s’installant définitivement en terres helvètes pour créer, avec Robert Greubel, Complitime : installée à la Chaux-de-Fonds, la société produit des mouvements à complications pour de grandes marques. Pour autant, en 2004, les deux associés quittent leurs fonctions et déposent officiellement leur propre marque, Greubel Forsey. « D’emblée, j’ai été assez ahuri par leur business model », se souvient Laurent Picciotto. « L’aspect commercial était la dernière de leurs préoccupations ; ils s’engageaient dans une entreprise d’une complexité hors norme pour aboutir à la production d’un nombre de pièces si minime...De la folie ! ».

Dès l’ouverture de BaselWorld de la même année, la marque frappe les esprits par sa technicité : sa toute première pièce n’est autre qu’un double tourbillon à 30°. L’ADN de la marque est déjà visible : un cœur de métier centré sur le tourbillon, ainsi qu’un degré de finition, entièrement à la main, qui relève des plus hauts standards de la haute horlogerie. Stephen Forsey précisera d’ailleurs plus tard qu’une pièce comme la Tourbillon 24 secondes requiert 350 heures de travail pour sa simple finition... Harry Winston repère rapidement le potentiel de la marque et lui confie dès 2006 la réalisation de son Opus 6.

Dès lors, Greubel Forsey continuera de repousser les limites de la haute horlogerie, dans une quête sans renouvelée pour la précision, en présentant notamment des pièces hors norme comme le Tourbillon 24 Secondes Incliné et le Quadruple Tourbillon à Différentiel. Une marque si atypique ne pouvait que se faire une place de choix dans les collections de Chronopassion : « 

Au fil du temps, Greubel Forsey a su imposer des pièces qui sont finalement apparues évidentes à tout le monde. Stephen et Robert sont véritablement dans une quête, ils sont possédés ! Leur fascination pour la mécanique est communicative, il y a un côté ‘recherche fondamentale’ dans leurs pièces. Au final, on n’est jamais certain de totalement comprendre une Greubel Forsey. C’est d’ailleurs tout ce qui en fait toute la magie... ».

Journaliste : Olivier Müller

Lire la suite