officine panerai  - Luminor 1950 Gaucher
Luc Virginius / Chronopassion
officine panerai  - Luminor 1950 Gaucher

Luminor 1950 Gaucher

officine panerai
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9'200 €

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Luminor 1950 Gaucher

Officine Panerai présente la version pour gauchers de la Luminor 1950 3 Days – 47 mm, dotée d'une couronne de remontage et d'un dispositif protège-couronne situés à 9 heures, du côté gauche du boîtier. Les montres pour gauchers sont fondamentales dans l'histoire de Panerai. Les hommes des commandos de la Marine Militaire Italienne devaient porter au poignet une montre, indispensable pour synchroniser leurs actions et gérer le temps passé en immersion, mais également une boussole et un profondimètre. Parce que certains, par commodité, ont voulu porter la montre au poignet droit, Panerai a créé pour eux des modèles pourvus d’une couronne de remontage sur le côté gauche, comme on peut le voir sur quelques modèles d’époque. Le boîtier en acier de la Luminor 1950 Left-Handed 3 Days se singularise par un détail unique, qui le distingue du boîtier Luminor 1950 classique : il possède une carrure à arêtes pointues, qui évoque les formes d’un boîtier coussin. Un détail directement emprunté aux rares exemplaires d’époque, qui évoque l'évolution de la Radiomir, créée en 1936 avec un boîtier coussin classique, vers la Luminor, plus massive dans ses proportions et caractérisée par son dispositif protège-couronne.

Spécifications techniques

Mouvement Mécanique à remontage manuel, calibre Panerai P.3000, entièrement réalisé par Panerai, 16½ lignes, 5,3 mm d'épaisseur, 21 rubis, balancier en Glucydur®, 21 600 alternances/heure. Dispositif antichoc Incabloc®. Réserve de marche de 3 jours, deux barillets. 160 composants.
 
Calibre P.3000
Entièrement créé dans la Manufacture Officine Panerai, le calibre P.3000 présente les principales caractéristiques des mouvements Panerai que ce soit en termes de structure, de robustesse, de précision et d'autonomie. Le calibre P.3000 a un diamètre de 16 ½ lignes, dimension notable qui trouve son origine dans celle des mouvements qui équipaient les modèles historiques Panerai. Il est immédiatement reconnaissable par sa structure, comparable à celle avec platine trois-quarts : un grand pont, situé à côté d’un autre plus petit, recouvre une grande partie des organes mécaniques et est fixé à la platine postérieure par une série de vis relativement épaisses, formant ainsi une structure particulièrement solide. Le mouvement compte 21 rubis et se caractérise par deux barillets reliés en série. Cet agencement permet l'utilisation de ressorts longs et fins, ce qui garantit une distribution de la force non seulement plus constante, mais également plus durable, pour une autonomie de marche garantie pendant 3 jours. Le balancier est de diamètre notable (13,2 mm) et à inertie variable, avec 4 vis de réglage disposées à l'extérieur le long de l'anneau, de façon à pouvoir modifier la marche sans qu'il soit nécessaire de démonter tout le complexe. Soutenu par un pont à double appui, un ancrage beaucoup plus sûr et stable que le pont unique en porte-à-faux, le balancier fonctionne à la fréquence de 3 Hz, ce qui correspond à 21 600 alternances par heure. Il est muni d'un dispositif antichoc Incabloc® et oscille avec un spiral libre, c'est-à-dire sans raquette de réglage. Avec ses ponts satinés et anglés, c'est-à-dire avec les angles arrondis et polis, le calibre P.3000 dispose également d'un système de réglage rapide de l'heure locale, commandé par une roue à 12 dents et un petit embrayage à ressorts permettant de faire avancer l'aiguilles des heures par sauts d'une heure, sans interférer avec le déplacement de l'aiguille des minutes et la marche de la montre.
 
Fonctions Heures, minutes
Boîtier Diamètre 47 mm, acier poli AISI 316L
Lunette Acier poli
Fond Verre saphir transparent
Dispositif protège-couronne (marque déposée) Acier satiné
Cadran Noir avec chiffres arabes et index luminescents.
Étanchéité 10 bar (~100 mètres)
Bracelet Cuir de veau Assolutamente, Brun foncé, Beige, 26.0/22.15 MM Standard
 

Who's who

Ce qui lie Chronopassion à Panerai, ce ne sont probablement pas les pièces elles-mêmes. La relation est plus intime, plus forte. « Magique », va jusqu’à dire Laurent Picciotto. Peut-être faut-il en chercher la source dans le caractère d’éternel outsider de la marque italienne comme du fondateur de Chronopassion. Ou dans leur origine commune de revendeurs passionnés. En effet, peu de gens le savent, mais Panerai, la marque comme son fondateur Giovanni, sont avant tout une enseigne de réparation et de vente de montres et d’outils horlogers. Dès 1850, Giovanni Panerai s’était fait un nom horloger dans sa Florence natale. Son fils Leon Fracesco a transformé le métier de son père en une prospère entreprise : en 1907, son catalogue de montres et pièces tire à 50.000 exemplaires ! Ce qui s’appelle alors Orologeria Svizzera est notamment concessionnaire Rolex, Longines, Vacheron & Constantin, Movado, Patek Philippe. Nouveau siècle, nouvelle page : la marque fournit au ministère de la Défense ses premiers instruments optique de précision. En 1910, des expériences sur les matériaux luminescents débutent et un système est mis au point pour rendre lumineux les cadrans d’instruments. La luminescence est obtenue grâce à un mélange de sulfure de zinc et de bromure de radium, appelé par la suite... Radiomir. La route était alors toute tracée : déjà revendeurs de mouvements, Panerai n’avait plus qu’à coupler cet atout avec sa compétence, nouvellement acquise, en matière de cadrans, pour créer sa première montre. L’opération sera faite en 1935. Anecdote amusante : les premières Panerai sont propulsées par un mouvement...Rolex. L’armée italienne sera naturellement la première cliente. Nous sommes en 1937, et ce quasi monopole militaire sur les montres Panerai durera jusqu’en 1993 ! « C’est ce cahier des charges très strict, purement militaire, fonctionnel et sans compromis, qui m’a séduit chez Panerai », explique Laurent Picciotto. Le fondateur de Chronopassion revendique déjà une sélection de pièces à forte identité et recherchait de nouvelles marques de niche depuis quelques années. « La première collaboration remonte à 1995. Panerai est à l’époque une micro-marque totalement indépendante. C’est une curiosité et, pour moi, une alternative convaincante à ces marques de sport qui voulaient se positionner sur le même créneau militaire sans en avoir la légitimité ». Coup de cœur personnel, succès immédiat ? « Loin de là ! », corrige en souriant Laurent Picciotto. « Je vendais péniblement une douzaine de pièces par an, principalement des Mare Nostrum (le chronographe original de 1943, resté à l’état de prototype pour des raisons historiques, ndlr). L’histoire a fait que ces pièces sont aujourd’hui parmi les collectors les plus prisés », glisse-t-il, sourire en coin. Cet engouement modéré n’altère en rien la conviction de Chronopassion dans Panerai. Le groupe Vendôme Luxury, futur Richemont, semble partager la même intuition : en 1997, il rachète la marque. La puissance de frappe du groupe se met alors en branle pour sortir Panerai de sa confidentialité. Une série de 1000 pièces est proposée au marché italien, qui se l’arrache. Un réseau de distribution est mis en place. « A la première réunion, nous étions 12 détaillants. 11 n’avaient jamais vendu la moindre Panerai. J’étais le seul », se souvient Laurent Picciotto. La suite de l’histoire aurait pu être commerciale, avec un succès qui ne faisait plus aucun doute. Mais là encore, Panerai s’est distinguée : ce sont les fans de la marque qui s’en sont emparée. Leur nom : les paneristis. Signe distinctif : « une collectionite aigue », répond sans hésitation un Laurent Picciotto qui multiplie ses ventes par...25. « On a vécu l’explosion de l’intérieur. C’était unique », confie-t-il aujourd’hui. Panerai a d’ailleurs su jouer de ce syndrome de collectionneur en n’éditant que des séries limités, numérotées, « de celles qui faisaient que l’on a souvent eu la queue devant chez nous pour des séries bien précises, notamment les nôtres gravées Chronopassion », poursuit-il. « Et d’ailleurs, même lorsque l’on mettait une mention « A venir » en vitrine pour faire patienter les fans, il y en a quand même qui rentraient en boutique pour tenter d’en savoir plus... ». Magique, on vous le disait. 
 
Journaliste : Olivier Müller
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