MB&F - Horological Machine No3 ReBel N°18/18
Luc Virginius / Chronopassion
MB&F - Horological Machine No3 ReBel N°18/18

Horological Machine No3 ReBel N°18/18

MB&F

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Horological Machine No3 ReBel N°18/18 :

Horological Machine No3 ReBel James Dean était le rebelle sans cause de Hollywood. Billy Idol avait un Rebel Yell. Star Wars connaissait son Alliance Rebelle et, aujourd’hui, MB&F bat en brèche le conservatisme de l’establishment avec la HM3 ReBel. Si James Dean était l’incarnation même du Bad Boy au cinéma, MB&F est l’enfant terrible de la Haute Horlogerie, le motard solitaire au blouson de cuir noir alors que tout le monde porte des complets gris et roule en Volvo. Et, contrairement à James Dean, la HM3 ReBel sait exactement qu’elle est sa cause : l’anarchisme horloger ! ReBel : R pour right (la main droite), B pour Black (le boîtier noir). Revêtue de noir, la ReBel est différente, le reflet rock’n’roll de la HM3 dessinée pour être portée au poignet droit, selon un usage cultivé par quelques individualistes.

Et comme pour tous les rebelles véritables, les apparences de la HM3 ReBel sont trompeuses, surtout si vous vous fiez à cette impression de nonchalance désinvolte. Sous la veste en cuir ouverte de la ReBel – ou, plus précisément, son boîtier en or blanc revêtu de PVD noir – les platines et les ponts du mouvement anthracite composent un fond sombre pour mieux mettre en évidence les éclats de lumière projetés par le rotor en or 22 carats. Malgré son allure anarchiste et son architecture peu orthodoxe pour le poignet droit, la HM3 ReBel possède un côté sérieux. Cette sculpture dynamique est une montre-bracelet très technique autant qu’une profession de foi. Les deux cônes jumeaux de la ReBel indiquent les heures et les minutes de manière ergonomique. Celui des heures se distingue par la présence d’un indicateur jour/nuit.

Les capuchons des cônes tronqués sont brasés et non collés pour garantir une étanchéité maximale tandis que les indicateurs rouges des heures et des minutes sont découpés au laser afin d’atteindre l’exceptionnel rapport entre une précision exceptionnelle et la masse minimale requis par ce design. Confectionnées en or blanc, les têtes de vis en feuille de trèfle personnifient les rivets caractéristiques d’un blouson de motard haut de gamme alors que les grands chiffres aisément lisibles de la roue surdimensionnée de date qui entoure le rotor permettent de consulter aisément l’indication désignée par un ingénieux triangle gravé sur le boîtier.

Le rotor et le balancier qui décrivent leurs oscillations sur le sommet donnent un indice que le mouvement de la ReBel, qui comprend non moins de 36 rubis fonctionnels et 304 pièces, est inversé. Il suffit de retourner la Horological Machine pour révéler le secret recelé par un moteur puissant, superbement fini à la main : deux roulements à billes en céramique high-tech, d’un grand diamètre, disposés dans des cages d’un bleu étincelant qui transmettent efficacement l’énergie aux cônes de l’indication temporelle.

Nous sommes convaincus que James Dean aurait porté une HM3 ReBel, que Billy Idol l’aurait célébrée dans une chanson et qu’elle aurait nourri le combat de l’Alliance Rebelle.

 

 

Spécifications techniques

Boitier :
  • Or blanc 18 carats revêtu de PVD noir
  • Nombre de composants du boîtier : 57 
  • Dimensions (sans la couronne et les cornes) : 47 mm x 50 mm x 16 mm 
  • Verres saphir : Les cônes et les deux ouvertures sur le fond sont traités antireflet des deux côtés. 
Mouvement :
  • Mécanisme tridimensionnel
  • 28'800 alternances par heure
Fonctions :
  • Heures et indication jour/nuit sur un cône Minutes sur le second cône Date autour du mouvement
Bracelet :
  • Bracelet et boucle : Bracelet alligator noir cousu à la main avec boucle déployante spécifique en or blanc 18 carats et titane.
Spécial :
  • Édition limitée de 18 pièces

Who's who

« Surprenant. Maximilian Büsser est définitivement quelqu’un de surprenant ». Lorsque l’on demande à Laurent Picciotto de tracer les grandes lignes de son histoire avec l’homme fort de MB&F, il y a d’abord un long silence, un air pensif. Par où commencer ? Par la première rencontre alors que « Max » était stagiaire chez Jaeger-LeCoultre ? Lorsqu’il dirigeait Harry Winston Horlogerie ? Lorsqu’il s’est mû en designer agrégeant les plus grands talents horlogers chez MB&F ? Voilà en effet quelques étapes de la vie de Max Büsser, mais campées par un personnage si différent dans chaque rôle que la continuité est parfois difficile à percevoir. Pourtant, tout a bel et bien commencé il y a 20 ans à Paris entre les deux hommes.

Laurent Picciotto a ouvert Chronopassion depuis 3 ans, posant les bases d’une enseigne qui allait devenir référente, mais qui n’est en ce temps qu’un ovni pour quelques (rares) amateurs de haute horlogerie. Le jeune Maximilian Büsser, lui, est fraichement sorti de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Il vient de rentrer chez Jaeger-LeCoultre. Passionné de mécanique horlogère, il ne manque pas, lors de son passage à Paris, de s’arrêter rue Saint Honoré chez Chronopassion. « Il est resté plus de 3 heures », se souvient encore Laurent Picciotto. « Passionné, curieux, posant 1000 questions – un jeune homme atypique et sommes toutes à la culture horlogère déjà plus aboutie qu’il ne le laissait paraître ».

Max Büsser restera plus de 7 ans au Marketing de Jaeger-LeCoultre. Il quitte la maison en 1991 pour entrer chez Harry Winston. Le joaillier de la 5ème avenue à NYC avait déjà fait quelques incursions dans le monde horloger, mais sans grand succès. Les premières pièces datent de 1989, le succès n’est pas immédiat. La production est confidentielle, le jeune Max Büsser sème alors les graines d’une horlogerie haut de gamme chez le joailler et atteint rapidement le poste de Managing Director pour le département Rare Timepieces. C’est à ce moment là que les routes des deux hommes se recroisent. « Je me promenais à Genève », évoque Laurent Picciotto, « lorsqu’un homme en voiture s’arrête à mes côtés. Ce n’était plus le jeune en apprentissage de chez Jaeger, c’était le CEO d’Harry Winston Horlogerie. Je ne le reconnaissais plus, la transformation était même physique ! Il avait véritablement pris le costume du CEO. C’était vraiment surprenant ».

Les deux hommes vont alors se voir chaque année dans le cadre d’Harry Winston. La partie horlogère de la marque, sous l’impulsion de Max Büsser, prend corps progressivement, « mais moi, seules les Opus m’intéressaient », glisse, sourire en coin, Laurent Picciotto. Une certaine amitié se noue et lorsque Max Büsser quitte Harry Winston en juillet 2005, les deux hommes se retrouvent une nouvelle fois. « Max m’informe de son nouveau projet, MB&F, pour Maximilian Büsser & Friends. Je ne lui ai dit que trois mots : ‘Je te suis’. Il a été un peu pris de court, alors qu’il ne projetait même pas encore d’implanter la marque en France et qu’il n’y avait pas encore le moindre prototype à l’horizon ! ». L’intuition était la bonne. La première Horological Machine, la HM1, voit le jour deux ans plus tard, en 2007. « Une pièce difficile à saisir, il faut vraiment la mettre au poignet puis attendre un bon quart d’heure avant de se prononcer », se remémore Laurent Picciotto.

La suite de l’aventure est connue : il y aura quatre HM, ainsi qu’une LM, pour Legacy Machine, pièce hommage aux inventeurs horlogers esthétiquement plus abordable mais non moins techniquement aboutie. Chaque pièce MB&F est en effet le fruit de ce que la haute horlogerie compte de plus grands talents, tant en horlogerie à proprement parler qu’en design : Jean-François Mojon, Kari Voutilainen, Peter Speake-Marin, Laurent Besse, Jean-Marc Wiederrecht, Eric Giroud, etc.

« Au final, MB&F demande une vraie démarche d’adoption de ses pièces. Max y met une bonne dose d’humour, fruit de son regard désinhibé sur l’horlogerie. C’est définitivement une marque qui apporte de la fraîcheur dans le paysage horloger, qui le secoue juste comme il en avait besoin », conclut Laurent Picciotto.

Journaliste : Olivier Müller

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