MB&F - MB&F HM5 Macrolon
Luc Virginius / Chronopassion
MB&F - MB&F HM5 Macrolon

MB&F HM5 Macrolon

MB&F | 60'000 € TTC

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L'avis de laurent

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MB&F HM5 Macrolon

Le noir. Une couleur, ou plutôt une absence de couleur, qui ne connaît pas d’équivalent. Alors que les autres couleurs font des passages-éclair sur la scène de la mode, le noir est toujours d’actualité. Il serait donc assez prévisible de revêtir d’une peinture noire, soit de PVD, le boîtier de la HM5.
Mais comme on sait, MB&F emprunte rarement les chemins prévisibles...
Reproduisant fidèlement les lignes profilées des supercars, l’étonnant boîtier de Horological Machine N°5 présente des angles vifs qui rendent le traitement PVD noir particulièrement sensible aux éraflures, plus que sur un design conventionnel.
Aussi, plutôt que de choisir la facilité d’un traitement PVD noir sur le boîtier de la HM5, MB&F s’est lancée dans la recherche d’un matériau noir massif qui:
pourrait être poli et fini comme du métal ; 
semblerait aussi massif et dense que du métal ; 
serait aussi dur que de l’acier. 
Iln’existaitpasdematériauprésentantdetellespropriétés ;MB&Fadoncdemandéàun fournisseur spécialisé de le développer. 
Il a fallu pas moins de 18 mois pour y parvenir: MB&F l’a baptisé CarbonMacrolon. 
Le CarbonMacrolon est un polycarbonate noir dense renforcé par des nanotubes de carbone. Il peut être poli et fini comme de l’acier, il semble aussi massif que lui et il en a la dureté. Profondément noir, il ne nécessite pas de traitement de surface qui pourrait s’égratigner. 
Horological Machine N°5 CarbonMacrolon (HM5 CM) : une allure de supercar, des heures sautantes bidirectionnelles, un moteur logé dans son propre boîtier intérieur étanche, des volets fonctionnels permettant à la lumière de recharger les indications en Super- LumiNova et des pots d’échappement pour drainer l’eau.
Le tout prend place dans un boîtier racé, poli et satiné, en CarbonMacrolon intensément noir qui met en valeur le pourpre/violet iridescent du rotor de remontage automatique et ses rappels autour des chiffres de l’affichage. Ce noir est... la nouvelle incarnation du noir.
La série HM5 CarbonMacrolon est une édition limitée à 66 pièces.
Il n’est pas exagéré d’affirmer que Bayer a changé la face du monde en inventant le polycarbonate révolutionnaire Makrolon® en 1963. Ce matériau quasi incassable est utilisé dans un nombre impressionnant de domaines comme la fabrication de CD, de boîtiers de caméras étanches, d’instruments médicaux, de lentilles de contact, de lunettes de soleil, d’enveloppes d’ordinateurs portables, de composants pour ailes et fuselages d’avions ou de pare-brise pour jets et hélicoptères. Grâce à sa grande stabilité, son excellente résistance à la chaleur, sa malléabilité, sa pérennité et son caractère recyclable respectueux de l’environnement, le Makrolon® est rapidement devenu l’un des matériaux thermoplastiques les plus polyvalents jamais inventés.
Le CarbonMacrolon, spécialement développé pour MB&F, est un matériau composite formé par une matrice en polymère anthracite dans laquelle on injecte des nanotubes de carbone pour augmenter la solidité et la dureté. Les nanotubes de carbone offrent une meilleure résistance à la traction et plus de rigidité que la fibre de carbone traditionnelle. Le CarbonMacrolon de MB&F est un matériau massif noir, lourd et dur, que l’on peur polir et finir comme du métal.
Pour Maximilian Büsser, fondateur de MB&F, grandir dans les années 1970 était synonyme d’une enfance vécue dans un état d’admiration et d’émerveillement permanents. Les avions supersoniques fendaient l’air et l’espace, alors que les puissantes voitures américaines des road-movies envahissaient le grand écran et nourrissaient l’imaginaire.
La Lamborghini Miura inaugura un nouveau genre de supercars italiennes; même à l’arrêt, on les imaginait capables de passer le mur du son. Le jeune Max rêve alors d’être designer automobile. Parallèlement, les lasers, transistors, micro-ondes, aéroglisseurs et réacteurs dorsaux donnent l'impression que ce qui sépare la science de la science-fiction n'est qu'une question de temps.
De plus, avec l’arrivée du quartz, les montres se métamorphosent, passant d’un style de l’époque des grands-parents à un design digne du capitaine Kirk. La HM5 fait revivre ces rêves d’enfant et leur donne un nouveau souffle.
«Imaginez-vous en 1972, prédire que la plupart des gens porteraient encore des montres rondes à trois aiguilles en 2012. Cela aurait semblé totalement improbable, davantage encore que d’imaginer vivre sur Mars ! » Maximilian Büsser
 

Spécifications techniques

MOTEUR
Moteur horloger tridimensionnel développé par Jean-François Mojon et Vincent Boucard de Chronode, sur une base Sowind
Remontage automatique par rotor "mystère" violet en or 22 ct en forme d'astérohache Réserve de marche: 42 heures
Fréquence du balancier: 28’800 a/h, 4 Hz
Nombre de composants: 224
Nombre de rubis: 30
Moteur logé dans un container interne étanche en acier inoxydable
FONCTIONS / INDICATIONS
Heures sautantes bidirectionnelles et minutes affichées par prisme saphir réfléchissant avec lentille grossissante intégrée
Système d'ouverture/de fermeture à coulisses sur le côté du boîtier
BOÎTIER
CarbonMacrolon avec un container étanche en acier inoxydable Bouton coulissant pour ouvrir/fermer les volets
Système à échappement pour l'évacuation d'eau
Dimensions: 51,5 mm x 49 mm x 22,5 mm
Nombre de composants: 80
Etanchéité du carter moteur: 30 m / 90' / 3 atm
VERRES SAPHIR
Verre saphir fumé de qualité optique avec couche antireflet et grossissement de 20%. Fond en verre saphir avec traitement antireflet des deux côtés
BRACELET ET BOUCLE
Bracelet en caoutchouc sculpté, boucle ardillon en titane
 

Who's who

« Surprenant. Maximilian Büsser est définitivement quelqu’un de surprenant ». Lorsque l’on demande à Laurent Picciotto de tracer les grandes lignes de son histoire avec l’homme fort de MB&F, il y a d’abord un long silence, un air pensif. Par où commencer ? Par la première rencontre alors que « Max » était stagiaire chez Jaeger-LeCoultre ? Lorsqu’il dirigeait Harry Winston Horlogerie ? Lorsqu’il s’est mû en designer agrégeant les plus grands talents horlogers chez MB&F ? Voilà en effet quelques étapes de la vie de Max Büsser, mais campées par un personnage si différent dans chaque rôle que la continuité est parfois difficile à percevoir. Pourtant, tout a bel et bien commencé il y a 20 ans à Paris entre les deux hommes. Laurent Picciotto a ouvert Chronopassion depuis 3 ans, posant les bases d’une enseigne qui allait devenir référente, mais qui n’est en ce temps qu’un ovni pour quelques (rares) amateurs de haute horlogerie.

 

Le jeune Maximilian Büsser, lui, est fraichement sorti de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Il vient de rentrer chez Jaeger-LeCoultre. Passionné de mécanique horlogère, il ne manque pas, lors de son passage à Paris, de s’arrêter rue Saint Honoré chez Chronopassion. « Il est resté plus de 3 heures », se souvient encore Laurent Picciotto. « Passionné, curieux, posant 1000 questions – un jeune homme atypique et sommes toutes à la culture horlogère déjà plus aboutie qu’il ne le laissait paraître ». Max Büsser restera plus de 7 ans au Marketing de Jaeger-LeCoultre. Il quitte la maison en 1991 pour entrer chez Harry Winston. Le joaillier de la 5ème avenue à NYC avait déjà fait quelques incursions dans le monde horloger, mais sans grand succès. Les premières pièces datent de 1989, le succès n’est pas immédiat. La production est confidentielle, le jeune Max Büsser sème alors les graines d’une horlogerie haut de gamme chez le joailler et atteint rapidement le poste de Managing Director pour le département Rare Timepieces.

 

C’est à ce moment là que les routes des deux hommes se recroisent. « Je me promenais à Genève », évoque Laurent Picciotto, « lorsqu’un homme en voiture s’arrête à mes côtés. Ce n’était plus le jeune en apprentissage de chez Jaeger, c’était le CEO d’Harry Winston Horlogerie. Je ne le reconnaissais plus, la transformation était même physique ! Il avait véritablement pris le costume du CEO. C’était vraiment surprenant ». Les deux hommes vont alors se voir chaque année dans le cadre d’Harry Winston. La partie horlogère de la marque, sous l’impulsion de Max Büsser, prend corps progressivement, « mais moi, seules les Opus m’intéressaient », glisse, sourire en coin, Laurent Picciotto. Une certaine amitié se noue et lorsque Max Büsser quitte Harry Winston en juillet 2005, les deux hommes se retrouvent une nouvelle fois. « Max m’informe de son nouveau projet, MB&F, pour Maximilian Büsser & Friends. Je ne lui ai dit que trois mots : ‘Je te suis’. Il a été un peu pris de court, alors qu’il ne projetait même pas encore d’implanter la marque en France et qu’il n’y avait pas encore le moindre prototype à l’horizon ! ».

 

L’intuition était la bonne. La première Horological Machine, la HM1, voit le jour deux ans plus tard, en 2007. « Une pièce difficile à saisir, il faut vraiment la mettre au poignet puis attendre un bon quart d’heure avant de se prononcer », se remémore Laurent Picciotto. La suite de l’aventure est connue : il y aura quatre HM, ainsi qu’une LM, pour Legacy Machine, pièce hommage aux inventeurs horlogers esthétiquement plus abordable mais non moins techniquement aboutie. Chaque pièce MB&F est en effet le fruit de ce que la haute horlogerie compte de plus grands talents, tant en horlogerie à proprement parler qu’en design : Jean-François Mojon, Kari Voutilainen, Peter Speake-Marin, Laurent Besse, Jean-Marc Wiederrecht, Eric Giroud, etc. « Au final, MB&F demande une vraie démarche d’adoption de ses pièces. Max y met une bonne dose d’humour, fruit de son regard désinhibé sur l’horlogerie. C’est définitivement une marque qui apporte de la fraîcheur dans le paysage horloger, qui le secoue juste comme il en avait besoin », conclut Laurent Picciotto.

 

Journaliste : Olivier Müller

 
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