MB&F - HM5 Or rose
Luc Virginius / Chronopassion
MB&F - HM5 Or rose

HM5 Or rose

MB&F

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On the road again

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HM 5 Or rose , Série limitée de 66 pièces.

Le véritable système d’affichage de la HM5 RT, à savoir les disques tournants, est relativement simple : les disques des heures et des minutes se chevauchent et sont entièrement recouverts de Super-Luminova. Ce revêtement luminescent est recouvert d’une deuxième couche qui masque tout sauf les grands chiffres d’une hauteur de 8 mm et les laisse ainsi apparaître. 
Bien que les disques tournent à plat au-dessus du mouvement, les indications temporelles s’affichent sur un tableau de bord à l’avant du boîtier. MB&F a collaboré avec un fabricant de verres optiques de haute précision pour développer un prisme réfléchissant en saphir qui renvoie la lumière des chiffres à 90°, avec un grossissement d’environ 20% pour augmenter la lisibilité. 
Les angles du prisme saphir cunéiforme sont calculés avec précision, de sorte que la lumière des chiffres horizontaux soit réfléchie à la verticale sans réfraction (déviation). Une lentille convexe frontale assure le grossissement. En matière de précision optique, le saphir est bien plus difficile à travailler que le verre. Il a donc fallu un long développement et une production méticuleuse pour créer des glaces qui réfléchissent et renvoient la lumière sans la moindre distorsion. 
Comme l’heure est réfléchie, les chiffres sont imprimés en miroir sur les disques. Ils s’affichent alors correctement sur le cadran. Le verre avant n’étant pas noir mais fumé, on peut voir les chiffres arriver et repartir des cadres iridescents qui rappellent la Digitrend originale (elle semblait avoir un affichage LED comme les montres à quartz) et les éclairages d’une supercar lancée à grande vitesse dans la nuit. 
L’affichage vertical frontal fait de la HM5 RT une montre idéale pour les pilotes, puisqu’il n’est pas nécessaire de lâcher le volant pour lire l’heure.

Spécifications techniques

MOTEUR 
  • Moteur horloger tridimensionnel développé par Jean-François Mojon et Vincent Boucard de Chronode, sur une base Sowind 
  • Remontage automatique par rotor «mystère» en or 22 ct en forme d’astérohache 
  • Réserve de marche : 42 heures 
  • Fréquence du balancier : 28’800 a/h, 4 Hz 
  • Nombre de composants : 224 
  • Nombre de rubis : 30 
  • Moteur logé dans un container interne étanche en titane 
FONCTIONS / INDICATIONS 
  • Heures sautantes bidirectionnelles et minutes affichées par prisme saphir réfléchissant avec lentille grossissante intégrée 
  • Système d’ouverture/de fermeture à coulisses sur le côté du boîtier 
BOITÎER 
  • Or rose 18 carats et titane grade 5 avec un container étanche en titane 
  • Bouton coulissant pour ouvrir/fermer les volets 
  • Système à échappement pour l’évacuation d’eau 
  • Dimensions : 51,5 mm x 49 mm x 22,5 mm 
  • Nombre de composants : 80 
  • Etanchéité du carter moteur : 30 m / 90’ / 3 atm 
VERRES SAPHIR 
  • Verre saphir fumé de qualité optique avec couche antireflet et grossissement de 20%. Fond en verre saphir avec traitement antireflet des deux côtés. 
BRACELET ET BOUCLE 
  • Bracelet en caoutchouc sculpté, boucle ardillon en titane 

Who's who

« Surprenant. Maximilian Büsser est définitivement quelqu’un de surprenant ». Lorsque l’on demande à Laurent Picciotto de tracer les grandes lignes de son histoire avec l’homme fort de MB&F, il y a d’abord un long silence, un air pensif. Par où commencer ? Par la première rencontre alors que « Max » était stagiaire chez Jaeger-LeCoultre ? Lorsqu’il dirigeait Harry Winston Horlogerie ? Lorsqu’il s’est mû en designer agrégeant les plus grands talents horlogers chez MB&F ? Voilà en effet quelques étapes de la vie de Max Büsser, mais campées par un personnage si différent dans chaque rôle que la continuité est parfois difficile à percevoir. Pourtant, tout a bel et bien commencé il y a 20 ans à Paris entre les deux hommes. Laurent Picciotto a ouvert Chronopassion depuis 3 ans, posant les bases d’une enseigne qui allait devenir référente, mais qui n’est en ce temps qu’un ovni pour quelques (rares) amateurs de haute horlogerie.
 
Le jeune Maximilian Büsser, lui, est fraichement sorti de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Il vient de rentrer chez Jaeger-LeCoultre. Passionné de mécanique horlogère, il ne manque pas, lors de son passage à Paris, de s’arrêter rue Saint Honoré chez Chronopassion. « Il est resté plus de 3 heures », se souvient encore Laurent Picciotto. « Passionné, curieux, posant 1000 questions – un jeune homme atypique et sommes toutes à la culture horlogère déjà plus aboutie qu’il ne le laissait paraître ». Max Büsser restera plus de 7 ans au Marketing de Jaeger-LeCoultre. Il quitte la maison en 1991 pour entrer chez Harry Winston. Le joaillier de la 5ème avenue à NYC avait déjà fait quelques incursions dans le monde horloger, mais sans grand succès. Les premières pièces datent de 1989, le succès n’est pas immédiat. La production est confidentielle, le jeune Max Büsser sème alors les graines d’une horlogerie haut de gamme chez le joailler et atteint rapidement le poste de Managing Director pour le département Rare Timepieces.
 
C’est à ce moment là que les routes des deux hommes se recroisent. « Je me promenais à Genève », évoque Laurent Picciotto, « lorsqu’un homme en voiture s’arrête à mes côtés. Ce n’était plus le jeune en apprentissage de chez Jaeger, c’était le CEO d’Harry Winston Horlogerie. Je ne le reconnaissais plus, la transformation était même physique ! Il avait véritablement pris le costume du CEO. C’était vraiment surprenant ». Les deux hommes vont alors se voir chaque année dans le cadre d’Harry Winston. La partie horlogère de la marque, sous l’impulsion de Max Büsser, prend corps progressivement, « mais moi, seules les Opus m’intéressaient », glisse, sourire en coin, Laurent Picciotto. Une certaine amitié se noue et lorsque Max Büsser quitte Harry Winston en juillet 2005, les deux hommes se retrouvent une nouvelle fois. « Max m’informe de son nouveau projet, MB&F, pour Maximilian Büsser & Friends. Je ne lui ai dit que trois mots : ‘Je te suis’. Il a été un peu pris de court, alors qu’il ne projetait même pas encore d’implanter la marque en France et qu’il n’y avait pas encore le moindre prototype à l’horizon ! ».
 
L’intuition était la bonne. La première Horological Machine, la HM1, voit le jour deux ans plus tard, en 2007. « Une pièce difficile à saisir, il faut vraiment la mettre au poignet puis attendre un bon quart d’heure avant de se prononcer », se remémore Laurent Picciotto. La suite de l’aventure est connue : il y aura quatre HM, ainsi qu’une LM, pour Legacy Machine, pièce hommage aux inventeurs horlogers esthétiquement plus abordable mais non moins techniquement aboutie. Chaque pièce MB&F est en effet le fruit de ce que la haute horlogerie compte de plus grands talents, tant en horlogerie à proprement parler qu’en design : Jean-François Mojon, Kari Voutilainen, Peter Speake-Marin, Laurent Besse, Jean-Marc Wiederrecht, Eric Giroud, etc. « Au final, MB&F demande une vraie démarche d’adoption de ses pièces. Max y met une bonne dose d’humour, fruit de son regard désinhibé sur l’horlogerie. C’est définitivement une marque qui apporte de la fraîcheur dans le paysage horloger, qui le secoue juste comme il en avait besoin », conclut Laurent Picciotto.
 
Journaliste : Olivier Müller
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