H Moser & Cie - VENTURER SMALL SECONDS PURITY
H Moser & Cie - VENTURER SMALL SECONDS PURITY

VENTURER SMALL SECONDS PURITY

H Moser & Cie | 18'600 € TTC

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L'avis de laurent

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SIMPLICITÉ ET AUTHENTICITÉ

À travers sa série de montres Concept, dont le cadran n’arbore ni index ni logo, H. Moser & Cie. a fait passer un message fort : un véritable produit de luxe sait se passer de marketing et de branding ; il parle de lui-même et est immédiatement identifiable. En misant sur la simplicité absolue, H. Moser & Cie. souhaite rétablir le produit dans le rôle principal, en toute sobriété. Retour à l’essentiel, brillante illustration de la philosophie minimaliste du « Less is more », la collection Venturer Small Seconds Purity s’inscrit dans la même démarche. Et, une fois encore, H. Moser & Cie. apporte la preuve que l’authenticité possède une efficacité et une force rarement atteintes. 
 
A mi-chemin entre les séries Concept et les modèles standards, les cadrans des montres Venturer Small Seconds Purity sont munis d’index à 12, 3, 6 et 9 heures. Le logo, en revanche, est toujours absent, laissant la beauté des cadrans fumés s’épanouir en totale liberté. Comme il était d’usage dans la belle horlogerie et comme c’est toujours le cas sur les montres H. Moser depuis 1828, la signature H. Moser & Cie. ainsi que le blason de la compagnie se trouvent côté mouvement, discret rappel de la tradition. Mis en valeur par le verre saphir bombé et par la finesse de la lunette, les cadrans qui parent les modèles Venturer Small Seconds Purity sont les plus plébiscités de son catalogue : b leu ciel fumé pour le modèle en or blanc et le traditionnel fumé, devenu la signature de la marque, pour la version en or rouge. 
 
H. Moser & Cie. aime mélanger les genres et surprendre. Avec subtilité, elle ajoute un bracelet en cuir de koudou, brut, sauvage, pour ébouriffer les tendances classiques de la Venturer Small Seconds Purity en or blanc. Pour le modèle en or rouge, c’est un somptueux bracelet brun en koudou qui vient réchauffer le cadran fumé, renforçant les reflets incandescents du boîtier de son coloris marron. Le résultat est étonnant, légèrement décalé, et apporte la confirmation que les montres signées – ou non - H. Moser & Cie. sont créées dans le respect de la belle horlogerie de tradition, certes, mais qu’elles s’inscrivent résolument dans la modernité. 
 
Au cœur du boîtier de la Venturer Small Seconds Purity, dont les formes convexes évoquent les années 1960 et qui a été inspiré par les montres de poche historiques, bat le calibre manufacture à remontage manuel HMC 327. Visible à travers le fond saphir, ce mouvement dispose d’une réserve de marche de 3 jours minimum, affichée sur un indicateur au verso de la montre. 
 
Enfin, comme pour tous les modèles créés à partir du 1er janvier 2017, les cadrans de cette collection n’arboreront pas le label Swiss Made, jugé insuffisant par la manufacture de Schaffhouse, dont les créations sont suisses à plus de 95%. 
 

Spécifications techniques

SPÉFICATIONS TECHNIQUES
 
Référence 2327-0207, boitier en or blanc, cadran bleu ciel fumé, bracelet en alligator cousu main.
 
Boîtier 
- Diamètre : 39 mm, hauteur 11,9 mm
- Fond de boîte transparent avec glace saphir
 
Mouvement :
- Calibre manufacture HMC 327 à remontage manuel, diamètre : 32,0 mm, hauteur : 4,5 mm
- Fréquence : 18 000 a/h
- Réserve de marche : minimum 3 jours
- Stop seconde
- Denture Moser pour la totalité des roues et pignons
- Spiral Straumann® original avec courbure terminale Breguet stabilisée
- Mouvement et composants décorés et finis à la main
 
Fonctions :
- Heures et minutes
- Aiguille des secondes excentrée
- Indicateur de la réserve de marche
 
Bracelet :
- Bracelet en alligator cousu main
- Boucle à ardillon en or blanc 18 carats massif

Who's who

H. Moser & Cie est probablement la plus méconnue des grandes manufactures, l’une de ces perles cachées de la haute horlogerie qu’affectionne Laurent Picciotto. Qui sait que H. Moser & Cie, dès 1840, dominait le marché horloger au Japon, en Chine, en Perse, au Turkestan, en Russie ? Qui sait que la manufacture produisait pas moins de 70 calibres maisons ?
 
Heinrich Moser était horloger, mais aussi et surtout visionnaire et entrepreneur. Comme tous les esprits libres et en avance sur son temps, il fut d’ailleurs en premier lieu rejeté par sa ville natale, Schaffhouse, alors que celle-ci allait paradoxalement devenir avec IWC un centre horloger de premier plan ! « Les Moser sont des montres qui ne se dévoilent pas d’emblée, contrairement à ce qu’elles peuvent laisser croire », souligne Laurent Picciotto.
 
De même, la personnalité de Heinrich Moser ne se laissait pas appréhender facilement. Bien que fondamentalement attaché à Schaffhouse, c’est à Saint-Petersbourg qu’il exécute la première partie de sa carrière. Il n’y établit pas tout de suite une manufacture mais, comme c’était l’usage en ce temps, un « négoce de montres » de sa propre production ou de pièces venant d’autres constructeurs. Lorsqu’il décide de développer le segment de ses propres mouvements, ce n’est toujours pas à Schaffhouse mais au Locle qu’il s’établit. Et ce n’est pas au marché européen qu’il destine sa production, mais à Nijni Novgorod et à Irbit !
 
Ces deux villes sont en effet les principaux lieux de foire de l’époque, lui assurant un développement commercial rapide qui se traduit notamment par l’embauche de 50 collaborateurs. Toujours à contre-courant, alors que les horlogers suisses et français sont à l’époque les plus réputés, Heinrich Moser emploie des horlogers allemands, russes, italiens et suédois. En parallèle, l’entrepreneur, de retour dans sa ville natale, s’engage dans l’industrialisation de la région et bâtit notamment...des chemins de fer et barrages, toujours en activité en 2012 !
 
Au final, et toujours dans la trajectoire pour le moins atypique de la marque, alors que Heinrich Moser avait bâti, à son décès en 1874, un véritable empire qui offrait de magnifiques perspectives de croissance, sa famille décida de...tout revendre. La partie horlogère fut démantelée, mais Heinrich Moser avait toutefois imposé que le nom de marque « H. Moser & Cie » restât attaché à toute production horlogère qui serait faite sur les fondamentaux qu’il avait bâti. La marque traverse donc les décennies avec plus ou moins de succès, jusqu’en en 2002 quand le Dr Jürgen Lange fait réenregistrer le nom de la marque originale du fondateur au plan international.
 
C’est l’heure de la renaissance de l’entreprise Moser Schaffhausen AG et la réintégration de la lignée des Moser. Aujourd’hui, Roger Nicholas Balsiger, arrière-petit-fils de Heinrich Moser en est président d’honneur. En automne 2005, à l’occasion du 200ème anniversaire de son fondateur Heinrich Moser, l’entreprise faisait sa réapparition sur la scène de l’horlogerie internationale. « Ce sont aujourd’hui des pièces rationnelles et subtiles », souligne Laurent Picciotto. « Nous avons laissé le temps à la marque pour trouver sa place.
 
L’approche reste certes germanique, mais décalée, avec des tons classiques mais peu courants et des fonctions basiques qui dissimulent, côté fond, une véritable haute facture mécanique (grande date, affichage rétrograde, réserve de marche de 7 jours, etc.). Les pièces actuelles reposent sur un véritable cahier des charges dans une approche de puriste qui s’adresse à des personnalités fortes ».
 
Journaliste : Olivier Müller
 
 
 
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