H Moser & Cie - H.Moser pièce unique
Luc Virginius / Chronopassion
H Moser & Cie - H.Moser pièce unique

H.Moser pièce unique

H Moser & Cie

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L'avis de laurent

Pièce unique pour Unique Collectionneur

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H.Moser pièce unique

En 2015, H. Moser & Cie. a décidé de frapper un grand coup. Audacieuse et impertinente, la manufacture de Neuhausen s’offre le luxe de présenter une pièce maîtresse, réunissant un mouvement squelette inédit, un boîtier entièrement réalisé en saphir et un bracelet créé par impression 3D – une première mondiale. Un triplé novateur et, assurément, gagnant pour le Venturer Tourbillon Dual Time Sapphire Skeleton.

 

Pour la talking piece de sa collection 2015, H. Moser & Cie. a choisi le boîtier aux courbes sensuelles, élégantes et raffinées, de la collection Venturer. A ceci près qu’elle le propose aujourd’hui dans une version entièrement en saphir. La finition des formes gauches sur les flancs de la boîte, la finesse de la lunette, le galbé du cadran et du verre, les proportions évoquant les formes convexes des années 1960, tout y est, sublimé par la transparence du saphir. Ce boîtier, monobloc, a été réalisé à partir d’une technique que peu de personnes au monde maîtrisent : le procédé de Kyropoulos. Partant de l’alumine, ce processus de cristallisation révolutionnaire permet d’obtenir des lingots de saphir de grandes dimensions, très homogènes et d’excellente qualité. Le saphir est ensuite découpé et travaillé avec beaucoup de délicatesse. C’est donc une véritable prouesse que H. Moser & Cie. a accomplie pour arriver à un tel résultat. Cet écrin de saphir, transparent, met en exergue la beauté du calibre HMC 803, entièrement squelettisé. Le rotor bidirectionnel, en or rouge 22 carats massif, est également ajouré. Fascinantes, hypnotisantes, ses oscillations subliment les surfaces et divers matériaux. Dans un jeu de contrastes étonnants, H. Moser & Cie. met ainsi en scène la complication classique et traditionnelle par excellence, le tourbillon, et la détourne de manière contemporaine, tout en légèreté et en nuances.

 

Pour son mouvement, la manufacture a opté pour le maillechort, un choix dicté par l’histoire. Avant l’arrivée du laiton, tous les calibres étaient réalisés dans cet alliage de cuivre, nickel et zinc. Plus complexe et difficile à manipuler, le maillechort est en revanche plus beau et possède une valeur hautement symbolique. Après une légère oxydation, il ne subit plus aucune altération, garantissant au mécanisme la beauté éternelle. Et H. Moser & Cie. va encore plus loin : pour son Venturer Tourbillon Dual Time Sapphire Skeleton, rien n’est trop beau. Toute la surface du calibre HMC 803 est ciselée, une décoration qui a nécessité près de 100 heures de travail et qui renforce encore le caractère unique de cette montre d’exception. Enfin, la manufacture dote son chef d’œuvre d’un second fuseau horaire indiqué par une aiguille rhodiée, qui se distingue de celles des heures et des minutes en acier bleui, et, surtout, d’un tourbillon 1 minute modulaire interchangeable, muni d’un double spiral Straumann® original, coup de génie pour une montre qui s’inscrit véritablement dans l’ère du temps et transcende les avantages d’un  simple tourbillon.

 

Sur les cornes en saphir du Venturer Tourbillon Dual Time Sapphire Skeleton vient se poser un bracelet à la structure délicate, comme un entrelacs de dentelle, de formes abstraites, voire organiques, qui se font et se défont. Aérien, jouant sur la transparence, ce bracelet unique en son genre a été imprimé en 3D, une première mondiale en horlogerie. Il était en effet impossible de produire cette structure extraordinairement complexe via les moyens traditionnels. Avec un volume réduit au minimum et une incroyable légèreté, ce bracelet ouvre de nouvelles perspectives et offre une vision inédite du caoutchouc. Il ponctue en beauté un modèle hors du commun, audacieux, novateur, au design un brin provocateur. Jamais un tourbillon n’aura été aussi peu conventionnel !

Spécifications techniques

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

Référence 2803-1000, modèle en saphir, cadran en saphir, pièce unique pour 2015

 

Boîtier

Boîtier 3 parties en saphir

Diamètre : 41,5 mm

Hauteur : 14,3 mm

Glace saphir galbée et fond de boîte transparent en saphir

Couronne vissée en saphir gravée d’un « M »

 

Cadran

Réhaut saphir intégré au boîtier saphir en 3 parties

Index de couleur bleu nuit

 

Mouvement

Calibre manufacture squelette HMC 803 à remontage automatique

Diamètre : 34,0 ou 15 lignes

Hauteur : 6,5 mm

Fréquence : 21‘600 a/h

Système de remontage bidirectionnel à cliquet

Masse oscillante squelettisée en or rouge massif 22 carats avec blason de la société H. Moser & Cie. gravé

Réserve de marche : minimum 3 jours

Denture Moser pour la totalité des roues et pignons

Double spiral Straumann® original

Tourbillon une minute interchangeable à 6 heures avec ponts squelettés

 

Fonctions

Heures et minutes

Second fuseau horaire dissimulable quand il n’est pas utilisé

 

Bracelet

Bracelet en caoutchouc avec structure complexe composée de formes organiques, créé par impression 3D ou en alligator cousu main

 

Who's who

H. Moser & Cie est probablement la plus méconnue des grandes manufactures, l’une de ces perles cachées de la haute horlogerie qu’affectionne Laurent Picciotto. Qui sait que H. Moser & Cie, dès 1840, dominait le marché horloger au Japon, en Chine, en Perse, au Turkestan, en Russie ? Qui sait que la manufacture produisait pas moins de 70 calibres maisons ?

 

Heinrich Moser était horloger, mais aussi et surtout visionnaire et entrepreneur. Comme tous les esprits libres et en avance sur son temps, il fut d’ailleurs en premier lieu rejeté par sa ville natale, Schaffhouse, alors que celle-ci allait paradoxalement devenir avec IWC un centre horloger de premier plan ! « Les Moser sont des montres qui ne se dévoilent pas d’emblée, contrairement à ce qu’elles peuvent laisser croire », souligne Laurent Picciotto.

 

De même, la personnalité de Heinrich Moser ne se laissait pas appréhender facilement. Bien que fondamentalement attaché à Schaffhouse, c’est à Saint-Petersbourg qu’il exécute la première partie de sa carrière. Il n’y établit pas tout de suite une manufacture mais, comme c’était l’usage en ce temps, un « négoce de montres » de sa propre production ou de pièces venant d’autres constructeurs. Lorsqu’il décide de développer le segment de ses propres mouvements, ce n’est toujours pas à Schaffhouse mais au Locle qu’il s’établit. Et ce n’est pas au marché européen qu’il destine sa production, mais à Nijni Novgorod et à Irbit !

 

Ces deux villes sont en effet les principaux lieux de foire de l’époque, lui assurant un développement commercial rapide qui se traduit notamment par l’embauche de 50 collaborateurs. Toujours à contre-courant, alors que les horlogers suisses et français sont à l’époque les plus réputés, Heinrich Moser emploie des horlogers allemands, russes, italiens et suédois. En parallèle, l’entrepreneur, de retour dans sa ville natale, s’engage dans l’industrialisation de la région et bâtit notamment...des chemins de fer et barrages, toujours en activité en 2012 !

 

Au final, et toujours dans la trajectoire pour le moins atypique de la marque, alors que Heinrich Moser avait bâti, à son décès en 1874, un véritable empire qui offrait de magnifiques perspectives de croissance, sa famille décida de...tout revendre. La partie horlogère fut démantelée, mais Heinrich Moser avait toutefois imposé que le nom de marque « H. Moser & Cie » restât attaché à toute production horlogère qui serait faite sur les fondamentaux qu’il avait bâti. La marque traverse donc les décennies avec plus ou moins de succès, jusqu’en en 2002 quand le Dr Jürgen Lange fait réenregistrer le nom de la marque originale du fondateur au plan international.

 

C’est l’heure de la renaissance de l’entreprise Moser Schaffhausen AG et la réintégration de la lignée des Moser. Aujourd’hui, Roger Nicholas Balsiger, arrière-petit-fils de Heinrich Moser en est président d’honneur. En automne 2005, à l’occasion du 200ème anniversaire de son fondateur Heinrich Moser, l’entreprise faisait sa réapparition sur la scène de l’horlogerie internationale. « Ce sont aujourd’hui des pièces rationnelles et subtiles », souligne Laurent Picciotto. « Nous avons laissé le temps à la marque pour trouver sa place.

 

L’approche reste certes germanique, mais décalée, avec des tons classiques mais peu courants et des fonctions basiques qui dissimulent, côté fond, une véritable haute facture mécanique (grande date, affichage rétrograde, réserve de marche de 7 jours, etc.). Les pièces actuelles reposent sur un véritable cahier des charges dans une approche de puriste qui s’adresse à des personnalités fortes ».

 

Journaliste : Olivier Müller

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