MB&F - Legacy Machine No 2 Titane
Luc Virginius / Chronopassion
MB&F - Legacy Machine No 2 Titane

Legacy Machine No 2 Titane

MB&F | 157'700 € TTC

Disponible Contactez nous
L'avis de laurent

Voir les autres vues Luc Virginius / Chronopassion

Legacy Machine No 2 Titane

Si la Legacy Machine N°2 Titane (LM2 Ti) suscite immédiatement des regards admiratifs, c’est sûrement grâce à son étonnant cadran vert vif. Cette délicate sophistication, plus frappante que les nombreuses caractéristiques partagées avec les LM2 d’origine, augmente l’attrait du modèle et fait clairement la différence. 

 

Avec leurs lignes arrondies, les majestueux ponts de balancier arqués confèrent à la Legacy Machine N°2 Ti une esthétique plus douce que celle des LM2 originales. L’œil avisé remarquera que la lunette extrêmement polie semble plus fine. Ce n’est pas qu’un trompe-l’œil : elle a été redessinée et elle réduit l’épaisseur de l’élégant boîtier d’un bon millimètre. Le titane Ti-6Al-4V (grade 5), alliage high-tech utilisé dans l’aérospatiale et l’industrie médicale, conjugue parfaitement robustesse et légèreté, garantissant que la LM2 Ti soit séduisante et confortable au poignet. Comme il capte la lumière sous des angles variables, le spectaculaire cadran traité PE-CVD prend vie en jouant constamment des effets moirés et des nuances de vert et de bleu.    

 

Les Legacy Machines réinterprètent de manière étonnante des inventions signées par les plus grands horlogers de l’histoire. Si la Legacy Machine N°2 apparaît contemporaine, avec ses deux balanciers suspendus à quatre arches haut au-dessus du cadran, cela n’a rien de paradoxal. Il ne faut pas s’y tromper, c’est une montre inscrite dans la lignée d’une histoire, longue de 250 ans, tracée par trois des plus grands horlogers qui aient jamais vécu : Abraham-Louis Breguet (1747-1823), Ferdinand Berthoud (1727-1807) et Antide Janvier (1751-1835).  

 

Ces légendes du XVIIIe siècle ont en commun non seulement leur génie créatif mais aussi le fait qu’ils aient construit des pendules et montres à deux balanciers. 

 

Oscillant en hauteur, le double balancier mis à l’honneur dans la LM2 s’inspire des doubles régulateurs historiques et leur rend hommage. Ces mécanismes sont parmi les plus rares dans l’horlogerie. Plus rares encore sont les modèles qui régulent un seul train de rouages – on trouve plus souvent deux mouvements indépendants. Dans la Legacy Machine N°2, la moyenne des marches des balanciers est établie par un différentiel.

 

Sous un dôme en saphir bombé, le cadran de la Legacy Machine N°2, dont la base est en réalité la platine supérieure délicatement décorée du mouvement, est une illustration parfaite de la symétrie. De haut en bas : l’équilibre entre le petit cadran en laque tendue blanche rehaussé d’aiguilles en or bleui, à 12 heures, et le grand différentiel surélevé, à 6 heures. De gauche à droite : l’effet miroir des deux balanciers flottants et de leurs échappements qui se prolonge jusqu’à la position des porte-pitons des spiraux.

Bien que les deux roues de balancier qui oscillent en lévitation attirent et retiennent l’œil du spectateur, c’est le grand différentiel planétaire rehaussé sur le cadran qui est le véritable cœur de la Legacy Machine N°2. Créer un mécanisme de haute précision aussi complexe relève de l’exploit − la rareté des montres à multiples régulateurs reliés par un seul différentiel en témoigne. Son rôle est triple : fournir l’énergie à chacun des régulateurs, enregistrer les cadences de chaque balancier et transmettre la moyenne des marches de ceux-ci au rouage pour, finalement, intervenir dans l’affichage de l’heure.

 

Le mouvement de la Legacy Machine N°2 a été développé, sous la directive de MB&F, par l’horloger Jean-Francois Mojon (Meilleur Horloger au Grand Prix d’Horlogerie de Genève 2010) et son équipe de Chronode. L’esthétique a été placée sous la responsabilité de l’horloger indépendant renommé Kari Voutilainen. Il a défini les superbes finitions main en s’assurant de leur conformité avec les mouvements des montres d’exception du XIXe siècle.   

 

Les finitions raffinées sont sans égal : côtes de Genève impeccables, chatons en or, biseaux polis miroir et angles délibérément rentrants, impossibles à terminer à la machine. Esprit de transparence de MB&F oblige, les noms des deux hommes responsables du mouvement sont gravés à la main au verso.

 

Deux siècles et demi après que trois des plus grands horlogers au monde aient placé deux régulateurs dans leurs mouvements, MB&F rend hommage à leurs oeuvres pionnières en créant la LM2, une montre avec deux balanciers flottant à l’extérieur du mouvement.

 

L’édition de la Legacy Machine N°2 Ti est limitée à 18 exemplaires.

 

Spécifications techniques

Données techniques

 

Legacy Machine N°2 Ti est une édition limitée à 18 exemplaires dotée d’un boitier en alliage de titane Ti-64Al-4V.

 

Moteur :

Mouvement tridimensionnel développé en exclusivité pour MB&F par Jean-François Mojon de Chronode et par Kari Voutilainen

Remontage manuel, barillet unique

Réserve de marche : 45 heures 

Différentiel planétaire comprenant 3 roues et 5 pignons

Deux roues de balanciers, réalisées sur mesure, flottant au-dessus du mouvement et du cadran, 11 mm de diamètre, 4 vis de réglage traditionnelles

Spiraux Breguet à courbe terminale, porte-pitons

Fréquence du balancier : 2.5 Hz / 18’800 a/h 

Nombre de composants : 241 

Nombre de rubis : 44 

Décoration minutieuse entièrement réalisée à la main dans le style du XIXème siècle, biseaux internes des angles polis soulignant la facture manuelle des chanfreins,  côtes de Genève, chatons en or avec moulures polies, gravures réalisées à la main.

 

Fonctions :

Heures et minutes

Différentiel planétaire transmettant la moyenne des marches des balanciers à un seul rouage

 

Boîte :

Matériau : Titane Ti-6Al-4V (grade 5)

Dimensions : 44 mm x 19 mm 

Nombre de composants : 41

Etanchéité : 30 m / 90’ / 3 atm

 

Verres saphir :

Dôme au recto et verre saphir plat au verso, traitement antireflet sur les deux faces

 

Bracelets :

Alligator cousu main avec une boucle ardillon en titane.

 

Who's who

« Surprenant. Maximilian Büsser est définitivement quelqu’un de surprenant ». Lorsque l’on demande à Laurent Picciotto de tracer les grandes lignes de son histoire avec l’homme fort de MB&F, il y a d’abord un long silence, un air pensif. Par où commencer ? Par la première rencontre alors que « Max » était stagiaire chez Jaeger-LeCoultre ? Lorsqu’il dirigeait Harry Winston Horlogerie ? Lorsqu’il s’est mû en designer agrégeant les plus grands talents horlogers chez MB&F ? Voilà en effet quelques étapes de la vie de Max Büsser, mais campées par un personnage si différent dans chaque rôle que la continuité est parfois difficile à percevoir. Pourtant, tout a bel et bien commencé il y a 20 ans à Paris entre les deux hommes. Laurent Picciotto a ouvert Chronopassion depuis 3 ans, posant les bases d’une enseigne qui allait devenir référente, mais qui n’est en ce temps qu’un ovni pour quelques (rares) amateurs de haute horlogerie.

 

Le jeune Maximilian Büsser, lui, est fraichement sorti de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Il vient de rentrer chez Jaeger-LeCoultre. Passionné de mécanique horlogère, il ne manque pas, lors de son passage à Paris, de s’arrêter rue Saint Honoré chez Chronopassion. « Il est resté plus de 3 heures », se souvient encore Laurent Picciotto. « Passionné, curieux, posant 1000 questions – un jeune homme atypique et sommes toutes à la culture horlogère déjà plus aboutie qu’il ne le laissait paraître ». Max Büsser restera plus de 7 ans au Marketing de Jaeger-LeCoultre. Il quitte la maison en 1991 pour entrer chez Harry Winston. Le joaillier de la 5ème avenue à NYC avait déjà fait quelques incursions dans le monde horloger, mais sans grand succès. Les premières pièces datent de 1989, le succès n’est pas immédiat. La production est confidentielle, le jeune Max Büsser sème alors les graines d’une horlogerie haut de gamme chez le joailler et atteint rapidement le poste de Managing Director pour le département Rare Timepieces.

 

C’est à ce moment là que les routes des deux hommes se recroisent. « Je me promenais à Genève », évoque Laurent Picciotto, « lorsqu’un homme en voiture s’arrête à mes côtés. Ce n’était plus le jeune en apprentissage de chez Jaeger, c’était le CEO d’Harry Winston Horlogerie. Je ne le reconnaissais plus, la transformation était même physique ! Il avait véritablement pris le costume du CEO. C’était vraiment surprenant ». Les deux hommes vont alors se voir chaque année dans le cadre d’Harry Winston. La partie horlogère de la marque, sous l’impulsion de Max Büsser, prend corps progressivement, « mais moi, seules les Opus m’intéressaient », glisse, sourire en coin, Laurent Picciotto. Une certaine amitié se noue et lorsque Max Büsser quitte Harry Winston en juillet 2005, les deux hommes se retrouvent une nouvelle fois. « Max m’informe de son nouveau projet, MB&F, pour Maximilian Büsser & Friends. Je ne lui ai dit que trois mots : ‘Je te suis’. Il a été un peu pris de court, alors qu’il ne projetait même pas encore d’implanter la marque en France et qu’il n’y avait pas encore le moindre prototype à l’horizon ! ».

 

Journaliste : Olivier Müller

Lire la suite