H Moser & Cie - Moser , pièce unique rouge
Luc Virginius / Chronopassion
H Moser & Cie - Moser , pièce unique rouge

Moser , pièce unique rouge

H Moser & Cie

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Attention pièce unique

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Moser , pièce unique rouge

Le modèle classique de H. Moser & Cie. se pare de nouveaux cadrans et se décline dans de nouveaux matériaux, pour le plaisir des yeux. La collection, qui porte le nom de la première épouse de Heinrich Moser, comptera désormais 7 modèles, variations autour d’un thème : la finesse. 

 

Raffinement et élégance sont les maîtres-mots du modèle Mayu. Avec son boîtier de 38,8 mm de diamètre pour 9,3 mm d’épaisseur, cette montre est parfaitement équilibrée et offre une portabilité pouvant convenir aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Le dessin harmonieux de son cadran, offrant une alternance d’index bâtons appliques et décalques, lui confère une aura classique, impression renforcée par la grande seconde excentrée qui évoque les montres de gousset de l’époque, par le chiffre 12 surdimensionné et par les grandes aiguilles. 

 

Visible à travers le fond saphir qui équipe le boîtier, le mouvement à remontage manuel manufacturé HMC 321 fait battre le coeur de la belle Mayu. Doté d’un grand barillet, il offre une endurance remarquable, garantissant une durée de marche de minimum 72 heures. Au dos de la montre, un indicateur de réserve de marche est disposé sur le mouvement, ceci afin de s’assurer que le mouvement soit suffisamment remonté pour offrir la meilleure précision possible. La collection Mayu représente le mariage réussi entre une esthétique élégante et une technologie de pointe.

Spécifications techniques

Boîtier 
  • Or rose 18 carats en trois parties diamètre : 38,8 mm 
  • Hauteur : 9,30 mm Verre saphir galbé 
  • Fond saphir Couronne vissée ornée d’un “M” 
Cadran 
  • Rouge fumé spécial avec ponçage solaire, Index décalques et appliques 
  • Aiguilles en or rose 18 carats, Cadran avec aiguille des secondes à 6 heures 
Mouvement 
  • Calibre manufacture HMC 321 à remontage manuel, Diamètre : 32 mm ou 14 lignes, Hauteur : 4,80 mm Fréquence : 18'000 a/h 27 rubis 
  • Réserve de marche : minimum 72 heures 
  • Stop seconde 
  • Denture Moser pour la totalité des roues et pignons 
  • Echappement Moser interchangeable 
  • Spiral Straumann® original avec courbure terminale de Breguet stabilisée 
  • Ancre et roue d’ancre en or 
  • Finitions et décoration du mouvement et des composants à la main 
Fonctions 
  • Heures et minutes 
  • Aiguille des secondes excentrée
  • Indicateur de réserve de marche côté mouvement 
Bracelet
  • Kudu cousu main brun Boucle ardillon en or rose 18 carats avec logo Moser gravé

 

Who's who

H. Moser & Cie est probablement la plus méconnue des grandes manufactures, l’une de ces perles cachées de la haute horlogerie qu’affectionne Laurent Picciotto. Qui sait que H. Moser & Cie, dès 1840, dominait le marché horloger au Japon, en Chine, en Perse, au Turkestan, en Russie ? Qui sait que la manufacture produisait pas moins de 70 calibres maisons ?

Heinrich Moser était horloger, mais aussi et surtout visionnaire et entrepreneur. Comme tous les esprits libres et en avance sur son temps, il fut d’ailleurs en premier lieu rejeté par sa ville natale, Schaffhouse, alors que celle-ci allait paradoxalement devenir avec IWC un centre horloger de premier plan ! « Les Moser sont des montres qui ne se dévoilent pas d’emblée, contrairement à ce qu’elles peuvent laisser croire », souligne Laurent Picciotto.

De même, la personnalité de Heinrich Moser ne se laissait pas appréhender facilement. Bien que fondamentalement attaché à Schaffhouse, c’est à Saint-Petersbourg qu’il exécute la première partie de sa carrière. Il n’y établit pas tout de suite une manufacture mais, comme c’était l’usage en ce temps, un « négoce de montres » de sa propre production ou de pièces venant d’autres constructeurs. Lorsqu’il décide de développer le segment de ses propres mouvements, ce n’est toujours pas à Schaffhouse mais au Locle qu’il s’établit. Et ce n’est pas au marché européen qu’il destine sa production, mais à Nijni Novgorod et à Irbit !

Ces deux villes sont en effet les principaux lieux de foire de l’époque, lui assurant un développement commercial rapide qui se traduit notamment par l’embauche de 50 collaborateurs. Toujours à contre-courant, alors que les horlogers suisses et français sont à l’époque les plus réputés, Heinrich Moser emploie des horlogers allemands, russes, italiens et suédois. En parallèle, l’entrepreneur, de retour dans sa ville natale, s’engage dans l’industrialisation de la région et bâtit notamment...des chemins de fer et barrages, toujours en activité en 2012 !

Au final, et toujours dans la trajectoire pour le moins atypique de la marque, alors que Heinrich Moser avait bâti, à son décès en 1874, un véritable empire qui offrait de magnifiques perspectives de croissance, sa famille décida de...tout revendre. La partie horlogère fut démantelée, mais Heinrich Moser avait toutefois imposé que le nom de marque « H. Moser & Cie » restât attaché à toute production horlogère qui serait faite sur les fondamentaux qu’il avait bâti. La marque traverse donc les décennies avec plus ou moins de succès, jusqu’en en 2002 quand le Dr Jürgen Lange fait réenregistrer le nom de la marque originale du fondateur au plan international.

C’est l’heure de la renaissance de l’entreprise Moser Schaffhausen AG et la réintégration de la lignée des Moser. Aujourd’hui, Roger Nicholas Balsiger, arrière-petit-fils de Heinrich Moser en est président d’honneur. En automne 2005, à l’occasion du 200ème anniversaire de son fondateur Heinrich Moser, l’entreprise faisait sa réapparition sur la scène de l’horlogerie internationale. « Ce sont aujourd’hui des pièces rationnelles et subtiles », souligne Laurent Picciotto. « Nous avons laissé le temps à la marque pour trouver sa place.

L’approche reste certes germanique, mais décalée, avec des tons classiques mais peu courants et des fonctions basiques qui dissimulent, côté fond, une véritable haute facture mécanique (grande date, affichage rétrograde, réserve de marche de 7 jours, etc.). Les pièces actuelles reposent sur un véritable cahier des charges dans une approche de puriste qui s’adresse à des personnalités fortes ».

Journaliste : Olivier Müller

 
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