H Moser & Cie - Venturer Tourbillon Dual Time
Luc Virginius / Chronopassion
H Moser & Cie - Venturer Tourbillon Dual Time

Venturer Tourbillon Dual Time

H Moser & Cie | 84'000 € TTC

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Venturer Tourbillon Dual Time

La Venturer Tourbillon Dual Time, animée par le mouvement automatique HMC 802, est unique du fait de son indication des heures d’un second fuseau horaire qui peut être dissimulée lorsqu’elle ne sert pas, et du module de tourbillon une minute de Moser. La délicate finition du cadran met en valeur le module de tourbillon de Moser interchangeable que révèle un pont ajouré.

Avec un boîtier en or rouge assorti au cadran en or rouge fumé au décor rayons de soleil, cette Venturer Tourbillon Dual Time présente un bracelet en alligator brun et une boucle déployante en or rouge.
 
 
MODULE TOURBILLON MOSER
 
La sensation au coeur de la Tourbillon Dual Time de H. Moser réside dans le module de tourbillon Moser interchangeable. L'inspiration de H. Moser & Cie. a précisément été de concevoir cet ingénieux tourbillon une minute en tant que module pour faciliter l'entretien et accroître la précision d'assemblage et d'entretien. Ce n'est pas chose aisée étant donné que les composants du tourbillon sont encore plus petits qu'un échappement conventionnel. L'autre perfectionnement est apporté par l'ajout d'un double spiral Straumann® au sein du tourbillon. L'influence gravitationnelle typique d'un spiral étant compensée par ces spiraux méticuleusement appariés, il en résulte un tourbillon d'une exactitude accrue et d'une très grande précision.
 

Spécifications techniques

RÉFÉRENCE : 2802-0400
MATÉRIAU DU BOÎTIER Or rouge
CADRAN :  OR ROUGE FUME 
RÉSERVE DE MARCHE : > 3 jours
DIAMÈTRE DU BOÎTIER :  41,5 mm
MOUVEMENT :  Automatique
 
Caractéristiques techniques :
 
 
Boîtier : diamètre 41,5 mm, hauteur : 14,3 mm
Mouvement : calibre manufacture HMC 802 automatique, 
diamètre : 34,0 mm, hauteur : 6,5 mm
Fréquence : 21 600 a/h
Affichage d’un second fuseau horaire
Heures et minutes
Module de tourbillon une minute
Moser interchangeable
Denture Moser pour la totalité des roues et pignons
Double spiral Straumann® original
Mouvement et composants finis et décorés à la main
Masse oscillante en or rouge 18 carats
Remontoir automatique à cliquet
Fond de boîte transparent avec glace saphir
Bracelet alligator cousu main
Or rouge ou or blanc 18 carats massif,
boucle déployante, avec logo Moser gravé
 

Who's who

H. Moser & Cie est probablement la plus méconnue des grandes manufactures, l’une de ces perles cachées de la haute horlogerie qu’affectionne Laurent Picciotto. Qui sait que H. Moser & Cie, dès 1840, dominait le marché horloger au Japon, en Chine, en Perse, au Turkestan, en Russie ? Qui sait que la manufacture produisait pas moins de 70 calibres maisons ?
 
Heinrich Moser était horloger, mais aussi et surtout visionnaire et entrepreneur. Comme tous les esprits libres et en avance sur son temps, il fut d’ailleurs en premier lieu rejeté par sa ville natale, Schaffhouse, alors que celle-ci allait paradoxalement devenir avec IWC un centre horloger de premier plan ! « Les Moser sont des montres qui ne se dévoilent pas d’emblée, contrairement à ce qu’elles peuvent laisser croire », souligne Laurent Picciotto.
 
De même, la personnalité de Heinrich Moser ne se laissait pas appréhender facilement. Bien que fondamentalement attaché à Schaffhouse, c’est à Saint-Petersbourg qu’il exécute la première partie de sa carrière. Il n’y établit pas tout de suite une manufacture mais, comme c’était l’usage en ce temps, un « négoce de montres » de sa propre production ou de pièces venant d’autres constructeurs. Lorsqu’il décide de développer le segment de ses propres mouvements, ce n’est toujours pas à Schaffhouse mais au Locle qu’il s’établit. Et ce n’est pas au marché européen qu’il destine sa production, mais à Nijni Novgorod et à Irbit !
 
Ces deux villes sont en effet les principaux lieux de foire de l’époque, lui assurant un développement commercial rapide qui se traduit notamment par l’embauche de 50 collaborateurs. Toujours à contre-courant, alors que les horlogers suisses et français sont à l’époque les plus réputés, Heinrich Moser emploie des horlogers allemands, russes, italiens et suédois. En parallèle, l’entrepreneur, de retour dans sa ville natale, s’engage dans l’industrialisation de la région et bâtit notamment...des chemins de fer et barrages, toujours en activité en 2012 !
 
Au final, et toujours dans la trajectoire pour le moins atypique de la marque, alors que Heinrich Moser avait bâti, à son décès en 1874, un véritable empire qui offrait de magnifiques perspectives de croissance, sa famille décida de...tout revendre. La partie horlogère fut démantelée, mais Heinrich Moser avait toutefois imposé que le nom de marque « H. Moser & Cie » restât attaché à toute production horlogère qui serait faite sur les fondamentaux qu’il avait bâti. La marque traverse donc les décennies avec plus ou moins de succès, jusqu’en en 2002 quand le Dr Jürgen Lange fait réenregistrer le nom de la marque originale du fondateur au plan international.
 
C’est l’heure de la renaissance de l’entreprise Moser Schaffhausen AG et la réintégration de la lignée des Moser. Aujourd’hui, Roger Nicholas Balsiger, arrière-petit-fils de Heinrich Moser en est président d’honneur. En automne 2005, à l’occasion du 200ème anniversaire de son fondateur Heinrich Moser, l’entreprise faisait sa réapparition sur la scène de l’horlogerie internationale. « Ce sont aujourd’hui des pièces rationnelles et subtiles », souligne Laurent Picciotto. « Nous avons laissé le temps à la marque pour trouver sa place.
 
L’approche reste certes germanique, mais décalée, avec des tons classiques mais peu courants et des fonctions basiques qui dissimulent, côté fond, une véritable haute facture mécanique (grande date, affichage rétrograde, réserve de marche de 7 jours, etc.). Les pièces actuelles reposent sur un véritable cahier des charges dans une approche de puriste qui s’adresse à des personnalités fortes ».
 
Journaliste : Olivier Müller
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