H Moser & Cie - ENDEAVOUR CENTRE SECONDS CONCEPT  FUNKY BLUE
Luc Virginius / Chronopassion
H Moser & Cie - ENDEAVOUR CENTRE SECONDS CONCEPT  FUNKY BLUE

ENDEAVOUR CENTRE SECONDS CONCEPT FUNKY BLUE

H Moser & Cie

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H. MOSER & CIE. DONNE VIE À LA ENDEAVOUR CENTRE SECONDS CONCEPT FUNKY BLUE

Illustrant brillamment la philosophie minimaliste du « less is more », H. Moser & Cie. réunit un modèle et un cadran devenus iconiques, présentant la Endeavour Centre Seconds Concept Funky Blue en or blanc ou rose avec cadran bleu ciel fumé. Elle prouve une nouvelle fois que la simplicité possède une efficacité et une force insoupçonnées. 

C’est un retour à l’essentiel que propose H. Moser & Cie. avec le modèle Endeavour Centre Seconds Concept Funky Blue, dans une version munie du magnifique cadran bleu ciel fumé. Dépouillé de tout index, logo ou marque, ce cadran prend ici sa pleine mesure, se déployant en absolue liberté. Les nuances du subtil décor rayons de soleil sont mises en scène dans toute la beauté de leur effet sfumato, comme sur les toiles des peintres de la Renaissance. 

En redonnant le rôle principal au produit, H. Moser & Cie. recentre le débat sur le véritable luxe, répondant à un véritable besoin : envie de revenir aux sources, envie d’authenticité, de pureté. 

Le boîtier Endeavour se décline en or rose ou blanc, paré du cadran bleu ciel fumé. Ponctuant ce modèle d’exception, les bracelets ont été choisis avec un soin tout particulier, pour donner un look raffiné à cette création épurée, d’une puissance rarement atteinte. Ainsi, le modèle en or rose est doté d’un bracelet en crocodile brun tressé, alors que la version en or blanc s’accompagne d’un bracelet en cuir de koudou lustré à la main. 

Less is more, infinitely more... 

 

Spécifications techniques

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES – ENDEAVOUR CENTRE SECONDS CONCEPT FUNKY BLUE
Réf. 1343-0209, modèle en or blanc, cadran bleu ciel fumé, bracelet en cuir de koudou cousu main et lustré à la main
Réf. 1343-0108, modèle en or rose, cadran bleu ciel fumé, bracelet en cuir de crocodile brun tressé 

Boîtiers
Or blanc ou rose 18 carats, en trois parties Diamètre : 40,8 mm
Hauteur : 10,9 mm
Fond de boîte transparent avec glace saphir 

Cadran
Bleu ciel fumé avec décor rayon de soleil 

Mouvement
Calibre manufacture à remontage manuel HMC 343
Diamètre : 34,0 mm
Hauteur : 5,8 mm
Fréquence : 18’000 a/h
Stop seconde
Double barillet
Denture Moser pour la totalité des roues et pignons
Échappement Moser interchangeable
Spiral Straumann® original avec courbure terminale Breguet stabilisée Ancre et roue d’ancre en or
Mouvement et composants finis et décorés à la main 

Fonctions 

Heures et minutes
Seconde au centre
Indicateur de réserve de marche côté mouvement 

Bracelets
Cuir de koudou cousu main et lustré main ou crocodile brun tressé
Boucle à ardillon en or blanc ou rose 18 carats massif, avec logo Moser gravé 

 

Who's who

H. Moser & Cie est probablement la plus méconnue des grandes manufactures, l’une de ces perles cachées de la haute horlogerie qu’affectionne Laurent Picciotto. Qui sait que H. Moser & Cie, dès 1840, dominait le marché horloger au Japon, en Chine, en Perse, au Turkestan, en Russie ? Qui sait que la manufacture produisait pas moins de 70 calibres maisons ?

 

Heinrich Moser était horloger, mais aussi et surtout visionnaire et entrepreneur. Comme tous les esprits libres et en avance sur son temps, il fut d’ailleurs en premier lieu rejeté par sa ville natale, Schaffhouse, alors que celle-ci allait paradoxalement devenir avec IWC un centre horloger de premier plan ! « Les Moser sont des montres qui ne se dévoilent pas d’emblée, contrairement à ce qu’elles peuvent laisser croire », souligne Laurent Picciotto.

 

De même, la personnalité de Heinrich Moser ne se laissait pas appréhender facilement. Bien que fondamentalement attaché à Schaffhouse, c’est à Saint-Petersbourg qu’il exécute la première partie de sa carrière. Il n’y établit pas tout de suite une manufacture mais, comme c’était l’usage en ce temps, un « négoce de montres » de sa propre production ou de pièces venant d’autres constructeurs. Lorsqu’il décide de développer le segment de ses propres mouvements, ce n’est toujours pas à Schaffhouse mais au Locle qu’il s’établit. Et ce n’est pas au marché européen qu’il destine sa production, mais à Nijni Novgorod et à Irbit !

 

Ces deux villes sont en effet les principaux lieux de foire de l’époque, lui assurant un développement commercial rapide qui se traduit notamment par l’embauche de 50 collaborateurs. Toujours à contre-courant, alors que les horlogers suisses et français sont à l’époque les plus réputés, Heinrich Moser emploie des horlogers allemands, russes, italiens et suédois. En parallèle, l’entrepreneur, de retour dans sa ville natale, s’engage dans l’industrialisation de la région et bâtit notamment...des chemins de fer et barrages, toujours en activité en 2012 !

 

Au final, et toujours dans la trajectoire pour le moins atypique de la marque, alors que Heinrich Moser avait bâti, à son décès en 1874, un véritable empire qui offrait de magnifiques perspectives de croissance, sa famille décida de...tout revendre. La partie horlogère fut démantelée, mais Heinrich Moser avait toutefois imposé que le nom de marque « H. Moser & Cie » restât attaché à toute production horlogère qui serait faite sur les fondamentaux qu’il avait bâti. La marque traverse donc les décennies avec plus ou moins de succès, jusqu’en en 2002 quand le Dr Jürgen Lange fait réenregistrer le nom de la marque originale du fondateur au plan international.

 

C’est l’heure de la renaissance de l’entreprise Moser Schaffhausen AG et la réintégration de la lignée des Moser. Aujourd’hui, Roger Nicholas Balsiger, arrière-petit-fils de Heinrich Moser en est président d’honneur. En automne 2005, à l’occasion du 200ème anniversaire de son fondateur Heinrich Moser, l’entreprise faisait sa réapparition sur la scène de l’horlogerie internationale. « Ce sont aujourd’hui des pièces rationnelles et subtiles », souligne Laurent Picciotto. « Nous avons laissé le temps à la marque pour trouver sa place.

 

L’approche reste certes germanique, mais décalée, avec des tons classiques mais peu courants et des fonctions basiques qui dissimulent, côté fond, une véritable haute facture mécanique (grande date, affichage rétrograde, réserve de marche de 7 jours, etc.). Les pièces actuelles reposent sur un véritable cahier des charges dans une approche de puriste qui s’adresse à des personnalités fortes ».

 

Journaliste : Olivier Müller

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