MB&F - HMX Black Badger Purple reign
Luc Virginius / Chronopassion
MB&F - HMX Black Badger Purple reign

HMX Black Badger Purple reign

MB&F | 53'400 € TTC

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HMX Black Badger

« Performance Art » né d’une colère latente

 

 

La créativité peut provenir d’une multitude de sources mais, pour le fondateur de Black Badger James Thompson, elle relève essentiellement de la colère — un feu de révolte s’est allumé en lui quand, étudiant, il a été évincé de son cursus suite à une décision administrative qu’il a jugée injuste. Comme MB&F, James Thompson est un outsider qui bouscule l’ordre établi.

 

Et il défend son pré carré créatif avec la plus improbable des armes : un matériau luminescent. James Thompson fabrique des objets tridimensionnels à partir de blocs de lumière !

 

Plus d’une décennie après l’injustice perçue, la colère de James Thompson continue à se manifester, sous la forme d’une lumière éclatante. Il raconte : « Ce n’est pas comme si j’avais essayé et échoué, c’est le fait d’avoir été balayé d’un revers de main, comme une miette de pain sur une table. Aujourd’hui, 12 ans plus tard, je ressens toujours de la colère ! »

 

Pour la collection Performance Art, James Thompson a réinterprété une machine MB&F : HMX, lancée en 2015 à l’occasion du 10e anniversaire de la marque.

 

Pour HMX Black Badger, il a redessiné les cache-culbuteurs du moteur HMX, visibles sous le capot en saphir de type supercar. Ils sont découpés dans son matériau signature, des blocs massifs qui émettent une lumière particulièrement colorée et efficiente.

 

Si les couleurs — Radar Green, Phantom Blue et Purple Reign — attirent l’œil en journée, c’est quand le soleil se couche qu’elles participent vraiment à la fête. La lueur durable émise par le matériau performant se propage dans le compartiment du moteur HMX pour former un sublime halo de lumière.

 

HMX affiche des heures sautantes bidirectionnelles et des minutes traînantes. De jour, la lumière qui rentre à travers le capot transparent charge la surface du moteur et, de nuit, le matériau ultra-luminescent procure un rétroéclairage coloré à l’affichage de l’heure.

 

HMX Black Badger est limitée à 3 séries de 18 pièces en titane grade 5 et acier, avec matériau luminescent Radar Green, Phantom Blue ou Purple Reign.

 

 

Matériau luminescent Black Badger

et composition de l’énergie lumineuse

 

 

Si la plupart des amateurs de montres connaissent le Super-LumiNova luminescent utilisé pour rehausser les aiguilles et index, cette substance est très différente du matériau exclusif Black Badger. Alors que le Super-LumiNova est un liquide qui s’applique en surface et sèche, le matériau Black Badger se présente en blocs massifs que l’on façonne à la main ou à la machine dans la forme désirée. Ce dernier est non seulement très performant pour stocker et diffuser la lumière mais, comme il est solide, il en contient généralement plus et il brille plus fort et plus longtemps.

 

La lumière blanche, dont celle du soleil, est en réalité composée d’ondes lumineuses rouges, vertes et bleues. Il y a en outre les radiations imperceptibles à l’œil nu comme les infrarouges et les ultraviolets, des émissions de rouge et de bleu situées juste au-delà de la limite du visible. Les différentes couleurs, ou fréquences de lumière, contiennent des degrés variables d’énergie, avec les rouges et infrarouges au niveau le plus bas, les bleus et ultraviolets au niveau le plus élevé.

 

Quand un matériau luminescent se charge de lumière blanche, la plus grande quantité d’énergie provient de l’extrémité ultraviolette, la partie du spectre qui contient le plus d’énergie. Cependant, comme le rayonnement ultraviolet ne représente qu’une petite fraction de la lumière blanche émise par la plupart des lampes de poche ou par le soleil, seule une petite partie de la source lumineuse va vraiment charger le matériau. En revanche, compte tenu de sa puissance énergétique, la lumière ultraviolette chargera le matériau beaucoup plus rapidement puisqu’elle se compose exclusivement de lumière à haute énergie, permettant ainsi au matériau luminescent d’absorber l’énergie plus vite.

 

Selon ce phénomène, les sources normales de lumière blanche chargeront plus facilement les matériaux Black Badger Radar Green et Phantom Blue, alors que le Purple Reign absorbe plus d’énergie et nécessite de la lumière ultraviolette.

 

Spécifications techniques

HMX Black Badger

Spécifications techniques

 

 

 

Editions limitées de 3 x 18 pièces en titane grade 5 et acier avec matériau luminescent Radar Green, Phantom Blue ou Purple Reign.

 

Moteur

Moteur horloger tridimensionnel à remontage automatique composé d’heures sautantes et minutes traînantes développé en interne par MB&F sur une base Sellita.

Remontage automatique par un rotor en or 22 cts.

Réserve de marche: 42 heures

Fréquence du balancier: 28’800 a/h, 4 Hz

Nombre de composants: 223

Nombre de rubis: 29

 

Fonctions

Heures sautantes bidirectionnelles et minutes affichées par deux prismes saphir réfléchissants avec lentille grossissante intégrée

Cache-culbuteurs du moteur provenant de blocs massifs ultra-luminescents

 

Boîtier

Titane Grade 5 et acier inoxydable.

Dimensions: 46.8 mm x 44.3 mm x 20.7 mm

Nombre de composants: 44

Etanchéité du carter moteur: 30 m / 90' / 3 atm

 

Verres saphir

Deux verres saphir grossissants, verres saphir pour le dessus, le fond et la face avec traitement antireflet des deux côtés

 

Bracelet et boucle

Bracelet en cuir de veau partiellement perforé avec couleur accordée au mouvement, boucle ardillon en titane.

Who's who

« Surprenant. Maximilian Büsser est définitivement quelqu’un de surprenant ». Lorsque l’on demande à Laurent Picciotto de tracer les grandes lignes de son histoire avec l’homme fort de MB&F, il y a d’abord un long silence, un air pensif. Par où commencer ? Par la première rencontre alors que « Max » était stagiaire chez Jaeger-LeCoultre ? Lorsqu’il dirigeait Harry Winston Horlogerie ? Lorsqu’il s’est mû en designer agrégeant les plus grands talents horlogers chez MB&F ? Voilà en effet quelques étapes de la vie de Max Büsser, mais campées par un personnage si différent dans chaque rôle que la continuité est parfois difficile à percevoir. Pourtant, tout a bel et bien commencé il y a 20 ans à Paris entre les deux hommes. Laurent Picciotto a ouvert Chronopassion depuis 3 ans, posant les bases d’une enseigne qui allait devenir référente, mais qui n’est en ce temps qu’un ovni pour quelques (rares) amateurs de haute horlogerie.

 

Le jeune Maximilian Büsser, lui, est fraichement sorti de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Il vient de rentrer chez Jaeger-LeCoultre. Passionné de mécanique horlogère, il ne manque pas, lors de son passage à Paris, de s’arrêter rue Saint Honoré chez Chronopassion. « Il est resté plus de 3 heures », se souvient encore Laurent Picciotto. « Passionné, curieux, posant 1000 questions – un jeune homme atypique et sommes toutes à la culture horlogère déjà plus aboutie qu’il ne le laissait paraître ». Max Büsser restera plus de 7 ans au Marketing de Jaeger-LeCoultre. Il quitte la maison en 1991 pour entrer chez Harry Winston. Le joaillier de la 5ème avenue à NYC avait déjà fait quelques incursions dans le monde horloger, mais sans grand succès. Les premières pièces datent de 1989, le succès n’est pas immédiat. La production est confidentielle, le jeune Max Büsser sème alors les graines d’une horlogerie haut de gamme chez le joailler et atteint rapidement le poste de Managing Director pour le département Rare Timepieces.

 

C’est à ce moment là que les routes des deux hommes se recroisent. « Je me promenais à Genève », évoque Laurent Picciotto, « lorsqu’un homme en voiture s’arrête à mes côtés. Ce n’était plus le jeune en apprentissage de chez Jaeger, c’était le CEO d’Harry Winston Horlogerie. Je ne le reconnaissais plus, la transformation était même physique ! Il avait véritablement pris le costume du CEO. C’était vraiment surprenant ». Les deux hommes vont alors se voir chaque année dans le cadre d’Harry Winston. La partie horlogère de la marque, sous l’impulsion de Max Büsser, prend corps progressivement, « mais moi, seules les Opus m’intéressaient », glisse, sourire en coin, Laurent Picciotto. Une certaine amitié se noue et lorsque Max Büsser quitte Harry Winston en juillet 2005, les deux hommes se retrouvent une nouvelle fois. « Max m’informe de son nouveau projet, MB&F, pour Maximilian Büsser & Friends. Je ne lui ai dit que trois mots : ‘Je te suis’. Il a été un peu pris de court, alors qu’il ne projetait même pas encore d’implanter la marque en France et qu’il n’y avait pas encore le moindre prototype à l’horizon ! ».

 

L’intuition était la bonne. La première Horological Machine, la HM1, voit le jour deux ans plus tard, en 2007. « Une pièce difficile à saisir, il faut vraiment la mettre au poignet puis attendre un bon quart d’heure avant de se prononcer », se remémore Laurent Picciotto. La suite de l’aventure est connue : il y aura quatre HM, ainsi qu’une LM, pour Legacy Machine, pièce hommage aux inventeurs horlogers esthétiquement plus abordable mais non moins techniquement aboutie. Chaque pièce MB&F est en effet le fruit de ce que la haute horlogerie compte de plus grands talents, tant en horlogerie à proprement parler qu’en design : Jean-François Mojon, Kari Voutilainen, Peter Speake-Marin, Laurent Besse, Jean-Marc Wiederrecht, Eric Giroud, etc. « Au final, MB&F demande une vraie démarche d’adoption de ses pièces. Max y met une bonne dose d’humour, fruit de son regard désinhibé sur l’horlogerie. C’est définitivement une marque qui apporte de la fraîcheur dans le paysage horloger, qui le secoue juste comme il en avait besoin », conclut Laurent Picciotto.

 

Journaliste : Olivier Müller

 
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