H Moser & Cie - MOSER PERPETUAL 1
Luc Virginius / Chronopassion
H Moser & Cie - MOSER PERPETUAL 1

MOSER PERPETUAL 1

H Moser & Cie

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MOSER PERPETUAL 1 Une montre mécanique avec calendrier perpétuel comme il n‘en a encore jamais existé à ce jour: la Moser Perpetual 1. Distinguée par le Grand Prix de Genève, le prix le plus renommé et le plus coté de l‘industrie horlogère suisse. Cette montre exceptionnelle de la nouvelle génération est équipée du double barillet Moser et, complètement remontée, garantit une réserve de marche d‘au minimum sept jours. Le calendrier perpétuel, réglé de façon purement mécanique en fonction de la longueur variable des mois et de l‘année bissextile, séduit par la clarté absolument unique de son affichage. Seuls le grand dateur facilement lisible sur le cadran et l‘affichage du mois avec une petite aiguille tournant depuis le centre du cadran trahissent au connaisseur quel véritable chef- d‘oeuvre d‘horlogerie il a sous les yeux. L‘affichage aussi appelé «Flash Calendar» est le gage d‘un changement – à la vitesse de l‘éclair – de la date et de la fin du mois au début du mois suivant, sans laisser apparaître dans le guichet dateur le moindre chiffre n‘ayant aucune validité. Ceci garantit en permanence une lisibilité limpide de la date sans irritations. S‘il s‘avère, un jour, nécessaire de régler la date, ceci peut s‘effectuer en avant et en arrière à l‘aide de la couronne de la montre. Ceci est même possible au moment où la montre commute précisément la date. Un mécanisme de sécurité unique garantit qu‘aucune des pièces filigranes ne puisse être endommagée lorsque la montre passe précisément au lendemain alors même que le propriétaire règle la date en arrière à l‘aide de la couronne. Le mécanisme «Double Pull Crown» facilite la découverte de la position médiane de la couronne pour le réglage de la date. Il empêche efficacement de dérégler par inadvertance les aiguilles dans la position extrême de la couronne. Le module d‘échappement interchangeable rapidement et aisément garantit une grande convivialité lors du service. Ce module a été utilisé pour la première fois chez Moser et est l‘une des raisons de la moins grande longueur du service chez l‘horloger. L’exécution de l’ancre et de la roue d’ancre en or massif trempé est également une exclusivité unique. Un boîtier rond à la forme tridimensionnelle, avec un diamètre de 40,8 mm et une hauteur de 11,05 mm, en métal précieux avec surfaces à forme libre latérales, le verre saphir discrètement galbé et le fond transparent en saphir donnent à la montre un aspect qui la rend impossible à confondre.

Spécifications techniques

Who's who

H. Moser & Cie est probablement la plus méconnue des grandes manufactures, l’une de ces perles cachées de la haute horlogerie qu’affectionne Laurent Picciotto. Qui sait que H. Moser & Cie, dès 1840, dominait le marché horloger au Japon, en Chine, en Perse, au Turkestan, en Russie ? Qui sait que la manufacture produisait pas moins de 70 calibres maisons ? Heinrich Moser était horloger, mais aussi et surtout visionnaire et entrepreneur. Comme tous les esprits libres et en avance sur son temps, il fut d’ailleurs en premier lieu rejeté par sa ville natale, Schaffhouse, alors que celle-ci allait paradoxalement devenir avec IWC un centre horloger de premier plan ! « Les Moser sont des montres qui ne se dévoilent pas d’emblée, contrairement à ce qu’elles peuvent laisser croire », souligne Laurent Picciotto. De même, la personnalité de Heinrich Moser ne se laissait pas appréhender facilement. Bien que fondamentalement attaché à Schaffhouse, c’est à Saint-Petersbourg qu’il exécute la première partie de sa carrière. Il n’y établit pas tout de suite une manufacture mais, comme c’était l’usage en ce temps, un « négoce de montres » de sa propre production ou de pièces venant d’autres constructeurs. Lorsqu’il décide de développer le segment de ses propres mouvements, ce n’est toujours pas à Schaffhouse mais au Locle qu’il s’établit. Et ce n’est pas au marché européen qu’il destine sa production, mais à Nijni Novgorod et à Irbit ! Ces deux villes sont en effet les principaux lieux de foire de l’époque, lui assurant un développement commercial rapide qui se traduit notamment par l’embauche de 50 collaborateurs. Toujours à contre-courant, alors que les horlogers suisses et français sont à l’époque les plus réputés, Heinrich Moser emploie des horlogers allemands, russes, italiens et suédois. En parallèle, l’entrepreneur, de retour dans sa ville natale, s’engage dans l’industrialisation de la région et bâtit notamment...des chemins de fer et barrages, toujours en activité en 2012 ! Au final, et toujours dans la trajectoire pour le moins atypique de la marque, alors que Heinrich Moser avait bâti, à son décès en 1874, un véritable empire qui offrait de magnifiques perspectives de croissance, sa famille décida de...tout revendre. La partie horlogère fut démantelée, mais Heinrich Moser avait toutefois imposé que le nom de marque « H. Moser & Cie » restât attaché à toute production horlogère qui serait faite sur les fondamentaux qu’il avait bâti. La marque traverse donc les décennies avec plus ou moins de succès, jusqu’en en 2002 quand le Dr Jürgen Lange fait réenregistrer le nom de la marque originale du fondateur au plan international. C’est l’heure de la renaissance de l’entreprise Moser Schaffhausen AG et la réintégration de la lignée des Moser. Aujourd’hui, Roger Nicholas Balsiger, arrière-petit-fils de Heinrich Moser en est président d’honneur. En automne 2005, à l’occasion du 200ème anniversaire de son fondateur Heinrich Moser, l’entreprise faisait sa réapparition sur la scène de l’horlogerie internationale. « Ce sont aujourd’hui des pièces rationnelles et subtiles », souligne Laurent Picciotto. « Nous avons laissé le temps à la marque pour trouver sa place. L’approche reste certes germanique, mais décalée, avec des tons classiques mais peu courants et des fonctions basiques qui dissimulent, côté fond, une véritable haute facture mécanique (grande date, affichage rétrograde, réserve de marche de 7 jours, etc.). Les pièces actuelles reposent sur un véritable cahier des charges dans une approche de puriste qui s’adresse à des personnalités fortes ».

Journaliste : Olivier Müller

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