officine panerai  - PANERAI SUBMERSIBLE RATTRAPANTE PAM00615
Luc Virginius / Chronopassion
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PANERAI SUBMERSIBLE RATTRAPANTE PAM00615

officine panerai | 16'600 € TTC

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L'avis de laurent

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PANERAI SUBMERSIBLE FLYBACK

La nouvelle Luminor Submersible 1950 3 Days Chrono Flyback Automatic Titanio - 47 mm réunit plusieurs fonctions qui rappellent ses racines militaires. Ce modèle présente une allure contemporaine et un caractère résolument sportif, offrant un pur condensé de l'identité Panerai. Montre de plongée professionnelle étanche à 30 bars (environ 300 mètres), la nouvelle Luminor Submersible 1950 possède un grand cadran Luminor 1950, doté d'un diamètre de 47 mm. Le design emblématique du cadran intègre une lunette tournante unidirectionnelle en titane, habillée d'un disque en céramique noire mate ponctué de points et d'index bâtons en titane.
 

Spécifications techniques

Mouvement Mécanique à remontage automatique, calibre P.9100, entièrement réalisé par Panerai, 13¾ lignes, 8,15 mm d'épaisseur, 37 rubis, balancier en Glucydur®, 28 800 alternances/heure. Dispositif antichoc Incabloc®. Réserve de marche de 3 jours, deux barillets. 302 composants.
Fonctions Heures, minutes, petite seconde, chronographe avec fonction de retour en vol, remise à zéro des secondes., Calcul de la durée d'immersion
Boîtier Diamètre 47 mm, titane satiné
Lunette Céramique noire mate. Lunette tournante unidirectionnelle dans le sens inverse des aiguilles avec échelle graduée.
Fond Vissé en titane
Dispositif protège-couronne (marque déposée) Titane satiné
Cadran Noir avec chiffres arabes et points appliqués luminescents. Compteur des heures à 3 heures, petite seconde à 9 heures. Aiguilles des minutes et des secondes du chronographe au centre.
Verre Verre saphir obtenu du corindon
Étanchéité 30 bar (~300 mètres)
Bracelet Caoutchouc, Noir, -, 26/22 MM Standard
 

Who's who

Ce qui lie Chronopassion à Panerai, ce ne sont probablement pas les pièces elles-mêmes. La relation est plus intime, plus forte. « Magique », va jusqu’à dire Laurent Picciotto. Peut-être faut-il en chercher la source dans le caractère d’éternel outsider de la marque italienne comme du fondateur de Chronopassion. Ou dans leur origine commune de revendeurs passionnés. En effet, peu de gens le savent, mais Panerai, la marque comme son fondateur Giovanni, sont avant tout une enseigne de réparation et de vente de montres et d’outils horlogers. Dès 1850, Giovanni Panerai s’était fait un nom horloger dans sa Florence natale. Son fils Leon Fracesco a transformé le métier de son père en une prospère entreprise : en 1907, son catalogue de montres et pièces tire à 50.000 exemplaires ! Ce qui s’appelle alors Orologeria Svizzera est notamment concessionnaire Rolex, Longines, Vacheron & Constantin, Movado, Patek Philippe. Nouveau siècle, nouvelle page : la marque fournit au ministère de la Défense ses premiers instruments optique de précision. En 1910, des expériences sur les matériaux luminescents débutent et un système est mis au point pour rendre lumineux les cadrans d’instruments. La luminescence est obtenue grâce à un mélange de sulfure de zinc et de bromure de radium, appelé par la suite... Radiomir. La route était alors toute tracée : déjà revendeurs de mouvements, Panerai n’avait plus qu’à coupler cet atout avec sa compétence, nouvellement acquise, en matière de cadrans, pour créer sa première montre. L’opération sera faite en 1935. Anecdote amusante : les premières Panerai sont propulsées par un mouvement...Rolex. L’armée italienne sera naturellement la première cliente. Nous sommes en 1937, et ce quasi monopole militaire sur les montres Panerai durera jusqu’en 1993 ! « C’est ce cahier des charges très strict, purement militaire, fonctionnel et sans compromis, qui m’a séduit chez Panerai », explique Laurent Picciotto. Le fondateur de Chronopassion revendique déjà une sélection de pièces à forte identité et recherchait de nouvelles marques de niche depuis quelques années. « La première collaboration remonte à 1995. Panerai est à l’époque une micro-marque totalement indépendante. C’est une curiosité et, pour moi, une alternative convaincante à ces marques de sport qui voulaient se positionner sur le même créneau militaire sans en avoir la légitimité ». Coup de cœur personnel, succès immédiat ? « Loin de là ! », corrige en souriant Laurent Picciotto. « Je vendais péniblement une douzaine de pièces par an, principalement des Mare Nostrum (le chronographe original de 1943, resté à l’état de prototype pour des raisons historiques, ndlr). L’histoire a fait que ces pièces sont aujourd’hui parmi les collectors les plus prisés », glisse-t-il, sourire en coin. Cet engouement modéré n’altère en rien la conviction de Chronopassion dans Panerai. Le groupe Vendôme Luxury, futur Richemont, semble partager la même intuition : en 1997, il rachète la marque. La puissance de frappe du groupe se met alors en branle pour sortir Panerai de sa confidentialité. Une série de 1000 pièces est proposée au marché italien, qui se l’arrache. Un réseau de distribution est mis en place. « A la première réunion, nous étions 12 détaillants. 11 n’avaient jamais vendu la moindre Panerai. J’étais le seul », se souvient Laurent Picciotto. La suite de l’histoire aurait pu être commerciale, avec un succès qui ne faisait plus aucun doute. Mais là encore, Panerai s’est distinguée : ce sont les fans de la marque qui s’en sont emparée. Leur nom : les paneristis. Signe distinctif : « une collectionite aigue », répond sans hésitation un Laurent Picciotto qui multiplie ses ventes par...25. « On a vécu l’explosion de l’intérieur. C’était unique », confie-t-il aujourd’hui. Panerai a d’ailleurs su jouer de ce syndrome de collectionneur en n’éditant que des séries limités, numérotées, « de celles qui faisaient que l’on a souvent eu la queue devant chez nous pour des séries bien précises, notamment les nôtres gravées Chronopassion », poursuit-il. « Et d’ailleurs, même lorsque l’on mettait une mention « A venir » en vitrine pour faire patienter les fans, il y en a quand même qui rentraient en boutique pour tenter d’en savoir plus... ». Magique, on vous le disait. 
 
Journaliste : Olivier Müller
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