H Moser & Cie - H.Moser Flying Hours
H Moser & Cie - H.Moser Flying Hours

H.Moser Flying Hours

H Moser & Cie | 30'500 € TTC

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L'avis de laurent

H. Moser & Cie. : De la haute horlogerie décalée pour les initiés.

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ENDEAVOUR FLYING HOURS : UN NOUVEAU DÉVELOPPEMENT ET UNE APPROCHE INÉDITE POUR H. MOSER & CIE.

H. Moser & Cie. sait que pour innover, il faut savoir se remettre en question. Pour la première fois de son histoire, la manufacture de Schaffhouse revisite sa manière d’afficher l’heure et propose une lecture au moyen de disques.

Ce mécanisme tire son inspiration des systèmes satellitaires, qui ont donné naissance à l’horlogerie moderne et indépendante. Une approche technique, qui respecte l’esthétique élégante et épurée de H. Moser & Cie. tout en offrant un instrument de mesure du temps doté d’une finesse remarquable. La Endeavour Flying Hours représente une étape clé pour la manufacture de Schaffhouse, qui signe un beau développement modulaire, mené sur la base de son calibre à remontage automatique HMC 200, qu’elle fait évoluer pour aboutir au mouvement C806. 

Sur le cadran Funky Blue typique de H. Moser & Cie. tournent plusieurs satellites montés sur des roues à étoiles : au centre, le disque principal, en saphir, affiche les minutes sur un secteur de 240° ; autour, 3 plus petits disques comportent les chiffres des heures. Chaque satellite tourne sur lui-même et dévoile l’heure à travers un affichage qui s’inspire des systèmes satellitaires. Grâce au grand angle de lecture de 240°, la Endeavour Flying Hours offre une lisibilité d’une grande précision. Parfaitement intégrés, au point de devenir quasiment invisibles, les disques des heures se confondent avec le cadran principal, pour une esthétique minimaliste typique de H. Moser & Cie. Afin de faciliter la lisibilité du mécanisme, le chiffre de l’heure en cours apparaît en blanc et va accompagner la course du disque des minutes pendant sa révolution complète, avant de disparaître au profit de l’heure suivante. Un ballet fascinant, hypnotique, dont on ne se lasse pas. 

Du côté technique, cette réalisation marque une belle évolution dans l’histoire de H. Moser & Cie. Le calibre à remontage automatique C806 qui anime la Endeavour Flying Hours a été développé et produit conjointement par HAUTLENCE et H. Moser & Cie., sur la base du calibre HMC 200 de H. Moser. Assurant une réserve de marche de 3 jours minimum, le mouvement C806 est muni d’un système de remontage bidirectionnel animé par une masse oscillante en or rouge massif. L’échappement et le spiral sont de fabrication maison, puisque c’est Precision Engineering AG, société sœur de H. Moser & Cie. et de HAUTLENCE, qui les produit. Une collaboration fructueuse qui ouvre la porte à de nombreuses synergies au sein du groupe familial suisse et indépendant MELB Holding, à qui appartiennent H. Moser & Cie., HAUTLENCE ET Precision Engineering AG. 

Pour le bracelet de la Endeavour Flying Hours, H. Moser & Cie. a choisi du cuir de koudou beige, au fini brut, afin d’ajouter une touche moins conventionnelle à cette création à l’esthétique très raffinée, à l’élégance intemporelle, qui est éditée en série limitée de 60 pièces.

Spécifications techniques

RÉFÉRENCE : 1806-0200 - ÉDITION LIMITÉE À 60 PIÈCES
Modèle en or blanc, cadran Funky Blue muni de 3 disques pour les heures et d’un disque central en saphir pour les minutes, bracelet en cuir de koudou beige.
 
BOITIER
- Or blanc 18 carats massif
- Diamètre : 42,0 mm / hauteur : 12,3 mm
- Verre saphir
- Fond de boîte transparent avec verre saphir
- Couronne vissée ornée d’un « M » 
 
 
CADRAN
- Funky Blue avec décor rayons de soleil
- 1 disque central en saphir pour les minutes
- 3 disques ajourés Funky Blue pour les heures 
 
 
 
MOUVEMENT 
- Calibre manufacture à remontage automatique C806 développé par HAUTLENCE et H. Moser & Cie.
- Masse oscillante en or rouge 18 carats massif
- Diamètre : 32,0 mm
- Hauteur : 6,5 mm
- Fréquence : 21'600 a/h
- 33 rubis
- Réserve de marche : minimum 72 heures
- Système de remontage bidirectionnel automatique
- Spiral Straumann® original avec courbe terminale plate 
 
 
FONCTIONS
- Affichage satellitaire des heures et minutes 
 
 
BRACELET & BOUCLE 
- Cuir de koudou beige
- Boucle à ardillon en or blanc 18 carats massif, avec logo Moser gravé 
 

Who's who

H. Moser & Cie est probablement la plus méconnue des grandes manufactures, l’une de ces perles cachées de la haute horlogerie qu’affectionne Laurent Picciotto. Qui sait que H. Moser & Cie, dès 1840, dominait le marché horloger au Japon, en Chine, en Perse, au Turkestan, en Russie ? Qui sait que la manufacture produisait pas moins de 70 calibres maisons ?

 

Heinrich Moser était horloger, mais aussi et surtout visionnaire et entrepreneur. Comme tous les esprits libres et en avance sur son temps, il fut d’ailleurs en premier lieu rejeté par sa ville natale, Schaffhouse, alors que celle-ci allait paradoxalement devenir avec IWC un centre horloger de premier plan ! « Les Moser sont des montres qui ne se dévoilent pas d’emblée, contrairement à ce qu’elles peuvent laisser croire », souligne Laurent Picciotto.

 

De même, la personnalité de Heinrich Moser ne se laissait pas appréhender facilement. Bien que fondamentalement attaché à Schaffhouse, c’est à Saint-Petersbourg qu’il exécute la première partie de sa carrière. Il n’y établit pas tout de suite une manufacture mais, comme c’était l’usage en ce temps, un « négoce de montres » de sa propre production ou de pièces venant d’autres constructeurs. Lorsqu’il décide de développer le segment de ses propres mouvements, ce n’est toujours pas à Schaffhouse mais au Locle qu’il s’établit. Et ce n’est pas au marché européen qu’il destine sa production, mais à Nijni Novgorod et à Irbit !

 

Ces deux villes sont en effet les principaux lieux de foire de l’époque, lui assurant un développement commercial rapide qui se traduit notamment par l’embauche de 50 collaborateurs. Toujours à contre-courant, alors que les horlogers suisses et français sont à l’époque les plus réputés, Heinrich Moser emploie des horlogers allemands, russes, italiens et suédois. En parallèle, l’entrepreneur, de retour dans sa ville natale, s’engage dans l’industrialisation de la région et bâtit notamment...des chemins de fer et barrages, toujours en activité en 2012 !

 

Au final, et toujours dans la trajectoire pour le moins atypique de la marque, alors que Heinrich Moser avait bâti, à son décès en 1874, un véritable empire qui offrait de magnifiques perspectives de croissance, sa famille décida de...tout revendre. La partie horlogère fut démantelée, mais Heinrich Moser avait toutefois imposé que le nom de marque « H. Moser & Cie » restât attaché à toute production horlogère qui serait faite sur les fondamentaux qu’il avait bâti. La marque traverse donc les décennies avec plus ou moins de succès, jusqu’en en 2002 quand le Dr Jürgen Lange fait réenregistrer le nom de la marque originale du fondateur au plan international.

 

C’est l’heure de la renaissance de l’entreprise Moser Schaffhausen AG et la réintégration de la lignée des Moser. Aujourd’hui, Roger Nicholas Balsiger, arrière-petit-fils de Heinrich Moser en est président d’honneur. En automne 2005, à l’occasion du 200ème anniversaire de son fondateur Heinrich Moser, l’entreprise faisait sa réapparition sur la scène de l’horlogerie internationale. « Ce sont aujourd’hui des pièces rationnelles et subtiles », souligne Laurent Picciotto. « Nous avons laissé le temps à la marque pour trouver sa place.

 

L’approche reste certes germanique, mais décalée, avec des tons classiques mais peu courants et des fonctions basiques qui dissimulent, côté fond, une véritable haute facture mécanique (grande date, affichage rétrograde, réserve de marche de 7 jours, etc.). Les pièces actuelles reposent sur un véritable cahier des charges dans une approche de puriste qui s’adresse à des personnalités fortes ».

 

Journaliste : Olivier Müller

 

 

 

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