H Moser & Cie - ENDEAVOUR CENTRE SECONDS CONCEPT PURPLE HAZE
Luc Virginius / Chronopassion
H Moser & Cie - ENDEAVOUR CENTRE SECONDS CONCEPT PURPLE HAZE

ENDEAVOUR CENTRE SECONDS CONCEPT PURPLE HAZE

H Moser & Cie
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22'900 €

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ENDEAVOUR CENTRE SECONDS CONCEPT PURPLE HAZE

Purple Haze : c’est le dernier né des cadrans de H. Moser & Cie. Associé à un modèle de la série Concept, il s’adresse aux passionnés en quête de belle horlogerie sexy, audacieuse et non traditionnaliste. Il est magnifiquement mis en valeur sur la Endeavour Centre Seconds Concept Purple Haze. Totalement épuré, sans index ni logo, il occupe la place d’honneur, se faisant le porte-parole d’un luxe minimaliste et identitaire, immédiatement reconnaissable.

 

« Les cadrans fumés font partie intégrante de notre histoire », explique Edouard Meylan, CEO de H. Moser & Cie. « Pour les connaisseurs, ils sont immédiatement identifiables. Plus de 80% de nos modèles sont munis d’un cadran fumé, les autres arborant un cadran argenté ou en émail pour les modèles de la collection Heritage. Depuis quelques mois, nous avons exploré de nouvelles pistes pour développer de nouvelles couleurs, toujours avec la même volonté de proposer une horlogerie traditionnelle mais contemporaine, dans l’air du temps ». Et la magie opère : le modèle Endeavour Centre Seconds Concept Purple Haze est un classique de haute horlogerie, à ceci près qu’il s’adresse à un public moderne, tendance, un brin anticonformiste, et à la recherche d’une montre sexy, tout sauf ennuyeuse. 

 

Illustrant brillamment la philosophie minimaliste du « less is more », la Endeavour Centre Seconds Concept Purple Haze prouve une nouvelle fois que la simplicité possède une efficacité et une force insoupçonnées. Dépouillé de tout index, logo ou marque, ce nouveau cadran prend sa pleine mesure, se déployant en absolue liberté pour un retour à l’essentiel proposé par H. Moser & Cie. En redonnant le rôle principal au produit, H. Moser & Cie. recentre le débat sur le véritable luxe, répondant à un véritable besoin : envie d’authenticité, de pureté. 

 

Less is more, infinitely more…

Spécifications techniques

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES – ENDEAVOUR CENTRE SECONDS CONCEPT PURPLE HAZE
Réf. 1343-0212, modèle en or blanc, cadran prune fumé, bracelet en cuir de koudou brun foncé, édition limitée de 20 pièces 
 
Boîtier
Or blanc 18 carats, en trois parties
Diamètre : 40,8 mm
Hauteur : 10,9 mm
Fond de boîte transparent avec glace saphir
 
Cadran
Prune fumé avec décor rayon de soleil 
 
Mouvement
Calibre manufacture à remontage manuel HMC 343
Diamètre : 34,0 mm
Hauteur : 5,8 mm
Fréquence : 18’000 a/h
Stop seconde
Double barillet
Denture Moser pour la totalité des roues et pignons
Échappement Moser interchangeable
Spiral Straumann® original avec courbure terminale Breguet stabilisée
Ancre et roue d’ancre en or
Mouvement et composants finis et décorés à la main
 
Fonctions  
Heures et minutes
Seconde au centre
Indicateur de réserve de marche côté mouvement 
 
Bracelets
Cuir de koudou brun foncé cousu main 
Boucle à ardillon en or blanc 18 carats massif, avec logo Moser gravé 
 

Who's who

 
H. Moser & Cie est probablement la plus méconnue des grandes manufactures, l’une de ces perles cachées de la haute horlogerie qu’affectionne Laurent Picciotto. Qui sait que H. Moser & Cie, dès 1840, dominait le marché horloger au Japon, en Chine, en Perse, au Turkestan, en Russie ? Qui sait que la manufacture produisait pas moins de 70 calibres maisons ?
 
Heinrich Moser était horloger, mais aussi et surtout visionnaire et entrepreneur. Comme tous les esprits libres et en avance sur son temps, il fut d’ailleurs en premier lieu rejeté par sa ville natale, Schaffhouse, alors que celle-ci allait paradoxalement devenir avec IWC un centre horloger de premier plan ! « Les Moser sont des montres qui ne se dévoilent pas d’emblée, contrairement à ce qu’elles peuvent laisser croire », souligne Laurent Picciotto.
 
De même, la personnalité de Heinrich Moser ne se laissait pas appréhender facilement. Bien que fondamentalement attaché à Schaffhouse, c’est à Saint-Petersbourg qu’il exécute la première partie de sa carrière. Il n’y établit pas tout de suite une manufacture mais, comme c’était l’usage en ce temps, un « négoce de montres » de sa propre production ou de pièces venant d’autres constructeurs. Lorsqu’il décide de développer le segment de ses propres mouvements, ce n’est toujours pas à Schaffhouse mais au Locle qu’il s’établit. Et ce n’est pas au marché européen qu’il destine sa production, mais à Nijni Novgorod et à Irbit !
 
Ces deux villes sont en effet les principaux lieux de foire de l’époque, lui assurant un développement commercial rapide qui se traduit notamment par l’embauche de 50 collaborateurs. Toujours à contre-courant, alors que les horlogers suisses et français sont à l’époque les plus réputés, Heinrich Moser emploie des horlogers allemands, russes, italiens et suédois. En parallèle, l’entrepreneur, de retour dans sa ville natale, s’engage dans l’industrialisation de la région et bâtit notamment...des chemins de fer et barrages, toujours en activité en 2012 !
 
Au final, et toujours dans la trajectoire pour le moins atypique de la marque, alors que Heinrich Moser avait bâti, à son décès en 1874, un véritable empire qui offrait de magnifiques perspectives de croissance, sa famille décida de...tout revendre. La partie horlogère fut démantelée, mais Heinrich Moser avait toutefois imposé que le nom de marque « H. Moser & Cie » restât attaché à toute production horlogère qui serait faite sur les fondamentaux qu’il avait bâti. La marque traverse donc les décennies avec plus ou moins de succès, jusqu’en en 2002 quand le Dr Jürgen Lange fait réenregistrer le nom de la marque originale du fondateur au plan international.
 
C’est l’heure de la renaissance de l’entreprise Moser Schaffhausen AG et la réintégration de la lignée des Moser. Aujourd’hui, Roger Nicholas Balsiger, arrière-petit-fils de Heinrich Moser en est président d’honneur. En automne 2005, à l’occasion du 200ème anniversaire de son fondateur Heinrich Moser, l’entreprise faisait sa réapparition sur la scène de l’horlogerie internationale. « Ce sont aujourd’hui des pièces rationnelles et subtiles », souligne Laurent Picciotto. « Nous avons laissé le temps à la marque pour trouver sa place.
 
L’approche reste certes germanique, mais décalée, avec des tons classiques mais peu courants et des fonctions basiques qui dissimulent, côté fond, une véritable haute facture mécanique (grande date, affichage rétrograde, réserve de marche de 7 jours, etc.). Les pièces actuelles reposent sur un véritable cahier des charges dans une approche de puriste qui s’adresse à des personnalités fortes ».
 
Journaliste : Olivier Müller
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