MB&F - MB&F LM3 purple limited
Luc Virginius / Chronopassion
MB&F - MB&F LM3 purple limited

MB&F LM3 purple limited

MB&F | 164'400 € TTC

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L'avis de laurent

Edition limitée à 25 piéces

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MB&F LM3 purple limited

Lancée en 2015 et présentée dans des éditions en or rose et en platine, la LM Perpetual est désormais disponible dans deux nouvelles déclinaisons en or blanc : un cadran violet pour l’édition limitée, et un cadran gris pour l’édition non-limitée.
MB&F et l’horloger indépendant irlandais Stephen McDonnell sont partis d’une feuille blanche pour totalement réinventer une des plus traditionnelles complications horlogères: le calendrier perpétuel. Le résultat est la Legacy Machine Perpetual, arborant un mouvement maison visuellement saisissant — développé à partir de zéro dans le but d’éliminer les inconvénients de ses équivalents conventionnels.
Le caractère spectaculaire de la complication, que l’on peut apprécier pleinement côté cadran, n’est que l’un des nombreux avantages offerts par ce nouveau mouvement contrôlé par un processeur mécanique (brevet en attente).
La LM Perpetual se caractérise par un calibre de 581 com- posants complètement intégré — pas de module monté sur un mouvement de base —, doté d’un système révolutionnaire pour calculer le nombre de jours de chaque mois. Côté esthétique, ce calendrier perpétuel réinterprète le design traditionnel de manière holistique, en présentant la complication dans son ensemble, et sans recours à un cadran, le tout surplombé d’un impressionnant balancier suspendu.
Le calendrier perpétuel est l’une des grandes complications traditionnelles. Il effectue le calcul complexe, apparemment aléatoire, du nombre variable de jours dans chaque mois — y compris des 29 jours du mois de février pour les années bissextiles. Cependant, les modèles traditionnels présentent quelques inconvénients: sauts de date malencontreux, dom- mages relativement fréquents si on effectue le réglage quand le changement de date est en cours, et compromis relatifs au montage de modules sur des mouvements de base.
Le mouvement complètement intégré spécifique à la Legacy Machine Perpetual a été conçu de A à Z en vue d’une utilisation sans risque: plus de dates sautées ou de rouages grippés et, grâce à des poussoirs de correction qui se désactivent automatiquement, plus de problèmes aux changements du calendrier.
Les mécanismes traditionnels de calendrier perpétuel prennent pour référence les mois de 31 jours et « suppriment » les quantièmes super us pour ceux qui en comptent moins — ils passent en accéléré sur les dates inutiles au cours du changement de date. Un calendrier perpétuel traditionnel passe du 28 février au 1er mars en faisant dé ler rapidement les 29, 30 et 31 avant de s’arrêter sur le 1er.
Avec la LM Perpetual, le système traditionnel de calendrier perpétuel est inversé. Un « processeur mécanique » remplace l’encombrant système de grand levier conventionnel et prend pour référence le mois de 28 jours, ajoutant les quantièmes nécessaires pour les autres. On obtient le nombre exact de jours pour chaque mois sans passer par un avancement rapide et sans devoir sauter des jours super us. De plus, alors que le calendrier perpétuel traditionnel implique le défilement de 47 mois pour corriger l’année bissextile, la LM Perpetual dispose d’un poussoir spécifique pour la régler instantanément.
Avec le cadran ajouré qui dévoile l’ensemble de la complication et le balancier suspendu, la mécanique parfaitement harmonieuse de la LM Perpetual prend clairement la vedette. Et, grâce à un remarquable subterfuge technique, le fascinant balancier qui plane en hauteur est relié à l’échappement placé au dos du mouvement par ce qui est probablement l’axe de balancier le plus long au monde.
Un système novateur, développé spécialement pour la LM Perpetual, permet aux sous-cadrans de «  otter » au-dessus du mouvement, sans attaches apparentes. Ajourés, ils reposent sur des tenons invisibles, impossibles à placer dans les mécanismes de calendriers perpétuels traditionnels car ils bloqueraient le mouvement du grand levier.
En suivant le tour du cadran dans le sens des aiguilles, on découvre l’affichage des heures et des minutes, niché entre les élégantes arches du balancier, à 12 heures, du jour de la semaine à 3 heures, de la réserve de marche à 4 heures, du mois à 6 heures, du cycle rétrograde des années bissextiles à 7 heures et de la date à 9 heures.
LM Perpetual: la complexité simplifée avec intégrité et élégance.
La Legacy Machine Perpetual est disponible en trois éditions limitées de 25 pièces chacune en platine 950 (cadran bleu), or rose 5N+ 18 carats (cadran gris), et or blanc 18 carats (cadran violet) ; ainsi qu’en édition non-limitée en or blanc 18 carats (cadran gris).
 

Spécifications techniques

3 éditions limitées de 25 pièces chacune en platine 950 (cadran bleu), or rose 5N+ 18 carats (cadran gris), et or blanc 18 carats (cadran violet) ; et en édition non-limitée en or blanc 18 carats (cadran gris).
MOTEUR
Calendrier perpétuel complètement intégré développé pour MB&F par Stephen McDonnell, complication côté cadran, processeur mécanique avec système de sécurité intégré. Remontage manuel avec double barillet. Roue de balancier de 14 mm de diamètre réalisée sur mesure, vis de réglage traditionnelles visibles au sommet du mouvement. Finitions main exceptionnelles dans le style du XIXe siècle : angles rentrants pour rehausser le travail, angles polis, côtes de Genève, gravures main. Réserve de marche : 72 heures
Fréquence : 18’000 A/h / 2,5 Hz Nombre de composants : 581 Nombre de rubis : 41
FONCTIONS/INDICATIONS
Heures, minutes, jour, date, mois, indicateurs d’année bissextile rétrograde et de réserve de marche
BOÎTIER
Matériaux : Or rose 5N+ 18 carats, or blanc 18 carats ou platine 950 Dimensions : 44 mm x 17,5 mm
Nombre de composants : 69
Etanchéité : 30 m / 90’ / 3 atm
VERRES SAPHIR
Verres saphir au recto et au verso, traitement antireflet sur les 2 faces
BRACELET ET BOUCLE
Bracelet alligator cousu main noir, gris ou brun foncé, boucle déployante en or ou platine assortie boîtier.
 

Who's who

« Surprenant. Maximilian Büsser est définitivement quelqu’un de surprenant ». Lorsque l’on demande à Laurent Picciotto de tracer les grandes lignes de son histoire avec l’homme fort de MB&F, il y a d’abord un long silence, un air pensif. Par où commencer ? Par la première rencontre alors que « Max » était stagiaire chez Jaeger-LeCoultre ? Lorsqu’il dirigeait Harry Winston Horlogerie ? Lorsqu’il s’est mû en designer agrégeant les plus grands talents horlogers chez MB&F ? Voilà en effet quelques étapes de la vie de Max Büsser, mais campées par un personnage si différent dans chaque rôle que la continuité est parfois difficile à percevoir. Pourtant, tout a bel et bien commencé il y a 20 ans à Paris entre les deux hommes. Laurent Picciotto a ouvert Chronopassion depuis 3 ans, posant les bases d’une enseigne qui allait devenir référente, mais qui n’est en ce temps qu’un ovni pour quelques (rares) amateurs de haute horlogerie.
 
Le jeune Maximilian Büsser, lui, est fraichement sorti de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Il vient de rentrer chez Jaeger-LeCoultre. Passionné de mécanique horlogère, il ne manque pas, lors de son passage à Paris, de s’arrêter rue Saint Honoré chez Chronopassion. « Il est resté plus de 3 heures », se souvient encore Laurent Picciotto. « Passionné, curieux, posant 1000 questions – un jeune homme atypique et sommes toutes à la culture horlogère déjà plus aboutie qu’il ne le laissait paraître ». Max Büsser restera plus de 7 ans au Marketing de Jaeger-LeCoultre. Il quitte la maison en 1991 pour entrer chez Harry Winston. Le joaillier de la 5ème avenue à NYC avait déjà fait quelques incursions dans le monde horloger, mais sans grand succès. Les premières pièces datent de 1989, le succès n’est pas immédiat. La production est confidentielle, le jeune Max Büsser sème alors les graines d’une horlogerie haut de gamme chez le joailler et atteint rapidement le poste de Managing Director pour le département Rare Timepieces.
 
C’est à ce moment là que les routes des deux hommes se recroisent. « Je me promenais à Genève », évoque Laurent Picciotto, « lorsqu’un homme en voiture s’arrête à mes côtés. Ce n’était plus le jeune en apprentissage de chez Jaeger, c’était le CEO d’Harry Winston Horlogerie. Je ne le reconnaissais plus, la transformation était même physique ! Il avait véritablement pris le costume du CEO. C’était vraiment surprenant ». Les deux hommes vont alors se voir chaque année dans le cadre d’Harry Winston. La partie horlogère de la marque, sous l’impulsion de Max Büsser, prend corps progressivement, « mais moi, seules les Opus m’intéressaient », glisse, sourire en coin, Laurent Picciotto. Une certaine amitié se noue et lorsque Max Büsser quitte Harry Winston en juillet 2005, les deux hommes se retrouvent une nouvelle fois. « Max m’informe de son nouveau projet, MB&F, pour Maximilian Büsser & Friends. Je ne lui ai dit que trois mots : ‘Je te suis’. Il a été un peu pris de court, alors qu’il ne projetait même pas encore d’implanter la marque en France et qu’il n’y avait pas encore le moindre prototype à l’horizon ! ».
 
L’intuition était la bonne. La première Horological Machine, la HM1, voit le jour deux ans plus tard, en 2007. « Une pièce difficile à saisir, il faut vraiment la mettre au poignet puis attendre un bon quart d’heure avant de se prononcer », se remémore Laurent Picciotto. La suite de l’aventure est connue : il y aura quatre HM, ainsi qu’une LM, pour Legacy Machine, pièce hommage aux inventeurs horlogers esthétiquement plus abordable mais non moins techniquement aboutie. Chaque pièce MB&F est en effet le fruit de ce que la haute horlogerie compte de plus grands talents, tant en horlogerie à proprement parler qu’en design : Jean-François Mojon, Kari Voutilainen, Peter Speake-Marin, Laurent Besse, Jean-Marc Wiederrecht, Eric Giroud, etc. « Au final, MB&F demande une vraie démarche d’adoption de ses pièces. Max y met une bonne dose d’humour, fruit de son regard désinhibé sur l’horlogerie. C’est définitivement une marque qui apporte de la fraîcheur dans le paysage horloger, qui le secoue juste comme il en avait besoin », conclut Laurent Picciotto.
 
Journaliste : Olivier Müller
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