MB&F - MB&F LM101 Or Gris
Luc Virginius / Chronopassion
MB&F - MB&F LM101 Or Gris

MB&F LM101 Or Gris

MB&F
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61'200 €

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MB&F LM101 Or Gris

Malgré une taille conventionnelle de 40 mm de diamètre, la Legacy Machine 101 (LM101) est une montre riche en contenu, et plus précisément en contenu historique: elle retrace en effet la période, longue de plus de 100 ans, qui s’est écoulée entre sa source d’inspiration et sa réalisation.
La Legacy Machine 101 incarne et souligne, en quintessence, ce qui est primordial dans une montre mécanique : le balancier, qui détermine la précision de la régulation, la réserve d’énergie disponible jusqu’au prochain remontage et, bien entendu, le temps qui passe.
Enoutre, la LM 101 présente une caractéristique invisible bien particulière : elle abrite le tout premier mouvement MB&F entièrement développé à l’interne.
Visuellement, la LM101 est dominée par un grand balancier suspendu. Ses lentes oscillations incitent l’œil à se rapprocher. Les deux cadrans d’un blanc pur flottent un peu au-dessus de la platine finement soleillée du mouvement. En haut à droite, de superbes aiguilles en or bleui contrastent avec le fond immaculé pour indiquer les heures et les minutes de manière très lisible. En-dessous, un cadran similaire mais plus petit affiche les 45 heures de la réserve de marche.
Comme par magie, le verre saphir qui protège le cadran est quasi invisible. On pourrait croire que l’on peut atteindre et toucher l’imposant balancier au pouvoir hypnotique, suspendu à deux arches finement sculptées dans un bloc massif de métal. L’effet miroir obtenu en surface nécessite plus de cinq heures de polissage.
Au verso de la Legacy Machine 101, le verre est bombé pour réduire l’épaisseur de la carrure et, visuellement, la hauteur de la montre. Il dévoile un mouvement remarquablement fini à la main, avec ponts et platines aux courbes sensuelles. Le style, emprunté aux belles montres de poche d’autrefois, témoigne de l’importance accordée à la légitimité historique.
Si la fidélité au passé s’exprime à travers le raffinement des Côtes de Genève ondulantes, des angles polis, des chatons en or et des vis bleuies, le mouvement de la LM101 ne se limite pas pour autant à cela. C’est un mouvement annonciateur d’une nouvelle ère, le premier à avoir été entièrement conçu et développé par MB&F.
Alors que les finitions et la fidélité au passé relèvent de la responsabilité de l’horloger indépendant primé Kari Voutilainen, l’architecture et la construction sont à 100% MB&F.
 
La Legacy Machine 101 est disponible en or rouge et en or blanc 18 carats.
 

Spécifications techniques

MOTEUR
Mouvement tridimensionnel développé en interne par MB&F Esthétique et finitions réalisées par Kari Voutilainen Remontage manuel, un seul barillet
Réserve de marche : 45 heures
Balancier : modèle spécifique de 14 mm de diamètre doté de quatre vis de réglage traditionnelles, flottant au-dessus du mouvement et des cadrans
Spiral : courbe traditionnelle Breguet et piton mobile Fréquence : 18’000 A/h – 2,5 Hz
Nombre de composants : 229
Nombre de rubis : 23
Chatons : or poli
Finitions : réalisés à la main dans le style du XIXe siècle, angles polis dont des rentrants faits main, côtes de Genève, gravures main
FONCTIONS
Heures, minutes et réserve de marche. Grand balancier suspendu au-dessus des cadrans
BOÎTIER
Disponible en or rouge et en or blanc 18 carats Dimensions : 40 mm de diamètre, 16 mm d’épaisseur Nombre de composants : 35
VERRES SAPHIR
Verre saphir fortement bombé sur le cadran et verre saphir au fond du boîtier. Traitement antireflet sur les deux faces
BRACELET ET BOUCLE
Alligator cousu main noir ou brun, boucle personnalisée en or assortie au boîtier
 

Who's who

« Surprenant. Maximilian Büsser est définitivement quelqu’un de surprenant ». Lorsque l’on demande à Laurent Picciotto de tracer les grandes lignes de son histoire avec l’homme fort de MB&F, il y a d’abord un long silence, un air pensif. Par où commencer ? Par la première rencontre alors que « Max » était stagiaire chez Jaeger-LeCoultre ? Lorsqu’il dirigeait Harry Winston Horlogerie ? Lorsqu’il s’est mû en designer agrégeant les plus grands talents horlogers chez MB&F ? Voilà en effet quelques étapes de la vie de Max Büsser, mais campées par un personnage si différent dans chaque rôle que la continuité est parfois difficile à percevoir. Pourtant, tout a bel et bien commencé il y a 20 ans à Paris entre les deux hommes. Laurent Picciotto a ouvert Chronopassion depuis 3 ans, posant les bases d’une enseigne qui allait devenir référente, mais qui n’est en ce temps qu’un ovni pour quelques (rares) amateurs de haute horlogerie.
 
Le jeune Maximilian Büsser, lui, est fraichement sorti de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Il vient de rentrer chez Jaeger-LeCoultre. Passionné de mécanique horlogère, il ne manque pas, lors de son passage à Paris, de s’arrêter rue Saint Honoré chez Chronopassion. « Il est resté plus de 3 heures », se souvient encore Laurent Picciotto. « Passionné, curieux, posant 1000 questions – un jeune homme atypique et sommes toutes à la culture horlogère déjà plus aboutie qu’il ne le laissait paraître ». Max Büsser restera plus de 7 ans au Marketing de Jaeger-LeCoultre. Il quitte la maison en 1991 pour entrer chez Harry Winston. Le joaillier de la 5ème avenue à NYC avait déjà fait quelques incursions dans le monde horloger, mais sans grand succès. Les premières pièces datent de 1989, le succès n’est pas immédiat. La production est confidentielle, le jeune Max Büsser sème alors les graines d’une horlogerie haut de gamme chez le joailler et atteint rapidement le poste de Managing Director pour le département Rare Timepieces.
 
C’est à ce moment là que les routes des deux hommes se recroisent. « Je me promenais à Genève », évoque Laurent Picciotto, « lorsqu’un homme en voiture s’arrête à mes côtés. Ce n’était plus le jeune en apprentissage de chez Jaeger, c’était le CEO d’Harry Winston Horlogerie. Je ne le reconnaissais plus, la transformation était même physique ! Il avait véritablement pris le costume du CEO. C’était vraiment surprenant ». Les deux hommes vont alors se voir chaque année dans le cadre d’Harry Winston. La partie horlogère de la marque, sous l’impulsion de Max Büsser, prend corps progressivement, « mais moi, seules les Opus m’intéressaient », glisse, sourire en coin, Laurent Picciotto. Une certaine amitié se noue et lorsque Max Büsser quitte Harry Winston en juillet 2005, les deux hommes se retrouvent une nouvelle fois. « Max m’informe de son nouveau projet, MB&F, pour Maximilian Büsser & Friends. Je ne lui ai dit que trois mots : ‘Je te suis’. Il a été un peu pris de court, alors qu’il ne projetait même pas encore d’implanter la marque en France et qu’il n’y avait pas encore le moindre prototype à l’horizon ! ».
 
L’intuition était la bonne. La première Horological Machine, la HM1, voit le jour deux ans plus tard, en 2007. « Une pièce difficile à saisir, il faut vraiment la mettre au poignet puis attendre un bon quart d’heure avant de se prononcer », se remémore Laurent Picciotto. La suite de l’aventure est connue : il y aura quatre HM, ainsi qu’une LM, pour Legacy Machine, pièce hommage aux inventeurs horlogers esthétiquement plus abordable mais non moins techniquement aboutie. Chaque pièce MB&F est en effet le fruit de ce que la haute horlogerie compte de plus grands talents, tant en horlogerie à proprement parler qu’en design : Jean-François Mojon, Kari Voutilainen, Peter Speake-Marin, Laurent Besse, Jean-Marc Wiederrecht, Eric Giroud, etc. « Au final, MB&F demande une vraie démarche d’adoption de ses pièces. Max y met une bonne dose d’humour, fruit de son regard désinhibé sur l’horlogerie. C’est définitivement une marque qui apporte de la fraîcheur dans le paysage horloger, qui le secoue juste comme il en avait besoin », conclut Laurent Picciotto.
 
Journaliste : Olivier Müller
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