H Moser & Cie - SWISS ALP S
H Moser & Cie - SWISS ALP S

SWISS ALP S

H Moser & Cie | 23'800 € TTC

Disponible
L'avis de laurent

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S COMME SMART, SEXY ET SWISS MADE !

En janvier 2016, H. Moser & Cie. rejoignait le débat sur les smartwatches et suscitait l’émotion avec sa Swiss Alp Watch, un modèle 100% mécanique et Swiss Made affichant un design moderne. Le message de la manufacture de Schaffhouse était clair : « Ne nous égarons pas, restons fidèles à l’horlogerie mécanique de tradition ; c’est ce que nous savons faire et nous le faisons bien ». Le message a été reçu 5 sur 5 et les 50 exemplaires de la Swiss Alp Watch ont trouvé acquéreur en un clin d’œil. Hissée au rang de symbole, la Swiss Alp Watch entre en collection et fera désormais partie du catalogue de H. Moser & Cie., dans une version avec un cadran bleu nuit fumé : la Swiss Alp Watch S. 
 
H. Moser & Cie. se pose en défenseur des valeurs de l’horlogerie mécanique traditionnelle. Avec humour et cette petite touche de provocation qui est devenue sa signature. Et en faisant du classique mâtiné de sexy. La Swiss Alp Watch S s’inscrit parfaitement dans cette ligne. Son boîtier rectangulaire aux angles arrondis, doux, est surmonté d’un verre incurvé sur les bords, pour un design résolument moderne. Le cadran pour sa part joue la carte du classicisme avec les reflets profonds et mystérieux de son bleu nuit fumé. Impr ession renforcée encore par le bracelet en cuir d’alligator noir raffiné qui ponctue cette création , ainsi que par le mouvement de forme qui l’anime, le calibre à remontage manuel HMC 324. Mélangeant les cartes, mixant les genres, H. Moser & Cie. crée du classique tendance. Et on en redemande. 
 
Pour le plus grand bonheur des passionnés, la Swiss Alp Watch S est proposée dans une version non limitée. Cette collection entre dans la gamme déjà riche de la manufacture, rejoignant les familles Endeavour, Venturer et Pioneer.
 
Comme la Swiss Alp Watch, le modèle S ne permet toujours pas de téléphoner ni de partir à la chasse aux pokémons ou d’essayer les derniers filtres Snapchat. Mais elle reprend sa place d’instrument de mesure du temps, et non plus d’outil chronophage.
Elle redistribue les priorités : prendre du temps pour soi et pour ses proches, sans filtre, sans interface et sans fioriture. 

Spécifications techniques

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES
 
Référence 5324-0201, modèle en or blanc, cadran bleu nuit fumé, bracelet en cuir d’alligator noir 
 
Boîtier :
- Or blanc 18 carats massif
- Dimensions : 38,2 x 44,0 mm / hauteur : 10,3 mm Verre saphir
- Fond de boîte transparent avec glace saphir Couronne vissée ornée d’un « M » 
 
Cadran :
- Bleu nuit fumé avec décor rayons de soleil
- Index appliques
- Aiguilles des heures et des minutes en forme de feuille Petite seconde excentrée à 6 heures 
 
Mouvement :
- Calibre manufacture à remontage manuel HMC 324
- Dimensions : 32,0 mm x 36,0mm / hauteur : 4,8 mm
- Fréquence : 18'000 a/h
- Réserve de marche : minimum 4 jours
- Stop seconde
- Denture Moser pour la totalité des roues et pignons
- Échappement Moser interchangeable
- Spiral Straumann® original avec courbure terminale de Breguet stabilisée Ancre et roue d’échappement en or
- Mouvement et composants finis et décorés à la main 
 
Fonctions
- Heures et minutes
- Petite seconde
- Indication de réserve de marche côté mouvement 
 
Bracelet
- Cuir d’alligator noir cousu main
- Boucle ardillon en or blanc 18 carats massif, avec logo Moser gravé 

Who's who

H. Moser & Cie est probablement la plus méconnue des grandes manufactures, l’une de ces perles cachées de la haute horlogerie qu’affectionne Laurent Picciotto. Qui sait que H. Moser & Cie, dès 1840, dominait le marché horloger au Japon, en Chine, en Perse, au Turkestan, en Russie ? Qui sait que la manufacture produisait pas moins de 70 calibres maisons ?
 
Heinrich Moser était horloger, mais aussi et surtout visionnaire et entrepreneur. Comme tous les esprits libres et en avance sur son temps, il fut d’ailleurs en premier lieu rejeté par sa ville natale, Schaffhouse, alors que celle-ci allait paradoxalement devenir avec IWC un centre horloger de premier plan ! « Les Moser sont des montres qui ne se dévoilent pas d’emblée, contrairement à ce qu’elles peuvent laisser croire », souligne Laurent Picciotto.
 
De même, la personnalité de Heinrich Moser ne se laissait pas appréhender facilement. Bien que fondamentalement attaché à Schaffhouse, c’est à Saint-Petersbourg qu’il exécute la première partie de sa carrière. Il n’y établit pas tout de suite une manufacture mais, comme c’était l’usage en ce temps, un « négoce de montres » de sa propre production ou de pièces venant d’autres constructeurs. Lorsqu’il décide de développer le segment de ses propres mouvements, ce n’est toujours pas à Schaffhouse mais au Locle qu’il s’établit. Et ce n’est pas au marché européen qu’il destine sa production, mais à Nijni Novgorod et à Irbit !
 
Ces deux villes sont en effet les principaux lieux de foire de l’époque, lui assurant un développement commercial rapide qui se traduit notamment par l’embauche de 50 collaborateurs. Toujours à contre-courant, alors que les horlogers suisses et français sont à l’époque les plus réputés, Heinrich Moser emploie des horlogers allemands, russes, italiens et suédois. En parallèle, l’entrepreneur, de retour dans sa ville natale, s’engage dans l’industrialisation de la région et bâtit notamment...des chemins de fer et barrages, toujours en activité en 2012 !
 
Au final, et toujours dans la trajectoire pour le moins atypique de la marque, alors que Heinrich Moser avait bâti, à son décès en 1874, un véritable empire qui offrait de magnifiques perspectives de croissance, sa famille décida de...tout revendre. La partie horlogère fut démantelée, mais Heinrich Moser avait toutefois imposé que le nom de marque « H. Moser & Cie » restât attaché à toute production horlogère qui serait faite sur les fondamentaux qu’il avait bâti. La marque traverse donc les décennies avec plus ou moins de succès, jusqu’en en 2002 quand le Dr Jürgen Lange fait réenregistrer le nom de la marque originale du fondateur au plan international.
 
C’est l’heure de la renaissance de l’entreprise Moser Schaffhausen AG et la réintégration de la lignée des Moser. Aujourd’hui, Roger Nicholas Balsiger, arrière-petit-fils de Heinrich Moser en est président d’honneur. En automne 2005, à l’occasion du 200ème anniversaire de son fondateur Heinrich Moser, l’entreprise faisait sa réapparition sur la scène de l’horlogerie internationale. « Ce sont aujourd’hui des pièces rationnelles et subtiles », souligne Laurent Picciotto. « Nous avons laissé le temps à la marque pour trouver sa place.
 
L’approche reste certes germanique, mais décalée, avec des tons classiques mais peu courants et des fonctions basiques qui dissimulent, côté fond, une véritable haute facture mécanique (grande date, affichage rétrograde, réserve de marche de 7 jours, etc.). Les pièces actuelles reposent sur un véritable cahier des charges dans une approche de puriste qui s’adresse à des personnalités fortes ».
 
Journaliste : Olivier Müller
 
 
 
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