H Moser & Cie - H MOSER MAYU CONCEPT (PIÈCE UNIQUE)
H Moser & Cie - H MOSER MAYU CONCEPT (PIÈCE UNIQUE)

H MOSER MAYU CONCEPT (PIÈCE UNIQUE)

H Moser & Cie | 16'000 € TTC

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L'avis de laurent

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L'ESSENCE DE LA MONTRE DE LUXE

  • MAYU : UN HOMMAGE À LA PREMIÈRE ÉPOUSE D‘HEINRICH MOSER

 

MAYU Le nom de la montre est un hommage à la première épouse d‘Heinrich Moser, Charlotte Mayu. C‘est aussi d‘après elle qu‘a été baptisé le siège de la famille, le château de Charlottenfels, près de Schaffhouse. Un garde-temps dessiné avec une élégance extrême: pour une montre mécanique de 9,3 mm d‘épaisseur et un diamètre de 38,8 mm, elle n‘est pas trop grande pour le goût d‘aujourd‘hui.

 

Malgré tout, les horlogers de Moser ont logé un grand barillet dans ce volume. Il en résulte une réserve de marche de 80 heures qui garantit le fonctionnement de la montre même si on ne la remonte pas pendant plus de trois jours.

 

Le diamètre du mouvement Cal. HMC 321.503 de la Mayu se distingue avec pas moins de 32 mm. Dans la langue des horlogers, ceci correspond assez exactement à 14 lignes. Les indices collés, facettés et polis au diamant, mais aussi le cadran avec son ponçage solaire jouent avec les réflexions de la lumière. Les aiguilles de forme tridimensionnelle et utilisées uniquement dans les montres Moser sont adaptées de manière optimale aux dimensions de la montre par leur longueur et leur forme.

 

Sur cette montre aussi, le module d‘échappement interchangeable utilisé pour la première fois chez Moser est un gage de grande exclusivité. Il est une garantie de préservation de sa valeur et favorise le raccourcissement du service de nettoyage nécessaire tous les cinq ans environ avec toutes les montres mécaniques. Une autre spécificité unique au monde est l‘exécution de l‘ancre et de la roue d‘ancre en or massif trempé avec surfaces fonctionnelles optimisées pour la minimisation des frictions et, donc, de l‘usure.

 

 

  • LE VÉRITABLE PARADIGME DE L’HORLOGERIE TRADITIONNELLE 

 

Menée par une jeune équipe dynamique et entreprenante, H. Moser & Cie. se positionne comme un acteur définitivement innovant sur la scène de la haute horlogerie. Au milieu des produits au branding omnipotent et au discours orienté marketing, la manufacture indépendante revient à l’essentiel en présentant une montre d’une pureté absolue. Ce modèle, sans index ni logo, se veut l’antithèse des cadrans surchargés et de certaines fonctionnalités inutiles, recentrant le débat sur un luxe identitaire, humain et orienté sur le but premier de l’horlogerie : indiquer l’heure.

 

Alors que la créativité des horlogers semble n’avoir aucune limite, alors que l’on assiste à l’émergence des montres connectées, H. Moser & Cie. affiche sa différence et lance un garde-temps épuré, véritable retour aux sources et à l’essence même de l’horlogerie. Mettant en scène son célèbre cadran fumé, signature de la marque, sans aucune fioriture, index ou logo, H. Moser & Cie. met à l’honneur l’artisanat du luxe, la beauté du savoir-faire, souvent éclipsés par le marketing sous-jacent, et rappelle que derrière un logo, il y a avant tout des hommes, horlogers ou cadraniers de talent.

 

Avec cette pièce à l’allure résolument vintage, H. Moser & Cie. démontre également qu’un vrai produit de luxe est immédiatement identifiable, même sans logo visible, et sait se passer de marque, à l’image de l’artiste qui ne signe pas sa toile. Un boîtier aux flancs alternant surfaces polies et satinées, un cadran fumé au décor rayons de soleil, des matières nobles – or 18 carats et alligator pour l’habillage -, un mouvement aux finitions traditionnelles : H. Moser & Cie. prône un luxe identitaire.

 

Comme le souligne Edouard Meylan, CEO de H. Moser & Cie., « lorsque nos clients achètent une Moser, ils s’offrent une montre manufacturée au design distinctif, créée par de véritables artisans. Nous donnons le rôle principal au produit et pas à un logo ou des démarches marketing ». En effet, la dernière création de H. Moser & Cie. cache derrière son apparente simplicité plusieurs expertises centenaires.

 

Créé dans le plus pur art du métier de cadranier par l’un de ses partenaires pour H. Moser & Cie., le cadran fumé est devenu une partie intégrante de l’identité de la petite marque de Schaffhouse.

 

Sa sobriété et son élégance dissimulent des techniques éprouvées et un processus de fabrication complexe. Chaque cadran est ainsi usiné de manière traditionnelle, mis en couleur, puis terminé à la main afin d’obtenir le célèbre décor rayon de soleil, subtil jeu de lumière qui s’estompe progressivement vers les bords et confère toute sa beauté à la montre.

 

Ce modèle s’inscrit dans une réflexion philosophique et se présente comme une pièce conceptuelle, reproductible sur demande spéciale. 

 

Spécifications techniques

// PIÈCE UNIQUE // 

 

 

BOITIER

- Or 18k 

- 38,8mm

- Rond en 3 parties

- Verre et fond saphir

 

MOUVEMENT

- Moser cal. HMC 325.503

- Remontage manuel avec authentiques roues coniques

- Réserve de marche : 3 jours 

 

FONCTIONS

- Heures & minutes 

- Affichage réserve de marche côté mouvement

 

CADRAN

- Cadran fumé « cosmic green »

- Verre saphir 

 

BRACELET

- Cuir d'alligator brun

- Boucle ardillon en Or 18k

 

Who's who

H. Moser & Cie est probablement la plus méconnue des grandes manufactures, l’une de ces perles cachées de la haute horlogerie qu’affectionne Laurent Picciotto. Qui sait que H. Moser & Cie, dès 1840, dominait le marché horloger au Japon, en Chine, en Perse, au Turkestan, en Russie ? Qui sait que la manufacture produisait pas moins de 70 calibres maisons ?

 

Heinrich Moser était horloger, mais aussi et surtout visionnaire et entrepreneur. Comme tous les esprits libres et en avance sur son temps, il fut d’ailleurs en premier lieu rejeté par sa ville natale, Schaffhouse, alors que celle-ci allait paradoxalement devenir avec IWC un centre horloger de premier plan ! « Les Moser sont des montres qui ne se dévoilent pas d’emblée, contrairement à ce qu’elles peuvent laisser croire », souligne Laurent Picciotto.

 

De même, la personnalité de Heinrich Moser ne se laissait pas appréhender facilement. Bien que fondamentalement attaché à Schaffhouse, c’est à Saint-Petersbourg qu’il exécute la première partie de sa carrière. Il n’y établit pas tout de suite une manufacture mais, comme c’était l’usage en ce temps, un « négoce de montres » de sa propre production ou de pièces venant d’autres constructeurs. Lorsqu’il décide de développer le segment de ses propres mouvements, ce n’est toujours pas à Schaffhouse mais au Locle qu’il s’établit. Et ce n’est pas au marché européen qu’il destine sa production, mais à Nijni Novgorod et à Irbit !

 

Ces deux villes sont en effet les principaux lieux de foire de l’époque, lui assurant un développement commercial rapide qui se traduit notamment par l’embauche de 50 collaborateurs. Toujours à contre-courant, alors que les horlogers suisses et français sont à l’époque les plus réputés, Heinrich Moser emploie des horlogers allemands, russes, italiens et suédois. En parallèle, l’entrepreneur, de retour dans sa ville natale, s’engage dans l’industrialisation de la région et bâtit notamment...des chemins de fer et barrages, toujours en activité en 2012 !

 

Au final, et toujours dans la trajectoire pour le moins atypique de la marque, alors que Heinrich Moser avait bâti, à son décès en 1874, un véritable empire qui offrait de magnifiques perspectives de croissance, sa famille décida de...tout revendre. La partie horlogère fut démantelée, mais Heinrich Moser avait toutefois imposé que le nom de marque « H. Moser & Cie » restât attaché à toute production horlogère qui serait faite sur les fondamentaux qu’il avait bâti. La marque traverse donc les décennies avec plus ou moins de succès, jusqu’en en 2002 quand le Dr Jürgen Lange fait réenregistrer le nom de la marque originale du fondateur au plan international.

 

C’est l’heure de la renaissance de l’entreprise Moser Schaffhausen AG et la réintégration de la lignée des Moser. Aujourd’hui, Roger Nicholas Balsiger, arrière-petit-fils de Heinrich Moser en est président d’honneur. En automne 2005, à l’occasion du 200ème anniversaire de son fondateur Heinrich Moser, l’entreprise faisait sa réapparition sur la scène de l’horlogerie internationale. « Ce sont aujourd’hui des pièces rationnelles et subtiles », souligne Laurent Picciotto. « Nous avons laissé le temps à la marque pour trouver sa place.

 

L’approche reste certes germanique, mais décalée, avec des tons classiques mais peu courants et des fonctions basiques qui dissimulent, côté fond, une véritable haute facture mécanique (grande date, affichage rétrograde, réserve de marche de 7 jours, etc.). Les pièces actuelles reposent sur un véritable cahier des charges dans une approche de puriste qui s’adresse à des personnalités fortes ».

 

 

Journaliste : Olivier Müller

 

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