MB&F - HM6 EDITION FINALE 8 ex.
MB&F - HM6 EDITION FINALE 8 ex.

HM6 EDITION FINALE 8 ex.

MB&F | 233'000 € TTC

Disponible
L'avis de laurent

Voir les autres vues

La HM6 tire sa révérence en beauté

Une machine semblable à nulle autre, de la part d’une marque elle aussi unique : MB&F. Une machine conçue sur le thème de l’espace du mouvement, d’où son nom de Space Pirate : la montre bracelet Horological Machine N°06 de MB&F tire aujourd’hui sa révérence en une Final Edition que Maximilian Busser a voulue exceptionnelle. Ici, le titane n’est plus titane et se transforme en acier, l’horological machine dévoile son moteur de pirate et chacun de ses composants dessinés sous la houlette de Maximilian Busser. L’acier de la nouvelle Horological Machine Space Pirate se complète d’un tourbillon, d’un rotor, de domes sphériques de verre saphir, d’indicateurs sur fond bleu, de composants exclusifs, pour offrir à cette montre bracelet une place à part dans l’univers des montres bracelets. Moteur, action ! Voici que le vent du pirate Maximilian Busser souffle de nouveau

Un moteur qui a déjà fait ses preuves

La nature de la pièce change assez peu dans son ensemble. Cette machine au sculptural boitier possède le même moteur, chargé de mettre en mouvement la Space Pirate dans l’espace. Il a fallu plus de trois ans pour développer le mouvement de la HM6 Space PIrate, comme un moteur de plusieurs centaines de composants qui vient prendre place sous une multitude de verres saphir : un dome de verre saphir pour les heures, un autre dome verre saphir pour les minutes, un dome central saphir pour le tourbillon, deux autres domes saphir pour les turbines de régulation du remontage.

Ces indicateurs semi-sphériques des heures et des minutes sous les premiers verres saphir sont usinés dans des blocs d’aluminium massifs, jusqu’à présent parfaitement assortis au boitier en titane. Ils sont en mouvement sur des roulements en rubis à la verticale, à 90° par rapport au plan du mouvement, ce qui est très rare dans une montre bracelet tant la construction du rouage nécessaire est complexe pour afficher un te mouvement. La montre bracelet Horological Machine Space Pirate ne cache rien, sous ses verres saphir, de son mouvement et de sa complexité dessinée par Maximilian Busser et ses Friends, et les amateurs de haute horlogerie sauront lire la complexité du boitier, du mouvement et de l’usinage des dômes en saphir.

Un space tourbillon pour l’Horological Machine

Le tourbillon central au-dessus du mouvement a été développé par Maximilian Busser et ses Friends, expressément pour la montre bracelet Horological Machine Space Pirate. Le choix de ce régulateur tourbillon riche en composants a été déterminé par l’espace disponible sous le dôme en saphir, trop restreint pour abriter le pont supérieur d’un balancier classique. Le tourbillon volant du mouvement de la montre bracelet Horological Machine Space Pirate peut être protégé par un bouclier semi sphérique rétractable, actionné par une couronne sur le côté gauche du boîtier jusqu’à présent en titane. Les deux turbines sphériques sont constituées de deux hémisphères usinés dans des blocs d’aluminium massif. Ces turbines sont entraînées par le mouvement du rotor de remontage de la montre bracelet Horological Machine Space Pirate.  

La dernière édition de la Space Pirate

C’est avec cette architecture de verre saphir, de titane, de dômes et de formes sphériques que la montre bracelet Horological Machine Space Pirate de Maximilian Busser vient aujourd’hui en une édition finale en acier. Après le titane et l’or, l’acier est une première pour la montre bracelet Horological Machine Space Pirate. Le moteur (mouvement) de la machine est inchangé, tout comme le boitier, où l‘on retrouve le tourbillon, un dome en verre saphir pour les minutes, un dome en verre saphir pour les heures, deux domes sphériques de verre saphir pour les turbines régulant le rotor. Au centre se trouve toujours le bouclier sphérique protégeant le tourbillon du mouvement de la montre bracelet Horological Machine Space Pirate. Mais le boitier, lui, est pour la première fois réalisé en acier. Pour cette Finale Edition, le titane a donc été délaissé au profit de l’acier, un choix extrêmement rare dans les Horological Machine de Maximilian Busser et ses Friends.

La Space Pirate en acier est donc d’ores et déjà, depuis ses premières minutes, une machine collector, montée sur un bracelet en cuir bleu. Ce bracelet en cuir s’accorde avec le bleu que l’on retrouve sous le dome de verre saphir des heures et le dome de verre saphir des minutes. Le boitier acier qui abrite le moteur en mouvement de la montre bracelet Horological Machine Space Pirate est poli autour de ces domes en verre saphir, satiné verticalement entre les domes en verre saphir des turbines et ceux des heures et des minutes, avec gravure verticale comme pour marquer le mouvement de la pièce dans l’infinité de l’espace, conçu pour accueillir cette toute dernière Space Pirate en acier ! 

Spécifications techniques

Moteur:

Moteur horloger tridimensionnel développé par MB&F en exclusivité pour la HM6, avec la collaboration de l’atelier David CandauxHorlogerie Créative

Tourbillon volant 60 secondes avec bouclier rétractable

Rotor de remontage automatique de forme astérohache en platine 950

Deux turbines en aluminium entraînées par le rotor

Réserve de marche : 72h

Fréquence du balancier: 18,000bph/2.5Hz

Nombre de composants: 475 (496 pour la HM6 Alien Nation)

Nombre de rubis: 68

Fonctions/indications:

Heures et minutes sur deux indicateurs semi-sphériques en aluminium

Couronne de gauche pour ouvrir/fermer le bouclier du tourbillon ; couronne de droite pour régler l’heure et remonter la montre

Deux turbines entraînées par le rotor de remontage

 

Boîtier:

HM6 Ti: Titane Ti-6Al-4V (Grade 5)

HM6 RT: or rose 5N+ 18ct. + Titane Ti-6Al-4V (Grade 5)

HM6-SV: Construction en sandwich d’une carrure en métal précieux glissée entre deux coques de verre saphir, or rose 5N+ 18 ct. ou platine 950.

HM6 Alien Nation: Boîtier en saphir avec des aliens en or blanc et joint en 4 différentes couleurs.

HM6 FE: Acier inoxydable

Dimensions:

Editions Ti, RT et Edition finale: 49.5 x 52.3 x 20.4 mm

Editions SV + Alien Nation: 50 x 51 x 22.7 mm

Nombre de composants:

HM6 Ti et RT: 80

HM6-SV: 78

HM6 Alien Nation: 95

HM6 FE: 85

Etanchéité: 30m / 90’ / 3atm

Verres Saphir:

10 verres saphir : 9 dômes (4 pour les indicateurs des heures et des minutes, 4 pour les turbines, 1 pour le tourbillon) et un verre plat (fond du boîtier) ; 2 plaques supplémentaires en verre saphir pour les éditions SV et Alien Nation ; et une autre bande additionnelle en verre saphir pour l’édition Alien Nation.

Strap & Buckle:

Bracelet en veau cousu main pour la HM6 Ti et RT, bracelet en alligator pour la HM6-SV, HM6 Alien Nation et HM6-FE. Boucle déployante adaptée pour chaque matériau.

Who's who

« Surprenant. Maximilian Büsser est définitivement quelqu’un de surprenant ».

 

Lorsque l’on demande à Laurent Picciotto de tracer les grandes lignes de son histoire avec l’homme fort de MB&F, il y a d’abord un long silence, un air pensif. Par où commencer ? Par la première rencontre alors que « Max » était stagiaire chez Jaeger-LeCoultre ? Lorsqu’il dirigeait Harry Winston Horlogerie ? Lorsqu’il s’est mû en designer agrégeant les plus grands talents horlogers chez MB&F ?

 

Voilà en effet quelques étapes de la vie de Max Büsser, mais campées par un personnage si différent dans chaque rôle que la continuité est parfois difficile à percevoir. Pourtant, tout a bel et bien commencé il y a 20 ans à Paris entre les deux hommes. Laurent Picciotto a ouvert Chronopassion depuis 3 ans, posant les bases d’une enseigne qui allait devenir référente, mais qui n’est en ce temps qu’un ovni pour quelques (rares) amateurs de haute horlogerie. Le jeune Maximilian Büsser, lui, est fraichement sorti de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Il vient de rentrer chez Jaeger-LeCoultre. Passionné de mécanique horlogère, il ne manque pas, lors de son passage à Paris, de s’arrêter rue Saint Honoré chez Chronopassion. « Il est resté plus de 3 heures », se souvient encore Laurent Picciotto. « Passionné, curieux, posant 1000 questions – un jeune homme atypique et sommes toutes à la culture horlogère déjà plus aboutie qu’il ne le laissait paraître ». Max Büsser restera plus de 7 ans au Marketing de Jaeger-LeCoultre. Il quitte la maison en 1991 pour entrer chez Harry Winston. Le joaillier de la 5ème avenue à NYC avait déjà fait quelques incursions dans le monde horloger, mais sans grand succès. Les premières pièces datent de 1989, le succès n’est pas immédiat. La production est confidentielle, le jeune Max Büsser sème alors les graines d’une horlogerie haut de gamme chez le joailler et atteint rapidement le poste de Managing Director pour le département Rare Timepieces.

 

C’est à ce moment là que les routes des deux hommes se recroisent. « Je me promenais à Genève », évoque Laurent Picciotto, « lorsqu’un homme en voiture s’arrête à mes côtés. Ce n’était plus le jeune en apprentissage de chez Jaeger, c’était le CEO d’Harry Winston Horlogerie. Je ne le reconnaissais plus, la transformation était même physique ! Il avait véritablement pris le costume du CEO. C’était vraiment surprenant ». Les deux hommes vont alors se voir chaque année dans le cadre d’Harry Winston. La partie horlogère de la marque, sous l’impulsion de Max Büsser, prend corps progressivement, « mais moi, seules les Opus m’intéressaient », glisse, sourire en coin, Laurent Picciotto. Une certaine amitié se noue et lorsque Max Büsser quitte Harry Winston en juillet 2005, les deux hommes se retrouvent une nouvelle fois. « Max m’informe de son nouveau projet, MB&F, pour Maximilian Büsser & Friends. Je ne lui ai dit que trois mots : ‘Je te suis’. Il a été un peu pris de court, alors qu’il ne projetait même pas encore d’implanter la marque en France et qu’il n’y avait pas encore le moindre prototype à l’horizon ! ». L’intuition était la bonne. 

 

La première Horological Machine, la HM1, voit le jour deux ans plus tard, en 2007. « Une pièce difficile à saisir, il faut vraiment la mettre au poignet puis attendre un bon quart d’heure avant de se prononcer », se remémore Laurent Picciotto. La suite de l’aventure est connue : il y aura quatre HM, ainsi qu’une LM, pour Legacy Machine, pièce hommage aux inventeurs horlogers esthétiquement plus abordable mais non moins techniquement aboutie.

 

Chaque pièce MB&F est en effet le fruit de ce que la haute horlogerie compte de plus grands talents, tant en horlogerie à proprement parler qu’en design : Jean-François Mojon, Kari Voutilainen, Peter Speake-Marin, Laurent Besse, Jean-Marc Wiederrecht, Eric Giroud, etc. « Au final, MB&F demande une vraie démarche d’adoption de ses pièces. Max y met une bonne dose d’humour, fruit de son regard désinhibé sur l’horlogerie. C’est définitivement une marque qui apporte de la fraîcheur dans le paysage horloger, qui le secoue juste comme il en avait besoin », conclut Laurent Picciotto.

 

Journaliste : Olivier Müller

Lire la suite