H Moser & Cie - VENTURER SMOKY SAPPHIRE
H Moser & Cie - VENTURER SMOKY SAPPHIRE

VENTURER SMOKY SAPPHIRE

H Moser & Cie | 62'900 € TTC

Epuisé
L'avis de laurent

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UNE COMPOSITION PRÉCIEUSE

Diamants et saphirs s’alternent dans une ronde scintillante et donnent vie à la Venturer Smoky Sapphire. Des saphirs aux tonalités très précises composent le cadran de cette pièce d’exception, en un dégradé du plus clair au plus foncé. Pour ce modèle, H. Moser & Cie. a choisi des pierres taille ronde pour réinterpréter les nuances de ses célèbres cadrans fumés de la plus précieuses des manières. 
 
Ensorcelante, fascinante : la Venturer Smoky Sapphire est une réinterprétation aussi inédite que brillante de l’aspect fumé des cadrans de H. Moser & Cie., partie intégrante de son identité. Les plus beaux saphirs ont été sélectionnés et sertis sur le cadran pour créer un savant dégradé de nuances. Sur la lunette, les cornes et les flancs du boîtier, ce sont des diamants qui adoucissent les lignes sobres et épurées de la collection Venturer, inspirées par les montres de poches historiques de H. Moser & Cie. et par les formes convexes typiques des années 1960. 
 
Sous le verre saphir bombé, le cadran chatoyant est mis en valeur par une lunette affinée à l’extrême. A l’image des montres Concept lancées par H. Moser & Cie. en 2015 en réponse à la surcharge de logos et aux dérives du marketing en horlogerie, la Venturer Smoky Sapphire ne possède ni index ni logo. La montre et les pierres qui la parent se suffisent à elles-mêmes et racontent leur histoire, avec le produit en vedette, immédiatement reconnaissable. 
 
Au cœur de cette pièce à la profondeur hypnotique vibre le calibre manufacture à remontage manuel HMC 327. 
 
Enfin, comme pour tous les modèles créés à partir du 1er janvier 2017, le cadran de cette montre n’arborera pas le label Swiss Made, jugé insuffisant par la manufacture de Schaffhouse, dont les créations sont suisses à plus de 95%.

Spécifications techniques

Référence 2327-0205, modèle en or blanc serti de diamants, cadran serti de saphirs, bracelet en cuir d’alligator bleu ou en satin bleu, édition limitée de 20 pièces 
 
Boîtier : Or blanc 18 carats serti de 313 diamants taille ronde, en trois parties (3,77 carats)
Diamètre : 39,0 mm, hauteur : 11,9 mm?Verre saphir galbé 
Fond de boîte transparent avec glace saphir Couronne vissée ornée d’un “M” 
 
Cadran: Entièrement serti de 375 saphirs taille ronde, en dégradé (4,86 carats) Aiguilles en forme de feuille, bleuies 
 
Mouvement : Calibre manufacture à remontage manuel HMC 327 
Diamètre : 32,0 mm or 14 1⁄4 lignes Hauteur : 4,5 mm
Fréquence : 18’000 a/h
Réserve de marche : minimum 3 jours
Denture Moser pour la totalité des roues et pignons
Balancier Moser et spiral Straumann® original avec courbe terminale de Breguet stabilisée 
 
Fonctions : Heures et minutes
Indicateur de réserve de marche côté mouvement 
 
Bracelet : Cuir d’alligator bleu cousu main ou satin bleu
Boucle ardillon en or blanc 18 carats massif, avec logo Moser gravé 

Who's who

H. Moser & Cie est probablement la plus méconnue des grandes manufactures, l’une de ces perles cachées de la haute horlogerie qu’affectionne Laurent Picciotto. Qui sait que H. Moser & Cie, dès 1840, dominait le marché horloger au Japon, en Chine, en Perse, au Turkestan, en Russie ? Qui sait que la manufacture produisait pas moins de 70 calibres maisons ?
 
Heinrich Moser était horloger, mais aussi et surtout visionnaire et entrepreneur. Comme tous les esprits libres et en avance sur son temps, il fut d’ailleurs en premier lieu rejeté par sa ville natale, Schaffhouse, alors que celle-ci allait paradoxalement devenir avec IWC un centre horloger de premier plan ! « Les Moser sont des montres qui ne se dévoilent pas d’emblée, contrairement à ce qu’elles peuvent laisser croire », souligne Laurent Picciotto.
 
De même, la personnalité de Heinrich Moser ne se laissait pas appréhender facilement. Bien que fondamentalement attaché à Schaffhouse, c’est à Saint-Petersbourg qu’il exécute la première partie de sa carrière. Il n’y établit pas tout de suite une manufacture mais, comme c’était l’usage en ce temps, un « négoce de montres » de sa propre production ou de pièces venant d’autres constructeurs. Lorsqu’il décide de développer le segment de ses propres mouvements, ce n’est toujours pas à Schaffhouse mais au Locle qu’il s’établit. Et ce n’est pas au marché européen qu’il destine sa production, mais à Nijni Novgorod et à Irbit !
 
Ces deux villes sont en effet les principaux lieux de foire de l’époque, lui assurant un développement commercial rapide qui se traduit notamment par l’embauche de 50 collaborateurs. Toujours à contre-courant, alors que les horlogers suisses et français sont à l’époque les plus réputés, Heinrich Moser emploie des horlogers allemands, russes, italiens et suédois. En parallèle, l’entrepreneur, de retour dans sa ville natale, s’engage dans l’industrialisation de la région et bâtit notamment...des chemins de fer et barrages, toujours en activité en 2012 !
 
Au final, et toujours dans la trajectoire pour le moins atypique de la marque, alors que Heinrich Moser avait bâti, à son décès en 1874, un véritable empire qui offrait de magnifiques perspectives de croissance, sa famille décida de...tout revendre. La partie horlogère fut démantelée, mais Heinrich Moser avait toutefois imposé que le nom de marque « H. Moser & Cie » restât attaché à toute production horlogère qui serait faite sur les fondamentaux qu’il avait bâti. La marque traverse donc les décennies avec plus ou moins de succès, jusqu’en en 2002 quand le Dr Jürgen Lange fait réenregistrer le nom de la marque originale du fondateur au plan international.
 
C’est l’heure de la renaissance de l’entreprise Moser Schaffhausen AG et la réintégration de la lignée des Moser. Aujourd’hui, Roger Nicholas Balsiger, arrière-petit-fils de Heinrich Moser en est président d’honneur. En automne 2005, à l’occasion du 200ème anniversaire de son fondateur Heinrich Moser, l’entreprise faisait sa réapparition sur la scène de l’horlogerie internationale. « Ce sont aujourd’hui des pièces rationnelles et subtiles », souligne Laurent Picciotto. « Nous avons laissé le temps à la marque pour trouver sa place.
 
L’approche reste certes germanique, mais décalée, avec des tons classiques mais peu courants et des fonctions basiques qui dissimulent, côté fond, une véritable haute facture mécanique (grande date, affichage rétrograde, réserve de marche de 7 jours, etc.). Les pièces actuelles reposent sur un véritable cahier des charges dans une approche de puriste qui s’adresse à des personnalités fortes ».
 
Journaliste : Olivier Müller
 
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