MB&F - Horological Machine No2
Luc Virginius / Chronopassion
MB&F - Horological Machine No2

Horological Machine No2

MB&F

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L'avis de laurent

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Tout en respectant la tradition sans être entravé par elle, la Horological Machine No2 (HM2) est conçue et réalisée de manière holistique comme un instrument à mesurer le temps en trois dimensions pour le poignet. Les fonctions et les indications ont été imaginées afin de s'accorder aux spécialisations de Jean-Marc Wiederrecht, l'horloger créateur de la HM2. HM2 est le premier mouvement mécanique au monde à offrir une heure sautante instantanée, des minutes concentriques rétrogrades, une date rétrograde, une phase de lune à deux hémisphères et un remontage automatique. Avec un nombre total de pièces supérieur à 450 pour le boîtier et le mouvement, la HM2 est une machine d'une fascinante complexité. Son raffinement technique se conjugue cependant avec les exigences d'une fonctionnalité simple et fiable. Le mouvement possède un mécanisme d'heure sautante/rétrograde particulièrement performant, développé par Jean-Marc Wiederrecht. La fabrication de la forme complexe du boîtier de la HM2 - avec son volume architectural, d'audacieux arcs-boutants, des hublots boulonnés et un dispositif de sécurité coulissant pour la couronne - a été uniquement possible par l'utilisation d'une approche modulaire novatrice: une méthode inspirée par les assemblages de Meccano issus de l'enfance de Maximilian Büsser!

Spécifications techniques

Boîtier
  • Or blanc et titane
Diamètre
  • 59 mm x 38 mm x 13 mm
Mouvement
  • Mouvement tridimensionnel développé par Jean-Marc Wiederrecht
Fonctions
  • Heures sautantes, Minutes rétrogrades, Date rétrograde, Phase de lune à deux hémisphères
Cadran
  • Spécial!
Bracelet
  • Alligator noir

Who's who

« Surprenant. Maximilian Büsser est définitivement quelqu’un de surprenant ». Lorsque l’on demande à Laurent Picciotto de tracer les grandes lignes de son histoire avec l’homme fort de MB&F, il y a d’abord un long silence, un air pensif. Par où commencer ? Par la première rencontre alors que « Max » était stagiaire chez Jaeger-LeCoultre ? Lorsqu’il dirigeait Harry Winston Horlogerie ? Lorsqu’il s’est mû en designer agrégeant les plus grands talents horlogers chez MB&F ? Voilà en effet quelques étapes de la vie de Max Büsser, mais campées par un personnage si différent dans chaque rôle que la continuité est parfois difficile à percevoir. Pourtant, tout a bel et bien commencé il y a 20 ans à Paris entre les deux hommes. Laurent Picciotto a ouvert Chronopassion depuis 3 ans, posant les bases d’une enseigne qui allait devenir référente, mais qui n’est en ce temps qu’un ovni pour quelques (rares) amateurs de haute horlogerie. Le jeune Maximilian Büsser, lui, est fraichement sorti de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Il vient de rentrer chez Jaeger-LeCoultre. Passionné de mécanique horlogère, il ne manque pas, lors de son passage à Paris, de s’arrêter rue Saint Honoré chez Chronopassion. « Il est resté plus de 3 heures », se souvient encore Laurent Picciotto. « Passionné, curieux, posant 1000 questions – un jeune homme atypique et sommes toutes à la culture horlogère déjà plus aboutie qu’il ne le laissait paraître ». Max Büsser restera plus de 7 ans au Marketing de Jaeger-LeCoultre. Il quitte la maison en 1991 pour entrer chez Harry Winston. Le joaillier de la 5ème avenue à NYC avait déjà fait quelques incursions dans le monde horloger, mais sans grand succès. Les premières pièces datent de 1989, le succès n’est pas immédiat. La production est confidentielle, le jeune Max Büsser sème alors les graines d’une horlogerie haut de gamme chez le joailler et atteint rapidement le poste de Managing Director pour le département Rare Timepieces. C’est à ce moment là que les routes des deux hommes se recroisent. « Je me promenais à Genève », évoque Laurent Picciotto, « lorsqu’un homme en voiture s’arrête à mes côtés. Ce n’était plus le jeune en apprentissage de chez Jaeger, c’était le CEO d’Harry Winston Horlogerie. Je ne le reconnaissais plus, la transformation était même physique ! Il avait véritablement pris le costume du CEO. C’était vraiment surprenant ». Les deux hommes vont alors se voir chaque année dans le cadre d’Harry Winston. La partie horlogère de la marque, sous l’impulsion de Max Büsser, prend corps progressivement, « mais moi, seules les Opus m’intéressaient », glisse, sourire en coin, Laurent Picciotto. Une certaine amitié se noue et lorsque Max Büsser quitte Harry Winston en juillet 2005, les deux hommes se retrouvent une nouvelle fois. « Max m’informe de son nouveau projet, MB&F, pour Maximilian Büsser & Friends. Je ne lui ai dit que trois mots : ‘Je te suis’. Il a été un peu pris de court, alors qu’il ne projetait même pas encore d’implanter la marque en France et qu’il n’y avait pas encore le moindre prototype à l’horizon ! ». L’intuition était la bonne. La première Horological Machine, la HM1, voit le jour deux ans plus tard, en 2007. « Une pièce difficile à saisir, il faut vraiment la mettre au poignet puis attendre un bon quart d’heure avant de se prononcer », se remémore Laurent Picciotto. La suite de l’aventure est connue : il y aura quatre HM, ainsi qu’une LM, pour Legacy Machine, pièce hommage aux inventeurs horlogers esthétiquement plus abordable mais non moins techniquement aboutie. Chaque pièce MB&F est en effet le fruit de ce que la haute horlogerie compte de plus grands talents, tant en horlogerie à proprement parler qu’en design : Jean-François Mojon, Kari Voutilainen, Peter Speake-Marin, Laurent Besse, Jean-Marc Wiederrecht, Eric Giroud, etc. « Au final, MB&F demande une vraie démarche d’adoption de ses pièces. Max y met une bonne dose d’humour, fruit de son regard désinhibé sur l’horlogerie. C’est définitivement une marque qui apporte de la fraîcheur dans le paysage horloger, qui le secoue juste comme il en avait besoin », conclut Laurent Picciotto. Journaliste : Olivier Müller

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