MB&F - Horological Machine N° 7 « Aquapod »
Luc Virginius / Chronopassion
MB&F - Horological Machine N° 7 « Aquapod »

Horological Machine N° 7 « Aquapod »

MB&F | 112'000 € TTC

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L'avis de laurent

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Prenez une grande inspiration…

Après avoir repoussé les limites de la mécanique horlogère en se propulsant dans l’espace (HM2, HM3, HM6), dans le ciel (HM4) ou sur les routes et circuits (HM5, HMX, HM8), MB&F plonge dans l’eau avec son Horological Machine N° 7, alias HM7 Aquapod.

 

Le design organique de la HM7 Aquapod, inspiré par une méduse, est contrebalancé par la mécanique horlogère logée à l’intérieur : un tourbillon volant central domine la construction verticale concentrique du mouvement et les indications se propagent autour, telles des vagues sur l’océan. 

 

La HM7 Aquapod a pris vie sous la forme d’une méduse horlogère, grâce à un moteur biomorphique dûment architecturé. Les méduses sont radialement symétriques, l’Aquapod aussi. Alors qu’une méduse s’alimente avec la nourriture saisie par ses tentacules, la HM7 tire son énergie d’un rotor de remontage automatique à tentacules.

 

Alors que les méduses ont un anneau nerveux radialement symétrique en guise de cerveau, l’Aquapod possède des anneaux radialement symétriques pour afficher les heures et les minutes. Alors que les méduses ont une ombrelle ou cloche pour tête, l’Aquapod arbore un imposant tourbillon volant qui régule l’énergie fournie par le rotor et la convertit pour afficher l’heure.

 

Les tentacules du rotor, façonnés dans un bloc de titane massif, forment une structure véritablement tridimensionnelle qui rend l’usinage et les finitions extrêmement difficiles. En dessous des tentacules, une masse en platine assure un remontage puissant et efficace.  

 

Il y a en outre cette lunette en céramique. Bien que l’Horological Machine N° 7 ne soit pas une montre de plongée à proprement parler, elle se porte sans problème dans l’eau. MB&F a donc intégré l’élément que toute montre marine digne de ce nom doit posséder : une lunette tournante unidirectionnelle. Cependant, contrairement à toutes les montres de plongée existantes, l’Aquapod dispose d’une lunette indépendante du boîtier, qui flotte à l’extérieur telle une bouée de sauvetage.

 

Le mouvement à 303 composants, doté de 72 heures de réserve de marche, a été entièrement développé à l’interne par MB&F. Dans la construction sphérique tridimensionnelle, tous les mécanismes — du rotor de remontage à la base au tourbillon volant au sommet, en passant par le barillet et l’affichage des heures et minutes — tournent concentriquement à l’axe central. Les courbes du verre saphir extrêmement bombé se reflètent dans la forme des anneaux de l’affichage. Ils ne sont pas simplement plats et inclinés mais sphériquement incurvés et dotés d’une précision mathématique. 

 

Enfin, comme beaucoup de méduses, la HM7 brille dans la nuit. Elle s’illumine non seulement comme on s’y attend, sur les chiffres des heures et des minutes, mais également autour du mouvement… L’éclairage se porte sur le tourbillon volant et, de surcroît, sur les tentacules du rotor de remontage que l’on peut voir également fonctionner de nuit. 

 

Pour son lancement, la HM7 Aquapod est limitée à 33 exemplaires en titane grade 5 avec lunette bleue et 66 exemplaires en or rose 5N+ avec lunette noire.

 

Spécifications techniques

HM7 Aquapod – Spécifications techniques

Les éditions de lancement HM7 Aquapod sont en titane grade 5 avec lunette bleue et 18ct or rose 5N + avec lunette noire, toutes deux avec des détails luminescents bleus.

 

Moteur

Mouvement à architecture verticale tridimensionnelle et remontage automatique, conçu et développé à l’interne par MB&F.

Tourbillon volant central 60 secondes

Réserve de marche : 72 heures

Fréquence du balancier : 2.5 Hz / 18’000 a/h

Remontage automatique par un rotor tridimensionnel en titane et platine

Nombre de composants : 303

Nombre de rubis : 35

 

Fonctions / indications 

 

Heures et minutes affichées sur deux anneaux sphériques en aluminium / titane supportés par des roulements à billes centraux en céramique 

Lunette tournante unidirectionnelle 

Chiffres, indexes et segments le long du rotor de remontage automatique en Super-LumiNova 

Trois panneaux — en matière luminescente AGT Ultra (Ambient Glow Technology) — placés autour du tourbillon volant
Deux couronnes : remontage du mouvement à gauche, mise à l’heure à droite

 

Boîtier

Construction sphérique
Matériaux : Editions de lancement en titane grade 5 ou en or rose 18ct 5N+
Dimensions : 53.8 mm x 21.3 mm
Nombre de composants : 95
Etanchéité : 50m / 150’/ 5 atm

 

Verres Saphir

Verres saphir supérieur et inférieur traités avec un revêtement antireflets sur les deux faces.

 

Bracelet & boucle 

Bracelet caoutchouc moulé de qualité aéronautique Fluorocarbone FKM 70 Shore A élastomère  avec boucle déployante dans le matériau correspondant au bracelet.

 

Who's who

« Surprenant. Maximilian Büsser est définitivement quelqu’un de surprenant ». Lorsque l’on demande à Laurent Picciotto de tracer les grandes lignes de son histoire avec l’homme fort de MB&F, il y a d’abord un long silence, un air pensif. Par où commencer ? Par la première rencontre alors que « Max » était stagiaire chez Jaeger-LeCoultre ? Lorsqu’il dirigeait Harry Winston Horlogerie ? Lorsqu’il s’est mû en designer agrégeant les plus grands talents horlogers chez MB&F ? Voilà en effet quelques étapes de la vie de Max Büsser, mais campées par un personnage si différent dans chaque rôle que la continuité est parfois difficile à percevoir. Pourtant, tout a bel et bien commencé il y a 20 ans à Paris entre les deux hommes. Laurent Picciotto a ouvert Chronopassion depuis 3 ans, posant les bases d’une enseigne qui allait devenir référente, mais qui n’est en ce temps qu’un ovni pour quelques (rares) amateurs de haute horlogerie.

 

Le jeune Maximilian Büsser, lui, est fraichement sorti de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Il vient de rentrer chez Jaeger-LeCoultre. Passionné de mécanique horlogère, il ne manque pas, lors de son passage à Paris, de s’arrêter rue Saint Honoré chez Chronopassion. « Il est resté plus de 3 heures », se souvient encore Laurent Picciotto. « Passionné, curieux, posant 1000 questions – un jeune homme atypique et sommes toutes à la culture horlogère déjà plus aboutie qu’il ne le laissait paraître ». Max Büsser restera plus de 7 ans au Marketing de Jaeger-LeCoultre. Il quitte la maison en 1991 pour entrer chez Harry Winston. Le joaillier de la 5ème avenue à NYC avait déjà fait quelques incursions dans le monde horloger, mais sans grand succès. Les premières pièces datent de 1989, le succès n’est pas immédiat. La production est confidentielle, le jeune Max Büsser sème alors les graines d’une horlogerie haut de gamme chez le joailler et atteint rapidement le poste de Managing Director pour le département Rare Timepieces.

 

C’est à ce moment là que les routes des deux hommes se recroisent. « Je me promenais à Genève », évoque Laurent Picciotto, « lorsqu’un homme en voiture s’arrête à mes côtés. Ce n’était plus le jeune en apprentissage de chez Jaeger, c’était le CEO d’Harry Winston Horlogerie. Je ne le reconnaissais plus, la transformation était même physique ! Il avait véritablement pris le costume du CEO. C’était vraiment surprenant ». Les deux hommes vont alors se voir chaque année dans le cadre d’Harry Winston. La partie horlogère de la marque, sous l’impulsion de Max Büsser, prend corps progressivement, « mais moi, seules les Opus m’intéressaient », glisse, sourire en coin, Laurent Picciotto. Une certaine amitié se noue et lorsque Max Büsser quitte Harry Winston en juillet 2005, les deux hommes se retrouvent une nouvelle fois. « Max m’informe de son nouveau projet, MB&F, pour Maximilian Büsser & Friends. Je ne lui ai dit que trois mots : ‘Je te suis’. Il a été un peu pris de court, alors qu’il ne projetait même pas encore d’implanter la marque en France et qu’il n’y avait pas encore le moindre prototype à l’horizon ! ».

 

Journaliste : Olivier Müller

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