MB&F - Horological Machine No1 Titane Grade 5
Luc Virginius / Chronopassion
MB&F - Horological Machine No1 Titane Grade 5

Horological Machine No1 Titane Grade 5

MB&F

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L'avis de laurent

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La Horological Machine No1 est une pièce qui relève autant, sinon davantage, de l'art et de la sculpture que de la microtechnique. La HM1 est un garde-temps d'une originalité absolue qui affiche les heures et les minutes sur des cadrans séparés et possède un tourbillon une minute surélevé au centre, une réserve de marche de sept jours, quatre barillets et un remontage à la fois automatique et manuel. Dans une construction et un design radicalement nouveaux, elle abrite un mouvement inédit de manufacture comprenant 376 composants et 81 rubis fonctionnels. Si l'élément technique le plus apparent du mouvement est le tourbillon une minute situé à l'intersection des deux cadrans, ce sont les quatre barillets massifs qui incarnent les pièces maîtresses du design et de la construction de la HM1. Le caractère tridimensionnel de la Horological Machine No1 s'impose d'emblée, tant par le volume même de la boîte que les multiples niveaux du cadran. La profondeur et la complexité du cadran incitent le regard à adopter un point de vue oblique, bientôt récompensé par la découverte d'un univers qui offre bien davantage que le simple affichage de l'heure. Le bras unique du pont de tourbillon, évocation nostalgique des anciennes montres de poche Breguet, permet en effet aux yeux de l'observateur de pénétrer sans obstacle jusqu'au cœur même du mouvement. Edition limitée de 10 pièces.

Spécifications techniques

Boîtier
  • Titane Grade 5
Diamètre
  • 41 mm x 64 mm x 14 mm
Mouvement
  • Conçu par Laurent Besse et Peter Speake-Marin
Fonctions
  • Heures, Minutes, Tourbillon une minute
Cadran
  • Cristal, Rutherium, Argent
Bracelet
  • Alligator noir

Who's who

« Surprenant. Maximilian Büsser est définitivement quelqu’un de surprenant ». Lorsque l’on demande à Laurent Picciotto de tracer les grandes lignes de son histoire avec l’homme fort de MB&F, il y a d’abord un long silence, un air pensif. Par où commencer ? Par la première rencontre alors que « Max » était stagiaire chez Jaeger-LeCoultre ? Lorsqu’il dirigeait Harry Winston Horlogerie ? Lorsqu’il s’est mû en designer agrégeant les plus grands talents horlogers chez MB&F ? Voilà en effet quelques étapes de la vie de Max Büsser, mais campées par un personnage si différent dans chaque rôle que la continuité est parfois difficile à percevoir. Pourtant, tout a bel et bien commencé il y a 20 ans à Paris entre les deux hommes. Laurent Picciotto a ouvert Chronopassion depuis 3 ans, posant les bases d’une enseigne qui allait devenir référente, mais qui n’est en ce temps qu’un ovni pour quelques (rares) amateurs de haute horlogerie. Le jeune Maximilian Büsser, lui, est fraichement sorti de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Il vient de rentrer chez Jaeger-LeCoultre. Passionné de mécanique horlogère, il ne manque pas, lors de son passage à Paris, de s’arrêter rue Saint Honoré chez Chronopassion. « Il est resté plus de 3 heures », se souvient encore Laurent Picciotto. « Passionné, curieux, posant 1000 questions – un jeune homme atypique et sommes toutes à la culture horlogère déjà plus aboutie qu’il ne le laissait paraître ». Max Büsser restera plus de 7 ans au Marketing de Jaeger-LeCoultre. Il quitte la maison en 1991 pour entrer chez Harry Winston. Le joaillier de la 5ème avenue à NYC avait déjà fait quelques incursions dans le monde horloger, mais sans grand succès. Les premières pièces datent de 1989, le succès n’est pas immédiat. La production est confidentielle, le jeune Max Büsser sème alors les graines d’une horlogerie haut de gamme chez le joailler et atteint rapidement le poste de Managing Director pour le département Rare Timepieces. C’est à ce moment là que les routes des deux hommes se recroisent. « Je me promenais à Genève », évoque Laurent Picciotto, « lorsqu’un homme en voiture s’arrête à mes côtés. Ce n’était plus le jeune en apprentissage de chez Jaeger, c’était le CEO d’Harry Winston Horlogerie. Je ne le reconnaissais plus, la transformation était même physique ! Il avait véritablement pris le costume du CEO. C’était vraiment surprenant ». Les deux hommes vont alors se voir chaque année dans le cadre d’Harry Winston. La partie horlogère de la marque, sous l’impulsion de Max Büsser, prend corps progressivement, « mais moi, seules les Opus m’intéressaient », glisse, sourire en coin, Laurent Picciotto. Une certaine amitié se noue et lorsque Max Büsser quitte Harry Winston en juillet 2005, les deux hommes se retrouvent une nouvelle fois. « Max m’informe de son nouveau projet, MB&F, pour Maximilian Büsser & Friends. Je ne lui ai dit que trois mots : ‘Je te suis’. Il a été un peu pris de court, alors qu’il ne projetait même pas encore d’implanter la marque en France et qu’il n’y avait pas encore le moindre prototype à l’horizon ! ». L’intuition était la bonne. La première Horological Machine, la HM1, voit le jour deux ans plus tard, en 2007. « Une pièce difficile à saisir, il faut vraiment la mettre au poignet puis attendre un bon quart d’heure avant de se prononcer », se remémore Laurent Picciotto. La suite de l’aventure est connue : il y aura quatre HM, ainsi qu’une LM, pour Legacy Machine, pièce hommage aux inventeurs horlogers esthétiquement plus abordable mais non moins techniquement aboutie. Chaque pièce MB&F est en effet le fruit de ce que la haute horlogerie compte de plus grands talents, tant en horlogerie à proprement parler qu’en design : Jean-François Mojon, Kari Voutilainen, Peter Speake-Marin, Laurent Besse, Jean-Marc Wiederrecht, Eric Giroud, etc. « Au final, MB&F demande une vraie démarche d’adoption de ses pièces. Max y met une bonne dose d’humour, fruit de son regard désinhibé sur l’horlogerie. C’est définitivement une marque qui apporte de la fraîcheur dans le paysage horloger, qui le secoue juste comme il en avait besoin », conclut Laurent Picciotto.
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