HYT - HYT skull green eye
Luc Virginius / Chronopassion
HYT - HYT skull green eye

HYT skull green eye

HYT
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90'000 €

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SKULL Laissez le temps vous regarder droit dans les yeux !

« Reprendre un mouvement existant, lui donner une vague forme de crâne et présenter le tout comme une grande nouveauté, ce n’est pas vraiment notre manière de faire ». 
Vincent Perriard, CEO HYT, va droit au but : la Skull est une rupture, une création ex nihilo de la marque. Nul besoin d’être expert pour un en saisir la puissance. La pièce s’impose au premier regard, simplement parce qu’elle incarne - ou plutôt désincarne - l’essence de HYT : une pièce provocatrice, unique, un concept fort soutenu par une mécanique fluidique qui est devenue la signature de la marque. La Skull est une évidence. Et pourtant, son développement fut tout...sauf évident. 
Horlogerie crânienne 
L’usage du capillaire dans lequel se déplace le fluide horaire est un principe maîtrisé par HYT et ses partenaires. Toutefois, toute modification de forme entraine des recherches de fond. Pour la Skull, la forme crânienne donnée à ce tube de moins d’un millimètre de diamètre fut un véritable défi. En cause : les quatre angles que le capillaire adopte, dont deux presque à 90° à sa base. Ces coudes ont requis un pliage du verre particulièrement délicat. 
« Leur structure verticale, développée dans la H1, nous a servi de base. Mais, en somme, il a fallu revoir la puissance suffisante pour passer ces angles vifs, tout en la maitrisant parfaitement de manière à ce que le fluide indique la bonne heure, en se déplacement à la bonne vitesse et avec une parfaite régularité sur 12 heures ». 
Retour à l’essence du temps 
En cohérence avec le crâne, symbole du dénuement, de l’essentiel, HYT a également choisi de se dispenser de minutes. Ce parti pris audacieux permet deux choses. D’abord, de donner toute son importance au capillaire, unique témoin sensoriel du temps qui passe. Ensuite, de concentrer toute l’attention sur le design architectural de la pièce, ce crâne affirmé, assumé, qui occupe la quasi-totalité du cadran. Dans la même perspective, HYT a choisi, contrairement à ses autres pièces, de masquer presque totalement le mouvement côté cadran. 
Pour donner vie à ce crâne, HYT a multiplié les développements. D’abord, les deux soufflets verticaux sont en action constante : c’est leur imperceptible compression et dépression qui permet au fluide de progresser. 
Ensuite, les yeux de la Skull sont vivants. L’oeil droit est la réserve de marche de la pièce. Grâce à un jeu d’inserts translucides aux teintes nuancées, il va progressivement s’assombrir à mesure que la pièce arrivera au terme de ses 65 heures d’autonomie. L’oeil gauche, lui, cache un disque des secondes, en rotation continue, à peine perceptible. Il faut oser regarder la Skull dans les yeux pour en capturer l’essence, cette vie qui coule, au sens propre, en son for intérieur. 
Dans les deux cas, une légère trame décalquée au motif de nid d’abeille permet de donner du relief et de la profondeur à chacun des yeux. Le crâne de la Skull n’est pas inerte, son mouvement vit en permanence. Il s’anime, au sens le plus noble du terme : il possède une âme. C’est la première création horlogère où l’on ne regarde pas le temps, mais où le temps nous regarde. 
Identité familiale 
« Ce que nous voulions, c’est voir jusqu’où nous pouvions aller en termes de design et de technique. L’objectif, c’était de créer une Skull en rupture totale avec ce que l’on voit en général, et qui exprime en même temps l’ADN de HYT – une création conceptuelle, forte, technique, inédite », résume Vincent Perriard. 
Ces développements ne se limitent d’ailleurs pas au mouvement. Une nouvelle boîte de 51 mm a été créée pour la Skull. HYT y a adjoint de nouvelles cornes plongeantes. Le poussoir unique de remontage de la couronne de mise à l’heure se trouve entre 2h et 3h. Il est aujourd’hui dépourvu de protège couronne. Des inserts latéraux ont également été pratiqués sur sa carrure, permettant de multiples déclinaisons futures. 
La Skull sera proposée en deux versions très limitées. Une de 50 pièces en titane DLC, habillées d’un fluide vert « GREEN EYE », et une 25 pièces en or rose 5N et titane DLC noir, servies par un fluide rouge « RED EYE ».
 

Spécifications techniques

Boîte : titane DLC noir avec finitions brossées, microbillées et polies

- diamètre : 51 mm 
- hauteur : 17,9 mm 
- couronne vissée gainée de caoutchouc 
- dôme titane DLC noir à 6h50 
- glace saphir bombé avec traitement antireflet côté cadran 
- fond saphir vissé 
- étanche jusqu’à 50 mètres. 
 
Fonctions : heures fluidiques verts rétrogrades; secondes 
 
Mouvement : mécanique à remontage manuel, calibre exclusif HYT 
- 28 800 alt/h, 4 Hz, 35 rubis 
- ponts anglés à la main et décorés Côtes de Genève, soufflets rhodiés 
- 65 heures de réserve de marche 
 
Cadran : déstructuré, heures indiquées par un fluide 
- cadran des heures noir, index gris anthracite et chiffres gris 
- disque des secondes (oeil gauche) 
- disque de réserve de marche (oeil droit) 
 
Bracelet : cuire alligator noir, boucle déployante en titane DLC noir 
 
Réf. : 151-TD-41-GF-AB , édition limitée à 50 pièces 
 

 

Who's who

Ils sont tous les deux aussi turbulents, imprévisibles, et ne sont jamais plus à l'aise que lorsque toute l'industrie doute de leurs choix. Au final, ce qui rassemble Vincent Perriard et Laurent Picciotto, c'est peut-être leur insatiable curiosité, celle d'aller là où personne ne pense à aller. Pas par simple goût de la provocation, mais par la volonté de rafraîchir en permanence l'état de l'art horloger.
S'il est toujours préférable de jauger une marque sur la distance plutôt que sur un ‘one shot’, on peut toutefois mesurer la puissance de son ambition par sa première pièce. Chez HYT, Vincent Perriard s'est dit que la mécanique horlogère, c'est bien, mais que la mécanique des fluides, c'est mieux. Et si l'on indiquait l'heure avec un liquide ? 
"Dès le début, lorsque Vincent est venu me voir avec cette idée un peu folle, j'ai trouvé l'approche très ingénieuse", se souvient Laurent Picciotto. "Mais d'emblée, je l'ai mis en garde contre le pur exercice de style, sans lendemain, et le véritable exercice horloger qui, seul, lui assurerait la considération de ses pairs". 
Traduction concrète pour le co-fondateur de cette marque en devenir : développer une véritable mécanique horlogère, un véritable mouvement maison qui donne toute sa légitimité à l'indication fluidique de l'heure. 
"J'avoue avoir effectivement conservé une certaine réserve jusqu'à ce que je puisse enfin voir le mouvement qui allait supporter l'idée", concède Laurent Picciotto. Et là, le doute s'est levé : une mécanique totalement inédite, une vision côté pile qui affiche deux incroyables pistons et dévoile côté face une architecture horlogère traditionnelle. 
De quoi rassurer l'amateur éclairé ? Assurément. Le détaillant regarde pourtant plus loin : "J'ai aussi considéré les équipes, leur passif. J'ai vu chez HYT des gens qui venaient du secteur médical, des chercheurs, des équipes sérieuses qui avaient la volonté de bien faire", renchérit Laurent Picciotto. "Je suis confiant sur leur façon de voir les choses. Il y a des moyens et de la méthode". 
Fin 2012, les premières HYT ont évidemment élu domicile chez Chronopassion, probablement pour une très courte durée au regard d'une demande qui excède déjà très largement l'offre. Pour autant, voilà une marque que l'on reverra souvent : "HYT va trouver son rythme de croisière et s'imposer durablement. C'est également une marque qui va probablement inspirer bien d'autres indépendants", conclut Laurent Picciotto. 
 
Journaliste : Olivier Müller
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