officine panerai  - LUMINOR 1950 Equation of Time Tourbillon Titanio Astronomo
Luc Virginius / Chronopassion
officine panerai  - LUMINOR 1950 Equation of Time Tourbillon Titanio Astronomo

LUMINOR 1950 Equation of Time Tourbillon Titanio Astronomo

officine panerai | 149'000 € TTC

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L'avis de laurent

La plus compliquée des Panerai

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Astronomo

L’extraordinaire modèle qu’a réalisé Officine Panerai en hommage à ses liens avec Galileo est dédié aux adeptes des grandes complications techniques : la Luminor 1950 Equation of Time Tourbillon Titanio – 50 mm réunit quelques-unes des spécialités à la fois les plus rares, les plus exclusives et les plus fascinantes du monde de l’horlogerie.

Produite en seulement 30 exemplaires, la Luminor 1950 Equation of Time Tourbillon Titanio – 50 mm est, techniquement parlant, la montre-bracelet la plus sophistiquée jamais développée par Officine Panerai : un tourbillon avec équation du temps, l’indication des heures de lever et de coucher du soleil dans une ville de référence choisie par le client et, visible sur le fond, la représentation cartographique de la voûte céleste de cette même ville.

Les fonctions de la montre sont immédiatement et clairement visible sur le cadran : dateur à trois heures, à côté d’un compteur où une petite aiguille indique le mois ; heure de coucher du soleil ; équation du temps ; heure du lever et enfin petites secondes dans un compteur à neuf heures qu’elles partagent avec un petit disque écru figurant la rotation du tourbillon. Les heures de coucher et de lever du soleil sont indiquées par deux curseurs se déplaçant le long de secteurs de cercle numérotés, qui varient au gré des saisons bien sûr, mais aussi de la latitude de la localité prise pour référence parl’acquéreur. Le cadran adopte la disposition en sandwich devenue un classique de Panerai - une substance luminescente placée entre ses deux étages superposés est la clé de son exceptionnelle visibilité - et ne manque pas d’étonner par l’exhaustivité et la limpidité de ses affichages.

L’équation du temps correspond à la différence entre l’heure affichée par nos montres, qui fait l’objet d’une convention universellement adoptée, et l’heure réelle, ou solaire, qui varie quotidiennement par suite de l’excentricité de l’orbite terrestre et de l’inclinaison de son axe. Quatre jours par an, les deux références horaires coïncident parfaitement, mais le reste de l’année, un décalage graduel se creuse entre elles jusqu’à atteindre un écart d’environ 15 minutes, d’avance ou de retard. Le curseur linéaire à six heures permet de connaître immédiatement la valeur de cet écart. Le calcul qu’elle fait intervenir constitue une spécialité horlogère dont peu d’autres modèles peuvent se prévaloir.

D’autres indications sont visibles à travers le verre saphir, au dos du mouvement. Ce dernier, millésimé tout comme le boîtier, a pour base le calibre de manufacture Officine Panerai P.2005/G, qui a été modifié pour accueillir les nouvelles fonctions. Composé de 375 éléments, le calibre P.2005/G est muni d’un régulateur à tourbillon typique Panerai, qui s’offre au regard depuis le fond de la montre et tourne à raison de deux tours par minute au lieu d’un, sur un axe perpendiculaire à celui du balancier. Doté de trois barillets, ce mouvement à remontage manuel garantit une réserve de marche de 4 jours, le temps d’autonomie restant étant indiqué par une petite aiguille, elle aussi visible sur le fond.

Dernier élément fascinant, qui achève de donner à ce modèle toute sa personnalité et sa finesse : la carte du ciel, reproduite sur la partie inférieure du mécanisme. Le disque sur lequel elle apparaît tourne dans un sens ou dans l’autre, selon l’hémisphère pris pour référence, afin que la voûte céleste de la ville choisie par l’acquéreur soit toujours à jour. Le nom de ladite ville est gravé sur le fond, ainsi que le millésime.

Le boîtier Luminor 1950 de la montre mesure 50 mm de diamètre et il est fait en titane, ce qui lui confère davantage de légèreté. Il peut néanmoins, au gré du client, être troqué contre l’or rose. Étanche à 10 bars (environ 100 mètres), le boîtier se distingue par son pont en titane qui protège la couronne. Sa finition satinée, qu’on retrouve sur la carrure, tranche avec le poli de la lunette servant à maintenir en place le verre saphir, traité contre les reflets.

La Luminor 1950 Equation of Time Tourbillon Titanio – 50 mm est équipée d’un bracelet en alligator que vient clore la classique boucle frappée du logo Officine Panerai.

Spécifications techniques

Boitier
  • Titane

  • Fond saphir transparent

  • étanchéité : 100 m

  • Forme : coussin

  • 50 mm de diamétre 

Mouvement
  • Mécanique à remontage manuel

  • Calibre Panerai P.2005/G, entièrement réalisé par Panerai

  • 161⁄4 lignes

  • 11,04 mm d’épaisseur

  •  46 rubis

Fonctions
  • Équation du temps

  • Lever du soleil à 8 heures et coucher à 4 heures sur le pourtour

  • Tourbillon

  • Indicateur de réserve de marche de 4 jours, trois barillets

  • Heures, minutes, petites secondes, quantième, mois

Cadran
  • Noir

  • chiffres arabes et index uminescents

  • Verre : saphir traitement anti-reflet

Bracelet
  • Alligator 

  • Boucle déployante réglable

  • Fourni avec un bracelet de rechange, un outil pour procéder au remplacement et un tournevis en acier.

Who's who

Ce qui lie Chronopassion à Panerai, ce ne sont probablement pas les pièces elles-mêmes. La relation est plus intime, plus forte. « Magique », va jusqu’à dire Laurent Picciotto. Peut-être faut-il en chercher la source dans le caractère d’éternel outsider de la marque italienne comme du fondateur de Chronopassion. Ou dans leur origine commune de revendeurs passionnés.

En effet, peu de gens le savent, mais Panerai, la marque comme son fondateur Giovanni, sont avant tout une enseigne de réparation et de vente de montres et d’outils horlogers. Dès 1850, Giovanni Panerai s’était fait un nom horloger dans sa Florence natale. Son fils Leon Fracesco a transformé le métier de son père en une prospère entreprise : en 1907, son catalogue de montres et pièces tire à 50.000 exemplaires !

Ce qui s’appelle alors Orologeria Svizzera est notamment concessionnaire Rolex, Longines, Vacheron & Constantin, Movado, Patek Philippe. Nouveau siècle, nouvelle page : la marque fournit au ministère de la Défense ses premiers instruments optique de précision. En 1910, des expériences sur les matériaux luminescents débutent et un système est mis au point pour rendre lumineux les cadrans d’instruments.

La luminescence est obtenue grâce à un mélange de sulfure de zinc et de bromure de radium, appelé par la suite... Radiomir. La route était alors toute tracée : déjà revendeurs de mouvements, Panerai n’avait plus qu’à coupler cet atout avec sa compétence, nouvellement acquise, en matière de cadrans, pour créer sa première montre. L’opération sera faite en 1935. Anecdote amusante : les premières Panerai sont propulsées par un mouvement...Rolex. L’armée italienne sera naturellement la première cliente.

Nous sommes en 1937, et ce quasi monopole militaire sur les montres Panerai durera jusqu’en 1993 ! « C’est ce cahier des charges très strict, purement militaire, fonctionnel et sans compromis, qui m’a séduit chez Panerai », explique Laurent Picciotto. Le fondateur de Chronopassion revendique déjà une sélection de pièces à forte identité et recherchait de nouvelles marques de niche depuis quelques années. « La première collaboration remonte à 1995. Panerai est à l’époque une micro-marque totalement indépendante. C’est une curiosité et, pour moi, une alternative convaincante à ces marques de sport qui voulaient se positionner sur le même créneau militaire sans en avoir la légitimité ».

Coup de cœur personnel, succès immédiat ? « Loin de là ! », corrige en souriant Laurent Picciotto. « Je vendais péniblement une douzaine de pièces par an, principalement des Mare Nostrum (le chronographe original de 1943, resté à l’état de prototype pour des raisons historiques, ndlr). L’histoire a fait que ces pièces sont aujourd’hui parmi les collectors les plus prisés », glisse-t-il, sourire en coin. Cet engouement modéré n’altère en rien la conviction de Chronopassion dans Panerai.

Le groupe Vendôme Luxury, futur Richemont, semble partager la même intuition : en 1997, il rachète la marque. La puissance de frappe du groupe se met alors en branle pour sortir Panerai de sa confidentialité. Une série de 1000 pièces est proposée au marché italien, qui se l’arrache. Un réseau de distribution est mis en place. « A la première réunion, nous étions 12 détaillants. 11 n’avaient jamais vendu la moindre Panerai. J’étais le seul », se souvient Laurent Picciotto.

La suite de l’histoire aurait pu être commerciale, avec un succès qui ne faisait plus aucun doute. Mais là encore, Panerai s’est distinguée : ce sont les fans de la marque qui s’en sont emparée. Leur nom : les paneristis. Signe distinctif : « une collectionite aigue », répond sans hésitation un Laurent Picciotto qui multiplie ses ventes par...25. « On a vécu l’explosion de l’intérieur. C’était unique », confie-t-il aujourd’hui.

Panerai a d’ailleurs su jouer de ce syndrome de collectionneur en n’éditant que des séries limités, numérotées, « de celles qui faisaient que l’on a souvent eu la queue devant chez nous pour des séries bien précises, notamment les nôtres gravées Chronopassion », poursuit-il. « Et d’ailleurs, même lorsque l’on mettait une mention « A venir » en vitrine pour faire patienter les fans, il y en a quand même qui rentraient en boutique pour tenter d’en savoir plus... ». Magique, on vous le disait.

Journaliste : Olivier Müller

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