H Moser & Cie - ENDEAVOUR CENTER SECONDS
H Moser & Cie - ENDEAVOUR CENTER SECONDS

ENDEAVOUR CENTER SECONDS

H Moser & Cie | 19'000 € TTC

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L'avis de laurent

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EN QUÊTE DE LA DIVINE PROPORTION

Heures, minutes, seconde au centre : la montre 3 aiguilles représente en horlogerie un basique incontournable. Reste que la maîtrise des classiques requiert un savoir-faire poussé à l’excellence, où ce sont les détails qui font toute la différence.
 
Pour se distinguer, l’esthétique doit confiner à la perfection, atteindre l’équilibre parfait : justesse des proportions, harmonie des formes, profondeur des couleurs, finitions de haut vol. C’est ce que propose H. Moser & Cie. avec le modèle Endeavour Centre Seconds Automatic. Une montre simple, et pourtant très loin d’être une simple montre.
 
À la puissance d’un design parfaitement abouti, la manufacture de Schaffhouse allie la technicité d’un nouveau calibre à remontage automatique. Simplement Moser. 
Le secret de l’harmonie réside dans l’équilibre et la justesse des proportions. Le modèle Endeavour Centre Seconds en est la parfaite illustration. Avec un boîtier revisité, aux courbes plus dynamiques et aux lignes retravaillées, d’un diamètre de 40 mm, il se présente dans une version munie d’un mouvement à remontage automatique.
 
Tout sonne juste dans ce modèle, depuis le choix des coloris et des matières, jusqu’à son cœur mécanique, 100% suisse. À l’or rouge, H. Moser & Cie. associe son célèbre cadran fumé, véritable signature de la marque, dans un mélange étonnant, contraste chaud/froid, détonnant. Pour le second modèle en or rouge, c’est la carte du bleu nuit fumé, mystérieux, profond, que la manufacture joue. Un bracelet brun en cuir d’alligator donne la note finale à cette ode à la beauté. Pour les modèles en or blanc, H. Moser & Cie. opte pour ses deux cadrans les plus mythiques, le fumé et le Funky Blue, dans une version avec bracelet en cuir noir, plus classique, et avec un cuir de koudou, brut, pour un résultat décalé, sexy, à la modernité affirmée. 
 
Le mouvement qui anime le modèle Endeavour Centre Seconds Automatic est le HMC 200. C’est le dernier né des calibres Moser, entièrement conçu, développé et produit en interne. Il est muni d’un organe réglant manufacturé par Precision Engineering AG, la société sœur de H. Moser & Cie. Décoré des fameuses doubles côtes de Moser, le calibre HMC 200 arbore une grande masse oscillante en or gravé. Garantissant une réserve de marche de 3 jours minimum, ce mouvement automatique est assurément un très bel atout dans le jeu de H. Moser & Cie. , qui signe ici un garde-temps d’une perfection rare. 
 

Spécifications techniques

SPÉCIFICATIONS TECHNIQUES
 
Référence 3200-0200, modèle en Or blanc, cadran fumé, bracelet en alligator noir.
 
Boîtier :
- Or blanc 18 carats 
- diamètre 40 mm, hauteur 10,7 mm 
- Verre saphir et fond de boîte transparent 
 
Mouvement :
- calibre manufacture HMC 200 automatique,
- diamètre : 32,0 mm, hauteur : 5,5 mm 
- Couronne ornée d’un « M »
- Index appliques 
- Fréquence : 21‘600 a/h 
- Système de remontage bidirectionnel automatique à cliquet
- Masse oscillante en or 18 carats massif, avec le blason H. Moser gravé 
- Réserve de marche : minimum 3 jours 
- Spiral Straumann® original avec courbe terminale plate 
- Finition avec côtes de Moser et polissage diamant 
 
Fonctions
- Heures et minutes
- Seconde centrale
 
Bracelet
- Cuir d’alligator cousu main 
- Boucle ardillon en or massif

Who's who

H. Moser & Cie est probablement la plus méconnue des grandes manufactures, l’une de ces perles cachées de la haute horlogerie qu’affectionne Laurent Picciotto. Qui sait que H. Moser & Cie, dès 1840, dominait le marché horloger au Japon, en Chine, en Perse, au Turkestan, en Russie ? Qui sait que la manufacture produisait pas moins de 70 calibres maisons ?
 
Heinrich Moser était horloger, mais aussi et surtout visionnaire et entrepreneur. Comme tous les esprits libres et en avance sur son temps, il fut d’ailleurs en premier lieu rejeté par sa ville natale, Schaffhouse, alors que celle-ci allait paradoxalement devenir avec IWC un centre horloger de premier plan ! « Les Moser sont des montres qui ne se dévoilent pas d’emblée, contrairement à ce qu’elles peuvent laisser croire », souligne Laurent Picciotto.
 
De même, la personnalité de Heinrich Moser ne se laissait pas appréhender facilement. Bien que fondamentalement attaché à Schaffhouse, c’est à Saint-Petersbourg qu’il exécute la première partie de sa carrière. Il n’y établit pas tout de suite une manufacture mais, comme c’était l’usage en ce temps, un « négoce de montres » de sa propre production ou de pièces venant d’autres constructeurs. Lorsqu’il décide de développer le segment de ses propres mouvements, ce n’est toujours pas à Schaffhouse mais au Locle qu’il s’établit. Et ce n’est pas au marché européen qu’il destine sa production, mais à Nijni Novgorod et à Irbit !
 
Ces deux villes sont en effet les principaux lieux de foire de l’époque, lui assurant un développement commercial rapide qui se traduit notamment par l’embauche de 50 collaborateurs. Toujours à contre-courant, alors que les horlogers suisses et français sont à l’époque les plus réputés, Heinrich Moser emploie des horlogers allemands, russes, italiens et suédois. En parallèle, l’entrepreneur, de retour dans sa ville natale, s’engage dans l’industrialisation de la région et bâtit notamment...des chemins de fer et barrages, toujours en activité en 2012 !
 
Au final, et toujours dans la trajectoire pour le moins atypique de la marque, alors que Heinrich Moser avait bâti, à son décès en 1874, un véritable empire qui offrait de magnifiques perspectives de croissance, sa famille décida de...tout revendre. La partie horlogère fut démantelée, mais Heinrich Moser avait toutefois imposé que le nom de marque « H. Moser & Cie » restât attaché à toute production horlogère qui serait faite sur les fondamentaux qu’il avait bâti. La marque traverse donc les décennies avec plus ou moins de succès, jusqu’en en 2002 quand le Dr Jürgen Lange fait réenregistrer le nom de la marque originale du fondateur au plan international.
 
C’est l’heure de la renaissance de l’entreprise Moser Schaffhausen AG et la réintégration de la lignée des Moser. Aujourd’hui, Roger Nicholas Balsiger, arrière-petit-fils de Heinrich Moser en est président d’honneur. En automne 2005, à l’occasion du 200ème anniversaire de son fondateur Heinrich Moser, l’entreprise faisait sa réapparition sur la scène de l’horlogerie internationale. « Ce sont aujourd’hui des pièces rationnelles et subtiles », souligne Laurent Picciotto. « Nous avons laissé le temps à la marque pour trouver sa place.
 
L’approche reste certes germanique, mais décalée, avec des tons classiques mais peu courants et des fonctions basiques qui dissimulent, côté fond, une véritable haute facture mécanique (grande date, affichage rétrograde, réserve de marche de 7 jours, etc.). Les pièces actuelles reposent sur un véritable cahier des charges dans une approche de puriste qui s’adresse à des personnalités fortes ».
 
Journaliste : Olivier Müller
 
 
 
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