MB&F - Megawind
Luc Virginius / Chronopassion
MB&F - Megawind

Megawind

MB&F

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L'avis de laurent

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Temps et puissance… Qui a dit que l'on ne peut pas avoir les deux? Déclinée de la gamme HM3, la MEGAWIND combine un rotor géant en titane et or 22 ct avec des cônes d'indication du temps très lisibles. Les cônes émergent du boîtier asymétrique comme deux monolithes en saphir cerclés d'or. Tournant à l'intérieur des cônes en saphir tronqués, deux cônes en aluminium affichent les heures (à gauche) et les minutes (à droite). L’excellente lisibilité est obtenue grâce aux grands chiffres visibles sur leur face latérale mais aussi à leurs doubles figurant sur leur sommet. Toutefois, si le regard peut être attiré par ces sculptures tridimensionnelles abritant les heures et les minutes, il est probable qu'il sera littéralement hypnotisé par le mouvement du rotor: tranquille mais imperturbable, en forme d'astéro-hache géante, il oscille au-dessus d'un mouvement aux finitions manuelles impeccables. Tandis qu'ils tournent, les bras en titane du rotor - puissants mais très légers - titillent l'oeil en révélant, par intermittence, les oscillations du balancier. Sans contrôle, la puissance n'est rien. MEGAWIND crée l'équilibre parfait des deux.

MEGAWIND abrite le moteur de la HM3, magnifiquement dessiné et réalisé par Jean-Marc Wiederrecht. Il a fallu inverser le mouvement pour placer le rotor et le régulateur sur le côté du cadran. Cela a été rendu possible par deux grands roulements à bille de haute technologie en céramique, que l'on peut admirer à travers le fond, et qui transmettent le temps aux cônes tournants des heures et des minutes situés au-dessus. Des dômes rotatifs de cette taille ont posé un certain nombre de défis techniques. Ils sont usinés dans des blocs d'aluminium massif, matériau choisi pour son ratio poids-résistance optimal qui réduit au minimum absolu les besoins en énergie. Lorsque l'on regarde de près la boîte, composée de 52 pièces différentes, on découvre avec plaisir une foule de détails bien pensés.

Par exemple le pourtour biseauté de la glace en cristal sur le rotor, qui ajoute de l'élégance visuelle à l'ensemble quand les angles attrapent et reflètent la lumière; ou les têtes de vis en or et en forme de trèfles de conception spéciale; ou encore les attaches du bracelet, intégrées avec intelligence. MEGAWIND est disponible en or rose avec rotor en or rose 22 ct ou en or blanc avec rotor en or 22 ct traité en bleu ciel. MEGAWIND Inspiration et réalisation

La première HM3 fut conçue pour permettre d'admirer les superbes finitions d'un mouvement en marche. MEGAWIND participe du même principe: ponts harmonieux, balancier à oscillations rapides, rouages et rotor de remontage automatique emblématique de MB&F, l'astéro-hache, exposé au regard sur le dessus de la boîte. Un principe qui permet à l'oeil d'apprécier pleinement l'art et la manière du moteur de la HM3 en l'attirant à l'intérieur d'un moteur complexe comprenant 270 composants de haute précision aux finitions raffinées. Renversant, le mouvement de la HM3 est aussi renversé (littéralement) afin d'offrir un panorama sans obstacles sur les arcs puissants et gracieux du rotor en or 22 ct et titane, ainsi qu'une vue sur les oscillations à haute vitesse du balancier. Lauréat du Prix du Meilleur horloger concepteur au Grand Prix de l'Horlogerie de Genève 2007, Jean-Marc Wiederrecht s'est vu confier la tâche de transformer les idées de Max Büsser et les dessins du designer Eric Giroud en une réalité horlogère. Avec son équipe d'Agenhor, il a dépassé les attentes. Indications Les cônes des heures et des minutes sont réalisés à partir de blocs d'aluminium massif, réduits à l'épaisseur d'une feuille de papier. Ils sont abrités dans des dômes tridimensionnels tronqués, en or et en saphir, soudés ensemble. Effectuée à haute température, cette soudure esthétiquement belle assure à l'ensemble étanchéité et solidité.

Méga-rotor C'est l'horloger finlandais indépendant Stepan Sarpaneva (co-créateur de la MoonMachine de MB&F) qui a eu l'idée du grand rotor et du nom MEGAWIND. Les deux lames en or 22 ct de cette masse oscillante en forme d'astéro-hache, caractéristique de MB&F, forment ce que l'on appelle un rotor "mystérieux": apparaissant symétrique au lieu d'être visiblement décentré, il semble défier les lois de la physique. Le "mystère" est obtenu en usinant la partie inférieure d'une des lames en or à l'épaisseur d'une lame de rasoir, ce qui permet ainsi de réduire sa masse. Roulement à billes en céramique En général, les indications de temps se situent sur le dessus d'un mouvement, c'est-à-dire côté cadran. Comme le mouvement de la HM3 est inversé, de manière à présenter son fonctionnement, il fallait trouver une solution pour transmettre l'énergie depuis le fond du mouvement jusqu'aux cônes des heures et des minutes situés côté face de la montre. Pignons et rubis standard auraient demandé des rouages complexes générant des frictions et auraient nécessité d'être soutenus par-dessus et par-dessous. Au final, la hauteur du mouvement, et donc de la montre, en aurait été augmentée. Au lieu de cela, la HM3 est équipée de deux roulements à billes high-tech de grand diamètre (15 mm) en céramique permettant de réduire les frictions. De plus, grâce à la rigidité découlant de leur conception et de leur fabrication de très haute précision, ils ne nécessitent de soutien qu'à une extrémité (la base). Résultat: le mouvement est plus fin. 

Spécifications techniques

Caractéristiques techniques 
Mouvement : 
  • Mouvement d'horlogerie tridimensionnel, conçu par Jean-Marc Wiederrecht / Agenhor
  • oscillateur et rouage Sowind
  • Fréquence du balancier: 28'800 alternances par heure
  • Rotor de remontage automatique en 3 parties: moyeu en titane avec sections externes en or 22 ct fixées par 4 rivets Indications du temps transmises par roulements à billes en céramique
  • Nombre de pièces: 270
  • Nombre de rubis: 36 (tous fonctionnels)
Fonctions :
  • Indication des heures sur un cône Indication des minutes sur un second cône
Boîte :
  • Boîtier Disponible en or blanc 18 ct / titane ou en or rose 18 ct / titane
  • Couronne vissée
  • Dimensions (hors couronne et cornes): 47 mm x 50 mm x 17 mm
  • Nombre de composants pour le boîtier: 52
  • Verres saphir Les coupoles en saphir et les glaces avant et arrière bénéficient d'un traitement antireflet sur les deux faces.
Bracelet:
  • Bracelet & boucle Alligator noir cousu main avec boucle déployante en or 18 ct et titane.

Who's who

« Surprenant. Maximilian Büsser est définitivement quelqu’un de surprenant ». Lorsque l’on demande à Laurent Picciotto de tracer les grandes lignes de son histoire avec l’homme fort de MB&F, il y a d’abord un long silence, un air pensif. Par où commencer ? Par la première rencontre alors que « Max » était stagiaire chez Jaeger-LeCoultre ? Lorsqu’il dirigeait Harry Winston Horlogerie ? Lorsqu’il s’est mû en designer agrégeant les plus grands talents horlogers chez MB&F ? Voilà en effet quelques étapes de la vie de Max Büsser, mais campées par un personnage si différent dans chaque rôle que la continuité est parfois difficile à percevoir. Pourtant, tout a bel et bien commencé il y a 20 ans à Paris entre les deux hommes. Laurent Picciotto a ouvert Chronopassion depuis 3 ans, posant les bases d’une enseigne qui allait devenir référente, mais qui n’est en ce temps qu’un ovni pour quelques (rares) amateurs de haute horlogerie. Le jeune Maximilian Büsser, lui, est fraichement sorti de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Il vient de rentrer chez Jaeger-LeCoultre. Passionné de mécanique horlogère, il ne manque pas, lors de son passage à Paris, de s’arrêter rue Saint Honoré chez Chronopassion. « Il est resté plus de 3 heures », se souvient encore Laurent Picciotto. « Passionné, curieux, posant 1000 questions – un jeune homme atypique et sommes toutes à la culture horlogère déjà plus aboutie qu’il ne le laissait paraître ». Max Büsser restera plus de 7 ans au Marketing de Jaeger-LeCoultre. Il quitte la maison en 1991 pour entrer chez Harry Winston. Le joaillier de la 5ème avenue à NYC avait déjà fait quelques incursions dans le monde horloger, mais sans grand succès. Les premières pièces datent de 1989, le succès n’est pas immédiat. La production est confidentielle, le jeune Max Büsser sème alors les graines d’une horlogerie haut de gamme chez le joailler et atteint rapidement le poste de Managing Director pour le département Rare Timepieces. C’est à ce moment là que les routes des deux hommes se recroisent. « Je me promenais à Genève », évoque Laurent Picciotto, « lorsqu’un homme en voiture s’arrête à mes côtés. Ce n’était plus le jeune en apprentissage de chez Jaeger, c’était le CEO d’Harry Winston Horlogerie. Je ne le reconnaissais plus, la transformation était même physique ! Il avait véritablement pris le costume du CEO. C’était vraiment surprenant ». Les deux hommes vont alors se voir chaque année dans le cadre d’Harry Winston. La partie horlogère de la marque, sous l’impulsion de Max Büsser, prend corps progressivement, « mais moi, seules les Opus m’intéressaient », glisse, sourire en coin, Laurent Picciotto. Une certaine amitié se noue et lorsque Max Büsser quitte Harry Winston en juillet 2005, les deux hommes se retrouvent une nouvelle fois. « Max m’informe de son nouveau projet, MB&F, pour Maximilian Büsser & Friends. Je ne lui ai dit que trois mots : ‘Je te suis’. Il a été un peu pris de court, alors qu’il ne projetait même pas encore d’implanter la marque en France et qu’il n’y avait pas encore le moindre prototype à l’horizon ! ». L’intuition était la bonne. La première Horological Machine, la HM1, voit le jour deux ans plus tard, en 2007. « Une pièce difficile à saisir, il faut vraiment la mettre au poignet puis attendre un bon quart d’heure avant de se prononcer », se remémore Laurent Picciotto. La suite de l’aventure est connue : il y aura quatre HM, ainsi qu’une LM, pour Legacy Machine, pièce hommage aux inventeurs horlogers esthétiquement plus abordable mais non moins techniquement aboutie. Chaque pièce MB&F est en effet le fruit de ce que la haute horlogerie compte de plus grands talents, tant en horlogerie à proprement parler qu’en design : Jean-François Mojon, Kari Voutilainen, Peter Speake-Marin, Laurent Besse, Jean-Marc Wiederrecht, Eric Giroud, etc. « Au final, MB&F demande une vraie démarche d’adoption de ses pièces. Max y met une bonne dose d’humour, fruit de son regard désinhibé sur l’horlogerie. C’est définitivement une marque qui apporte de la fraîcheur dans le paysage horloger, qui le secoue juste comme il en avait besoin », conclut Laurent Picciotto.

Journaliste : Olivier Müller

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