officine panerai  -  RADIOMIR 3 jours,  Platine - 47MM
Luc Virginius / Chronopassion
officine panerai  -  RADIOMIR 3 jours,  Platine - 47MM

RADIOMIR 3 jours, Platine - 47MM

officine panerai

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L'avis de laurent

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C’est en 1936, à la demande de la marine italienne, qu'Officine Panerai crée les prototypes de la Radiomir, première montre de plongée professionnelle de l'histoire née pour équiper les plongeurs de la marine lors de leurs opérations héroïques. En 75 ans d'existence, la Radiomir a évolué tout en conservant l’ensemble de ses caractéristiques esthétiques, tandis qu’Officine Panerai ne cessait de perfectionner sa qualité et ses performances, grâce à l’utilisation de matériaux d’excellence et de mouvements exclusifs, conçus et réalisés dans sa manufacture de Neuchâtel. Aujourd’hui, la Radiomir est proposée en trois nouvelles versions qui ont en commun le mouvement P.3000 à remontage manuel avec trois jours de réserve de marche, mais qui se distinguent par l’utilisation de trois matières précieuses différentes - or blanc, or rose, platine – et par trois cadrans différents inspirés de l’histoire d'Officine Panerai, qui racontent l’évolution de cette icône de l’horlogerie sportive. - Radiomir 3 Days Platino – 47 mm (PAM00373)

L’HISTOIRE Le nom Radiomir vient de la pâte spéciale fortement luminescente que Panerai a brevetée dès 1914 : en effet, l’une des exigences de la marine italienne était que la montre ne soit pas uniquement un garde-temps, mais également un véritable instrument professionnel, d’une grande fiabilité mécanique et étanche jusqu’à 30-40 mètres de profondeur. Le cadran de la montre devait donc être parfaitement lisible, aussi bien dans l'obscurité totale que dans les eaux troubles des ports où opéraient souvent les plongeurs, et la pâte de Radiomir, ultérieurement utilisée en combinaison avec une structure particulière du cadran, se révéla être la solution idéale. Autres caractéristiques des montres réalisées pour la marine italienne, le boîtier coussin de grande dimension ainsi que la couronne et le fond vissés, qui assurent une étanchéité nettement supérieure à ce qui était demandé, inégalable pour les autres modèles existants à l'époque.

LES CADRANS Les autres cadrans suivent de peu, ils sont presque contemporains, et le plus mystérieux est très certainement celui qui se trouve aujourd'hui sur la Radiomir 3 Days Platino – 47 mm (PAM00373). Il est impossible de retracer l’origine de ce cadran, mais il est fort probable qu’il ait été développé pour expérimenter la structure « sandwich », une autre des innovations exclusives d’Officine Panerai, née pour garantir une visibilité nocturne optimale. Le cadran sandwich est composé de deux fines plaques superposées, celle du haut étant perforée à l’emplacement des index pour faire transparaître la substance luminescente interposée. Les index confèrent à la Radiomir 3 Days Platino – 47 mm un design minimaliste : les index ronds gravés sur la plaque supérieure alternent avec des index bâtons aux points cardinaux, simples à 3 et 6h, doubles à 12h.

LE MOUVEMENT P.3000 Entièrement conçu, développé et produit dans la manufacture Officine Panerai de Neuchâtel, le calibre à remontage manuel P.3000 présente les principales caractéristiques des mouvements Panerai que ce soit en terme de structure, de prestations, de robustesse, de précision ou de longue autonomie de marche. Le calibre P.3000 a une épaisseur de 5,3 mm et un diamètre de 16 lignes, dimension notable qui trouve son origine dans celle des mouvements qui équipaient les modèles historiques Panerai. Le calibre est immédiatement reconnaissable par sa structure, comparable à celle avec platine  : un grand pont, situé à côté d’un autre plus petit, recouvre une grande partie des organes mécaniques et il est fixé à la platine postérieure par une série de vis assez épaisses, formant ainsi une structure particulièrement solide. Le mouvement compte 21 rubis et il se caractérise par deux barillets reliés en série. Cet agencement permet l’utilisation de ressorts longs et fins, ce qui garantit une distribution de la force non seulement plus constante, mais également plus longue, pour une autonomie de marche garantie pendant 3 jours. Le balancier est de diamètre notable (13,2 mm) et à inertie variable, avec 4 vis de réglage disposées à l'extérieur le long de l'anneau, de façon à pouvoir modifier la marche sans qu'il soit nécessaire de démonter tout le complexe. Soutenu par un pont à double appui – un ancrage beaucoup plus sûr et stable que le pont unique en porte-à-faux - le balancier fonctionne à la fréquence de 3 Hz, ce qui correspond à 21 600 alternances par heure, est muni d’un dispositif antichoc Incabloc® et oscille avec un spiral libre, c’est-à-dire sans raquette de réglage. Avec les ponts satinés et finis à l’anglage – c’est-à-dire avec les angles arrondis et polis - le calibre P.3000 dispose également du dispositif qui contrôle le réglage rapide de l’heure : une roue à colonne avec 12 dents et une petite friction à ressort permettent de déplacer l'aiguille des heures d'une heure à chaque fois, sans interférer avec l'avancement de l'aiguille des minutes et la marche de la montre. 

Spécifications techniques

Caractéristiques techniques
  • Référence : PAM00373
  • RADIOMIR 3 DAYS PLATINO - 47MM
BOITE:
  • Diamètre 47 mm
  • Platine avec anses à fil amovibles (brevetées)
  • Couronne personnalisée OP. Lunette : Platine
  • Fond : Verre saphir transparent
  • Étanchéité : 10 bars (environ 100 mètres)
MOUVEMENT:
  • Mécanique à remontage manuel, calibre Panerai P.3000, entièrement réalisé par Panerai
  • Réserve de marche de 3 jours
  • Deux barillets, Fréquence d’oscillation de 3 Hz, Dispositif anti-choc Incabloc®  
  • Fonctions: Heures, minutes
CADRAN:
  • Marron avec index luminescents
  • Verre : Plexiglas®, 2,8 mm d’épaisseur.
Bracelet :
  • Alligator et boucle grand format en or blanc, personnalisés PANERAI

 

Who's who

Ce qui lie Chronopassion à Panerai, ce ne sont probablement pas les pièces elles-mêmes. La relation est plus intime, plus forte. « Magique », va jusqu’à dire Laurent Picciotto. Peut-être faut-il en chercher la source dans le caractère d’éternel outsider de la marque italienne comme du fondateur de Chronopassion. Ou dans leur origine commune de revendeurs passionnés. En effet, peu de gens le savent, mais Panerai, la marque comme son fondateur Giovanni, sont avant tout une enseigne de réparation et de vente de montres et d’outils horlogers. Dès 1850, Giovanni Panerai s’était fait un nom horloger dans sa Florence natale. Son fils Leon Fracesco a transformé le métier de son père en une prospère entreprise : en 1907, son catalogue de montres et pièces tire à 50.000 exemplaires ! Ce qui s’appelle alors Orologeria Svizzera est notamment concessionnaire Rolex, Longines, Vacheron & Constantin, Movado, Patek Philippe. Nouveau siècle, nouvelle page : la marque fournit au ministère de la Défense ses premiers instruments optique de précision. En 1910, des expériences sur les matériaux luminescents débutent et un système est mis au point pour rendre lumineux les cadrans d’instruments. La luminescence est obtenue grâce à un mélange de sulfure de zinc et de bromure de radium, appelé par la suite... Radiomir. La route était alors toute tracée : déjà revendeurs de mouvements, Panerai n’avait plus qu’à coupler cet atout avec sa compétence, nouvellement acquise, en matière de cadrans, pour créer sa première montre. L’opération sera faite en 1935. Anecdote amusante : les premières Panerai sont propulsées par un mouvement...Rolex. L’armée italienne sera naturellement la première cliente. Nous sommes en 1937, et ce quasi monopole militaire sur les montres Panerai durera jusqu’en 1993 ! « C’est ce cahier des charges très strict, purement militaire, fonctionnel et sans compromis, qui m’a séduit chez Panerai », explique Laurent Picciotto. Le fondateur de Chronopassion revendique déjà une sélection de pièces à forte identité et recherchait de nouvelles marques de niche depuis quelques années. « La première collaboration remonte à 1995. Panerai est à l’époque une micro-marque totalement indépendante. C’est une curiosité et, pour moi, une alternative convaincante à ces marques de sport qui voulaient se positionner sur le même créneau militaire sans en avoir la légitimité ». Coup de cœur personnel, succès immédiat ? « Loin de là ! », corrige en souriant Laurent Picciotto. « Je vendais péniblement une douzaine de pièces par an, principalement des Mare Nostrum (le chronographe original de 1943, resté à l’état de prototype pour des raisons historiques, ndlr). L’histoire a fait que ces pièces sont aujourd’hui parmi les collectors les plus prisés », glisse-t-il, sourire en coin. Cet engouement modéré n’altère en rien la conviction de Chronopassion dans Panerai. Le groupe Vendôme Luxury, futur Richemont, semble partager la même intuition : en 1997, il rachète la marque. La puissance de frappe du groupe se met alors en branle pour sortir Panerai de sa confidentialité. Une série de 1000 pièces est proposée au marché italien, qui se l’arrache. Un réseau de distribution est mis en place. « A la première réunion, nous étions 12 détaillants. 11 n’avaient jamais vendu la moindre Panerai. J’étais le seul », se souvient Laurent Picciotto. La suite de l’histoire aurait pu être commerciale, avec un succès qui ne faisait plus aucun doute. Mais là encore, Panerai s’est distinguée : ce sont les fans de la marque qui s’en sont emparée. Leur nom : les paneristis. Signe distinctif : « une collectionite aigue », répond sans hésitation un Laurent Picciotto qui multiplie ses ventes par...25. « On a vécu l’explosion de l’intérieur. C’était unique », confie-t-il aujourd’hui. Panerai a d’ailleurs su jouer de ce syndrome de collectionneur en n’éditant que des séries limités, numérotées, « de celles qui faisaient que l’on a souvent eu la queue devant chez nous pour des séries bien précises, notamment les nôtres gravées Chronopassion », poursuit-il. « Et d’ailleurs, même lorsque l’on mettait une mention « A venir » en vitrine pour faire patienter les fans, il y en a quand même qui rentraient en boutique pour tenter d’en savoir plus... ». Magique, on vous le disait.

Journaliste : Olivier Müller

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