MB&F - Legacy Machine N°1
MB&F - Legacy Machine N°1

Legacy Machine N°1

MB&F | 93'500 € TTC

Disponible
L'avis de laurent

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Legacy Machine 1 : la pierre philosophale

C’est une nouvelle Machine signée Maximilian Busser, mais cette machine n’est pas comme les autres : elle est la pierre inaugurale de la collection Legacy Machine, une montre qui a révolutionné l’horlogerie mécanique en dressant un pont entre tradition – dont MB&F se tenait jusque là à distance respectueuse – et modernité, le parti pris de ce laboratoire qu’est MB&F.

L’aboutissement d’une longue réflexion

La Legacy Machine N°1 met en musique la réponse de Max Busser à la question : que se passerait-il si j’étais né en 1867 au lieu de 1967 ? Pendant plusieurs années de réflexion, les passionnés d’horlogerie que sont les « friends » de MB&F ont étudiés les horloges de l’époque, les mécanisme à chaine-fusée, les différents types de calendrier, de design de balancier, consulté chaque professionnel de la montre, revu leurs collaborations et décrypté les multiples prix qu’ils ont eu pour leurs machines.

Objectif : aboutir à une parfaite synthèse de l’horlogerie classique et moderne. Après avoir travaillé à une fusée horlogère, après avoir créé une arachnophobia, collaboré avec Reuge, créé des boites à musique, obtenu les plus prestigieuses récompenses, notamment au Grand Prix de l’Horlogerie de Genève, le laboratoire conceptuel de Maximilian Busser est parvenu à la Legacy Machine N°1.

Un grand balancier au centre du cadran

Au centre de son cadran se trouve le cœur de son mouvement, le balancier, lui-même en mouvement. Il anime la montre comme le balancier des horloges animait leur mécanique. De part et d’autres, son oscillation anime deux cadrans, chacun représentant une heure différente.

Le laboratoire MB&F est parvenu à proposer avec sa Legacy Machine une grammaire horlogère classique différente de ses Horological Machines, des fusées et boites à musique que l’on connaissait jusqu’à présent et qui ont obtenu, pour leur design, des prix Red Dot comme de prestigieuses récompenses internationales de tous les passionnées d’horlogerie, notamment un Prix au Grand Prix de l’Horlogerie de Genève.

Jouer un tour à l’horlogerie classique

A nouveau, la collaboration des différents « friends » de Max Busser a joué à plein. La montre affiche un cadran en perpétuel mouvement, marquant l’aboutissement de plusieurs années de recherche technique et de design. Cette montre de luxe, la Legacy Machine N°1, joue un tour à l’horlogerie classique avec un mouvement de haute horlogerie entièrement visible côté fond (comme dans les constructions classiques) mais dont le balancier est visible côté cadran, permettant à la mécanique de s’exhiber.

C’est un principe de Machine que le laboratoire conceptuel de Max Busser avait déjà éprouvé avec L’Epée ou Reuge, créant notamment des boites à musique d’un nouveau genre. Là encore, L’Epée et Reuge, qui affichaient jusque là des partis pris classique, avaient su s’adapter à l’esprit et au design des Horological Machines pour créer des mouvements en forme de fusées, des horloges de table en collaboration avec MB&F dont la musique, une fois le mouvement mis en marche, était marquée par la modernité de son concept.

Une montre à inscrire au calendrier des passionnés d’horlogerie

Dans le droit fil de chaque fusée, horloge de table ou des boites à musique, faites avec Reuge ou L’Epée, la Legacy Machine 1 de Max Busser est une montre qui fait le lien entre les horloges classiques d’hier et les années actuelles d’une horlogerie transgressive, remettant le mouvement au centre de la scène, donnant au cadran l’apparence d’une plate-forme où le balancier exprime à chaque oscillation le mouvement de la montre. Cette montre fait d’ores et déjà date dans le calendrier du laboratoire conceptuel de Max Busser. Les passionnés  l’ont déjà consacrée comme lauréate d’un luxe horloger disruptif, fruit d’une collaboration fructueuse au terme de plusieurs années de développement.

Spécifications techniques

BOITIER

- Or rose 18 carats 
- Dimensions: diamètre de 44 mm, hauteur de 16 mm
- Nombre de composants: 65
 

MOTEUR

- Mouvement tridimensionnel, développé en exclusivité pour MB&F par Jean-François Mojon de Chronode et par Kari Voutilainen
- Remontage manuel avec barillet unique
- Réserve de marche: 45 heures
- Balancier: diamètre 14 mm, créé spécialement, avec les quatre vis de réglage traditionnelles, flottant sur le mouvement et les cadrans
- Spiral: avec courbe terminale Breguet, dans une fixation mobile au piton selon la tradition
- Fréquence du balancier: 18'000 a/h, 2,5 Hz
- Nombre de composants: 279
- Nombre de rubis: 23
- Décoration minutieuse entièrement réalisée à la main dans le style du XIXème siècle, biseaux internes des angles polis soulignant la facture manuelle des chanfreins, côtes de Genève, chatons en or avec moulures polies, gravures réalisées à la main.
 

FONCTIONS

- Heures et minutes: deux zones horaires totalement indépendantes, affichées sur deux cadrans; réserve de marche par indicateur vertical unique au monde.
- Couronne : Couronne gauche à 8h pour le réglage de l’heure sur le cadran gauche, couronne droite à 4h pour le réglage de l’heure sur le cadran droit et le remontage.
 

VERRES SAPHIR

- Dôme en verre saphir sur la face et verre saphir sur le fond avec traitement antireflet des deux côtés.

 
BRACELET & BOUCLE
 
- Bracelet en alligator brun cousu à la main
- Boucle ardillon en or pour s’associer à la matière du boîtier.

Who's who

« Surprenant. Maximilian Büsser est définitivement quelqu’un de surprenant ».

Lorsque l’on demande à Laurent Picciotto de tracer les grandes lignes de son histoire avec l’homme fort de MB&F, il y a d’abord un long silence, un air pensif. Par où commencer ? Par la première rencontre alors que « Max » était stagiaire chez Jaeger-LeCoultre ? Lorsqu’il dirigeait Harry Winston Horlogerie ? Lorsqu’il s’est mû en designer agrégeant les plus grands talents horlogers chez MB&F ?

Voilà en effet quelques étapes de la vie de Max Büsser, mais campées par un personnage si différent dans chaque rôle que la continuité est parfois difficile à percevoir. Pourtant, tout a bel et bien commencé il y a 20 ans à Paris entre les deux hommes. Laurent Picciotto a ouvert Chronopassion depuis 3 ans, posant les bases d’une enseigne qui allait devenir référente, mais qui n’est en ce temps qu’un ovni pour quelques (rares) amateurs de haute horlogerie. Le jeune Maximilian Büsser, lui, est fraichement sorti de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Il vient de rentrer chez Jaeger-LeCoultre. Passionné de mécanique horlogère, il ne manque pas, lors de son passage à Paris, de s’arrêter rue Saint Honoré chez Chronopassion. « Il est resté plus de 3 heures », se souvient encore Laurent Picciotto. « Passionné, curieux, posant 1000 questions – un jeune homme atypique et sommes toutes à la culture horlogère déjà plus aboutie qu’il ne le laissait paraître ». Max Büsser restera plus de 7 ans au Marketing de Jaeger-LeCoultre. Il quitte la maison en 1991 pour entrer chez Harry Winston. Le joaillier de la 5ème avenue à NYC avait déjà fait quelques incursions dans le monde horloger, mais sans grand succès. Les premières pièces datent de 1989, le succès n’est pas immédiat. La production est confidentielle, le jeune Max Büsser sème alors les graines d’une horlogerie haut de gamme chez le joailler et atteint rapidement le poste de Managing Director pour le département Rare Timepieces.

C’est à ce moment là que les routes des deux hommes se recroisent. « Je me promenais à Genève », évoque Laurent Picciotto, « lorsqu’un homme en voiture s’arrête à mes côtés. Ce n’était plus le jeune en apprentissage de chez Jaeger, c’était le CEO d’Harry Winston Horlogerie. Je ne le reconnaissais plus, la transformation était même physique ! Il avait véritablement pris le costume du CEO. C’était vraiment surprenant ». Les deux hommes vont alors se voir chaque année dans le cadre d’Harry Winston. La partie horlogère de la marque, sous l’impulsion de Max Büsser, prend corps progressivement, « mais moi, seules les Opus m’intéressaient », glisse, sourire en coin, Laurent Picciotto. Une certaine amitié se noue et lorsque Max Büsser quitte Harry Winston en juillet 2005, les deux hommes se retrouvent une nouvelle fois. « Max m’informe de son nouveau projet, MB&F, pour Maximilian Büsser & Friends. Je ne lui ai dit que trois mots : ‘Je te suis’. Il a été un peu pris de court, alors qu’il ne projetait même pas encore d’implanter la marque en France et qu’il n’y avait pas encore le moindre prototype à l’horizon ! ». L’intuition était la bonne. La première Horological Machine, la HM1, voit le jour deux ans plus tard, en 2007. « Une pièce difficile à saisir, il faut vraiment la mettre au poignet puis attendre un bon quart d’heure avant de se prononcer », se remémore Laurent Picciotto. La suite de l’aventure est connue : il y aura quatre HM, ainsi qu’une LM, pour Legacy Machine, pièce hommage aux inventeurs horlogers esthétiquement plus abordable mais non moins techniquement aboutie.

Chaque pièce MB&F est en effet le fruit de ce que la haute horlogerie compte de plus grands talents, tant en horlogerie à proprement parler qu’en design : Jean-François Mojon, Kari Voutilainen, Peter Speake-Marin, Laurent Besse, Jean-Marc Wiederrecht, Eric Giroud, etc. « Au final, MB&F demande une vraie démarche d’adoption de ses pièces. Max y met une bonne dose d’humour, fruit de son regard désinhibé sur l’horlogerie. C’est définitivement une marque qui apporte de la fraîcheur dans le paysage horloger, qui le secoue juste comme il en avait besoin », conclut Laurent Picciotto. Journaliste : Olivier Müller

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