H Moser & Cie - VENTURER STOLETNIY KRASNIY
H Moser & Cie - VENTURER STOLETNIY KRASNIY

VENTURER STOLETNIY KRASNIY

H Moser & Cie | 19'000 € TTC

Disponible
L'avis de laurent

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H.MOSER & CIE : RETOUR AUX SOURCES

Fondée à Saint-Pétersbourg en 1828, H. Moser & Cie. possède ses racines profondément ancrées dans la culture russe. À l’occasion du 100ème anniversaire de la Révolution d’octobre, qui avait vu la nationalisation de l’horloger suisse, H. Moser & Cie. revient sur ses terres d’origine avec une édition limitée baptisée Venturer XL Stoletniy Krasniy (Centennial Red). Une pièce qui met le rouge à l’honneur, ce fameux rouge (« krassniy ») qui possède en russe la même racine que « beau » 
(« krassiviy »). Ce modèle fait office de trait d’union entre la marque Moser de l’époque et celle d’aujourd’hui. Il allie en effet les tendances de 1917 avec les codes esthétiques actuels de H. Moser & Cie. Un beau retour aux sources pour la marque qui fut la plus couronnée de succès en Russie. 
 
Heinrich Moser fonde la société qui porte son nom en 1828, à Saint-Pétersbourg. Ce visionnaire, issu de plusieurs générations d’horlogers, a une ambition : créer des montres exceptionnelles, en mettant à l’honneur un artisanat de qualité et des composants haut de gamme. En quelques années, Heinrich Moser vend des montres prestigieuses, de qualité et façonnées avec élégance, dans ses propres boutiques, à St- Pétersbourg, Moscou, Nizhny Novgorod et Kiev, et également par le biais d’un réseau de détaillants indépendants dans l’Empire Russe et le long de la Route de la Soie. Il fournit la cour impériale et les forces armées russes. La réussite est au rendez-vous avec près de 500'000 montres vendues pendant l’existence de Heinrich Moser. Bien plus qu’un nom, H. Moser & Cie. était à l’époque déjà synonyme de qualité, d’élégance, mais, surtout, de montres manufacturées d’exception. Sa renommée était telle que « Moser » devint en Russe le terme générique désignant une montre de qualité. La marque faisait véritablement partie du patrimoine russe, au point qu’elle est mentionnée dans des chansons populaires et les textes de poètes et d’écrivains tels que Dostoïevski. 
 
En 1874, à la mort de Heinrich Moser, sa veuve confie les rennes de la fabrique du Locle à Paul Girard et le contrôle de l’entreprise russe à Cornelius Winterhalter, lequel s’allie à Octave Meylan. Et c’est là que l’histoire et le présent se rejoignent dans un joli clin d’œil puisque Octave Meylan n’est autre que l’arrière- grand-père d’Edouard Meylan, le CEO actuel de H. Moser & Cie. depuis que sa famille a racheté la compagnie, en 2012. Un double retour aux sources pour H. Moser & Cie. en résumé. 
 
Au début du 20ème siècle, Karl Fabergé, l’orfèvre des tsars, équipait la quasi-totalité de ses pendulettes de table avec des mouvements H. Moser. La révolution d’octobre 1917 engendre la nationalisation de H. Moser & Cie., qui finira par disparaître complètement à la fin des années 70. En 2002, Roger Nicholas Balsiger, l’arrière-petit-fils de Heinrich Moser, joue un rôle fondamental dans la relance de la marque. Grâce à ses efforts, H. Moser & Cie. renaît de ses cendres, avec le succès qu’on lui connaît aujourd’hui. 
 
Cent ans après la Révolution d’octobre, H. Moser & Cie. est fière de présenter la Venturer XL Concept Stoletniy Krasniy, éditée en série limitée de seulement 17 exemplaires. Munie d’un cadran rouge fumé surmonté du logo original de la compagnie en cyrillique, cette montre a valeur de symbole et marque le retour de H. Moser & Cie. en Russie, sur ses terres d’origine. Dépourvu d’index pour laisser pleine liberté au cadran de s’épanouir, ce modèle arbore un bracelet en tissu de couleur verte type Nato. Un garde-temps à la symbolique puissante et au caractère affirmé. 
 

Spécifications techniques

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES
 
Référence 2327-1207, modèle en acier, cadran rouge fumé, bracelet en tissu type Nato de couleur verte, édition limitée de 17 pièces 
 
Boîtier
- Acier, en trois parties
- Diamètre : 43,0 mm, Hauteur : 12,6 mm Verre saphir galbé
- Fond de boîte transparent avec glace saphir Couronne ornée d’un “M” 
 
Cadran
- Rouge fumé avec décor rayons de soleil
- Index appliques
- Aiguilles en forme de feuille 
 
 
 
Mouvement
- Calibre manufacture à remontage manuel HMC 327
- Diamètre : 32,0 mm or 14 1⁄4 lignes
- Hauteur : 4,5 mm
- Fréquence : 18’000 a/h
- Réserve de marche : minimum 3 jours
- Denture Moser pour la totalité des roues et pignons
- Mouvement et composants terminés et décorés à la main
- Balancier Moser et spiral Straumann® original avec courbe terminale de Breguet stabilisée 
 
Fonctions
- Heures et minutes
- Indicateur de réserve de marche côté mouvement 
 
Bracelet
- Tissu vert type Nato
- Boucle en acier, avec logo Moser gravé 

Who's who

H. Moser & Cie est probablement la plus méconnue des grandes manufactures, l’une de ces perles cachées de la haute horlogerie qu’affectionne Laurent Picciotto. Qui sait que H. Moser & Cie, dès 1840, dominait le marché horloger au Japon, en Chine, en Perse, au Turkestan, en Russie ? Qui sait que la manufacture produisait pas moins de 70 calibres maisons ?
 
Heinrich Moser était horloger, mais aussi et surtout visionnaire et entrepreneur. Comme tous les esprits libres et en avance sur son temps, il fut d’ailleurs en premier lieu rejeté par sa ville natale, Schaffhouse, alors que celle-ci allait paradoxalement devenir avec IWC un centre horloger de premier plan ! « Les Moser sont des montres qui ne se dévoilent pas d’emblée, contrairement à ce qu’elles peuvent laisser croire », souligne Laurent Picciotto.
 
De même, la personnalité de Heinrich Moser ne se laissait pas appréhender facilement. Bien que fondamentalement attaché à Schaffhouse, c’est à Saint-Petersbourg qu’il exécute la première partie de sa carrière. Il n’y établit pas tout de suite une manufacture mais, comme c’était l’usage en ce temps, un « négoce de montres » de sa propre production ou de pièces venant d’autres constructeurs. Lorsqu’il décide de développer le segment de ses propres mouvements, ce n’est toujours pas à Schaffhouse mais au Locle qu’il s’établit. Et ce n’est pas au marché européen qu’il destine sa production, mais à Nijni Novgorod et à Irbit !
 
Ces deux villes sont en effet les principaux lieux de foire de l’époque, lui assurant un développement commercial rapide qui se traduit notamment par l’embauche de 50 collaborateurs. Toujours à contre-courant, alors que les horlogers suisses et français sont à l’époque les plus réputés, Heinrich Moser emploie des horlogers allemands, russes, italiens et suédois. En parallèle, l’entrepreneur, de retour dans sa ville natale, s’engage dans l’industrialisation de la région et bâtit notamment...des chemins de fer et barrages, toujours en activité en 2012 !
 
Au final, et toujours dans la trajectoire pour le moins atypique de la marque, alors que Heinrich Moser avait bâti, à son décès en 1874, un véritable empire qui offrait de magnifiques perspectives de croissance, sa famille décida de...tout revendre. La partie horlogère fut démantelée, mais Heinrich Moser avait toutefois imposé que le nom de marque « H. Moser & Cie » restât attaché à toute production horlogère qui serait faite sur les fondamentaux qu’il avait bâti. La marque traverse donc les décennies avec plus ou moins de succès, jusqu’en en 2002 quand le Dr Jürgen Lange fait réenregistrer le nom de la marque originale du fondateur au plan international.
 
C’est l’heure de la renaissance de l’entreprise Moser Schaffhausen AG et la réintégration de la lignée des Moser. Aujourd’hui, Roger Nicholas Balsiger, arrière-petit-fils de Heinrich Moser en est président d’honneur. En automne 2005, à l’occasion du 200ème anniversaire de son fondateur Heinrich Moser, l’entreprise faisait sa réapparition sur la scène de l’horlogerie internationale. « Ce sont aujourd’hui des pièces rationnelles et subtiles », souligne Laurent Picciotto. « Nous avons laissé le temps à la marque pour trouver sa place.
 
L’approche reste certes germanique, mais décalée, avec des tons classiques mais peu courants et des fonctions basiques qui dissimulent, côté fond, une véritable haute facture mécanique (grande date, affichage rétrograde, réserve de marche de 7 jours, etc.). Les pièces actuelles reposent sur un véritable cahier des charges dans une approche de puriste qui s’adresse à des personnalités fortes ».
 
Journaliste : Olivier Müller
 
 
 
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