officine panerai  - Panerai Regatta
Luc Virginius / Chronopassion
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Panerai Regatta

officine panerai
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16'700 €

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L'avis de laurent

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Panerai Classic

Officine Panerai sponsorise depuis de nombreuses années le Panerai Classic Yachts Challenge, principal circuit international de régates de voiliers classiques et d'époque. Il lui a consacré une série de montres qui sont aujourd'hui devenues des pièces cultes chez les collectionneurs. Pour célébrer le lien qui l'unit au monde de la voile classique, Officine Panerai a créé le calibre P.9100/R, la première montre Panerai équipée d'une fonction spécifiquement associée au monde de la voile : la fonction compte à rebours régate pour le départ des courses. Le calibre P.9100/R est une évolution du calibre automatique P.9100 doté de la fonction de chronographe. Avec son chronographe avec fonction de retour en vol à embrayage vertical et roue à colonnes, le P.9100/R est identique par son architecture et son diamètre (13¾ lignes) au P.9100 mais il est légèrement plus épais (9,55 mm) et compte 26 composants de plus (328 au total) en raison de la complexité structurelle induite par l'ajout de la fonction compte à rebours régate. Le compte à rebours avant le départ s'affiche par les deux aiguilles au centre et se commande par le poussoir placé à 4 heures. L'aiguille des minutes recule d'une minute chaque fois que le poussoir est actionné, jusqu'à atteindre la position correspondant à la durée jugée nécessaire pour le compte à rebours. Ce n'est qu'à ce moment que le poussoir à 10 heures doit être actionné pour démarrer la fonction de chronographe. Les aiguilles commencent à se déplacer, indiquant les minutes et les secondes restant avant le départ, et une fois le compte à rebours terminé, elles continuent à mesurer le temps, affichant ainsi le temps écoulé depuis le départ de la course jusqu'à l'arrêt du chronographe. Le dispositif permettant à l'aiguille des minutes de reculer lorsque la fonction compte à rebours est activée est commandé, à l'instar du chronographe, par la roue à colonnes. Plus grand que celui du calibre P.9100, il permet d'engrener le levier de correction qui est placé plus haut du fait qu'il se trouve sur une plaque supplémentaire.
 

Spécifications techniques

Movement Automatic mechanical, Panerai P.9100/R calibre, executed entirely by Panerai, 13¾ lignes, 9.55 mm thick, 37 jewels, Glucydur® balance, 28,800 alternations/hour. Incabloc® anti-shock device. Power reserve 3 days, two barrels. 328 components.
Functions Hours, Minutes, Small Seconds, Chronograph Flyback, Regatta Contdown, Seconds Reset
Case Diameter 47 mm, Brushed Titanium
Bezel Polished Titanium
Back See - through sapphire crystal
Device protecting the crown (Protected as a trademark) Brushed Titanium
Dial Black with luminous Arabic numerals and hour markers. Chronograph hour counter at 3 o' clock, seconds at 9 o’clock, central chronograph seconds and minutes hands.
Water Resistance 10 bar (~100 metres)
Strap Caoutchouc, Black, -, 26/22 MM Standard
 

Who's who

Ce qui lie Chronopassion à Panerai, ce ne sont probablement pas les pièces elles-mêmes. La relation est plus intime, plus forte. « Magique », va jusqu’à dire Laurent Picciotto. Peut-être faut-il en chercher la source dans le caractère d’éternel outsider de la marque italienne comme du fondateur de Chronopassion. Ou dans leur origine commune de revendeurs passionnés. En effet, peu de gens le savent, mais Panerai, la marque comme son fondateur Giovanni, sont avant tout une enseigne de réparation et de vente de montres et d’outils horlogers. Dès 1850, Giovanni Panerai s’était fait un nom horloger dans sa Florence natale. Son fils Leon Fracesco a transformé le métier de son père en une prospère entreprise : en 1907, son catalogue de montres et pièces tire à 50.000 exemplaires ! Ce qui s’appelle alors Orologeria Svizzera est notamment concessionnaire Rolex, Longines, Vacheron & Constantin, Movado, Patek Philippe. Nouveau siècle, nouvelle page : la marque fournit au ministère de la Défense ses premiers instruments optique de précision. En 1910, des expériences sur les matériaux luminescents débutent et un système est mis au point pour rendre lumineux les cadrans d’instruments. La luminescence est obtenue grâce à un mélange de sulfure de zinc et de bromure de radium, appelé par la suite... Radiomir. La route était alors toute tracée : déjà revendeurs de mouvements, Panerai n’avait plus qu’à coupler cet atout avec sa compétence, nouvellement acquise, en matière de cadrans, pour créer sa première montre. L’opération sera faite en 1935. Anecdote amusante : les premières Panerai sont propulsées par un mouvement...Rolex. L’armée italienne sera naturellement la première cliente. Nous sommes en 1937, et ce quasi monopole militaire sur les montres Panerai durera jusqu’en 1993 ! « C’est ce cahier des charges très strict, purement militaire, fonctionnel et sans compromis, qui m’a séduit chez Panerai », explique Laurent Picciotto. Le fondateur de Chronopassion revendique déjà une sélection de pièces à forte identité et recherchait de nouvelles marques de niche depuis quelques années. « La première collaboration remonte à 1995. Panerai est à l’époque une micro-marque totalement indépendante. C’est une curiosité et, pour moi, une alternative convaincante à ces marques de sport qui voulaient se positionner sur le même créneau militaire sans en avoir la légitimité ». Coup de cœur personnel, succès immédiat ? « Loin de là ! », corrige en souriant Laurent Picciotto. « Je vendais péniblement une douzaine de pièces par an, principalement des Mare Nostrum (le chronographe original de 1943, resté à l’état de prototype pour des raisons historiques, ndlr). L’histoire a fait que ces pièces sont aujourd’hui parmi les collectors les plus prisés », glisse-t-il, sourire en coin. Cet engouement modéré n’altère en rien la conviction de Chronopassion dans Panerai. Le groupe Vendôme Luxury, futur Richemont, semble partager la même intuition : en 1997, il rachète la marque. La puissance de frappe du groupe se met alors en branle pour sortir Panerai de sa confidentialité. Une série de 1000 pièces est proposée au marché italien, qui se l’arrache. Un réseau de distribution est mis en place. « A la première réunion, nous étions 12 détaillants. 11 n’avaient jamais vendu la moindre Panerai. J’étais le seul », se souvient Laurent Picciotto. La suite de l’histoire aurait pu être commerciale, avec un succès qui ne faisait plus aucun doute. Mais là encore, Panerai s’est distinguée : ce sont les fans de la marque qui s’en sont emparée. Leur nom : les paneristis. Signe distinctif : « une collectionite aigue », répond sans hésitation un Laurent Picciotto qui multiplie ses ventes par...25. « On a vécu l’explosion de l’intérieur. C’était unique », confie-t-il aujourd’hui. Panerai a d’ailleurs su jouer de ce syndrome de collectionneur en n’éditant que des séries limités, numérotées, « de celles qui faisaient que l’on a souvent eu la queue devant chez nous pour des séries bien précises, notamment les nôtres gravées Chronopassion », poursuit-il. « Et d’ailleurs, même lorsque l’on mettait une mention « A venir » en vitrine pour faire patienter les fans, il y en a quand même qui rentraient en boutique pour tenter d’en savoir plus... ». Magique, on vous le disait. 
 
Journaliste : Olivier Müller
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