officine panerai  - RADIOMIR BLACK SEAL 3 DAYS ACCIAIO
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RADIOMIR BLACK SEAL 3 DAYS ACCIAIO

officine panerai | 4'200 € TTC

Disponible
L'avis de laurent

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RADIOMIR, LA PREMIÈRE MONTRE DE PANERAI

Dans les années 1940, les ateliers de PANERAI de Florence s'emploient à élaborer un nouveau boitier, spécialement étudié pour répondre aux exigences de plus en plus élevées des commandos de la Marine italienne.
 
Ce boîtier apparaît d'abord comme une version perfectionnée du modèle de 1936, connu aujourd'hui sous le nom de Radiomir, terme qui désignait à l'époque la substance luminescente brevetée par Panerai afin d'améliorer la lisibilité du cadran. Mais il présente également quelques innovations visant à optimiser la solidité et la résistance de sa structure.
 
Contrairement à l'ancien boîtier, les cornes ne sont plus constituées d'un épais fil d'acier plié puis soudé à la carrure. Ce procédé était en effet trop susceptible d'entraîner le décrochage du bracelet, au cours des opérations extrêmes menées par les commandos à bord de leurs engins d'assaut sous-marins.
 
Avec cette nouvelle mouture, les cornes, allongées et plus robustes, sont façonnées dans le même bloc d'acier que le boîtier. Mais c'est également tout le système d'attache du bracelet qui est revu et corrigé, gagnant en simplicité et en sécurité. Les cornes, sur lesquelles le cuir du bracelet était cousu, sont maintenant percées d'un orifice dans lequel vient coulisser une barrette qui relie le bracelet au boîtier. Une solution moderne qui facilite grandement le changement de bracelet.
 
Le calibre P.6000 à remontage manuel est doté d’une réserve de marche de trois jours. Entièrement réalisé par la Manufacture de Haute Horlogerie Panerai de Neuchâtel, ce calibre possède un diamètre de 15 1/2 lignes. Son balancier, solidement fixé à un pont à double appui, oscille à une fréquence de 21 600 alternances par heure. Pour assurer une précision optimale lors de la mise à l’heure, le calibre est également doté d’un dispositif d’arrêt du balancier qui s’active lorsque la couronne de remontage est tirée.
 

Spécifications techniques

RÉFÉRENCE : PAM00754
 
 
MOUVEMENT
- Mécanique à remontage manuel
- Calibre manufacture P.6000
- 4,5 mm d’épaisseur
- 19 rubis 
- 21’600 alt/h
- Dispositif antichoc incabloc®
- Réserve de marche : 3 jours
- 110 composants
 
 
FONCTIONS
- Heures & Minutes
- Petite seconde
 
 
BOÎTIER
- Diamètre 45 mm
- Acier poli AISI 316L avec anses à fil amovibles (brevet déposé)
 
 
FOND
- Vissé, en acier
 
 
CADRAN
- Noir avec chiffres arabes et index luminescents
- Secondes à 9 heures
 
 
ÉTANCHÉITÉ
- 10 bar (~100 mètres)
 
 
BRACELET
- Beige
- 27/22.0 Standard
 

Who's who

Ce qui lie Chronopassion à Panerai, ce ne sont probablement pas les pièces elles-mêmes. La relation est plus intime, plus forte. « Magique », va jusqu’à dire Laurent Picciotto. Peut-être faut-il en chercher la source dans le caractère d’éternel outsider de la marque italienne comme du fondateur de Chronopassion. Ou dans leur origine commune de revendeurs passionnés. 
 
En effet, peu de gens le savent, mais Panerai, la marque comme son fondateur Giovanni, sont avant tout une enseigne de réparation et de vente de montres et d’outils horlogers. Dès 1850, Giovanni Panerai s’était fait un nom horloger dans sa Florence natale. Son fils Leon Fracesco a transformé le métier de son père en une prospère entreprise : en 1907, son catalogue de montres et pièces tire à 50.000 exemplaires ! Ce qui s’appelle alors Orologeria Svizzera est notamment concessionnaire Rolex, Longines, Vacheron & Constantin, Movado, Patek Philippe.
 
Nouveau siècle, nouvelle page : la marque fournit au ministère de la Défense ses premiers instruments optique de précision. En 1910, des expériences sur les matériaux luminescents débutent et un système est mis au point pour rendre lumineux les cadrans d’instruments. La luminescence est obtenue grâce à un mélange de sulfure de zinc et de bromure de radium, appelé par la suite... Radiomir. La route était alors toute tracée : déjà revendeurs de mouvements, Panerai n’avait plus qu’à coupler cet atout avec sa compétence, nouvellement acquise, en matière de cadrans, pour créer sa première montre.
 
L’opération sera faite en 1935. Anecdote amusante : les premières Panerai sont propulsées par un mouvement...Rolex. L’armée italienne sera naturellement la première cliente. Nous sommes en 1937, et ce quasi monopole militaire sur les montres Panerai durera jusqu’en 1993 ! « C’est ce cahier des charges très strict, purement militaire, fonctionnel et sans compromis, qui m’a séduit chez Panerai », explique Laurent Picciotto. Le fondateur de Chronopassion revendique déjà une sélection de pièces à forte identité et recherchait de nouvelles marques de niche depuis quelques années.
 
« La première collaboration remonte à 1995. Panerai est à l’époque une micro-marque totalement indépendante. C’est une curiosité et, pour moi, une alternative convaincante à ces marques de sport qui voulaient se positionner sur le même créneau militaire sans en avoir la légitimité ». Coup de cœur personnel, succès immédiat ? « Loin de là ! », corrige en souriant Laurent Picciotto. « Je vendais péniblement une douzaine de pièces par an, principalement des Mare Nostrum (le chronographe original de 1943, resté à l’état de prototype pour des raisons historiques, ndlr). L’histoire a fait que ces pièces sont aujourd’hui parmi les collectors les plus prisés », glisse-t-il, sourire en coin.
 
Cet engouement modéré n’altère en rien la conviction de Chronopassion dans Panerai. Le groupe Vendôme Luxury, futur Richemont, semble partager la même intuition : en 1997, il rachète la marque. La puissance de frappe du groupe se met alors en branle pour sortir Panerai de sa confidentialité. Une série de 1000 pièces est proposée au marché italien, qui se l’arrache. Un réseau de distribution est mis en place. « A la première réunion, nous étions 12 détaillants. 11 n’avaient jamais vendu la moindre Panerai. J’étais le seul », se souvient Laurent Picciotto.
 
La suite de l’histoire aurait pu être commerciale, avec un succès qui ne faisait plus aucun doute. Mais là encore, Panerai s’est distinguée : ce sont les fans de la marque qui s’en sont emparée. Leur nom : les paneristis. Signe distinctif : « une collectionite aigue », répond sans hésitation un Laurent Picciotto qui multiplie ses ventes par...25. « On a vécu l’explosion de l’intérieur. C’était unique », confie-t-il aujourd’hui. Panerai a d’ailleurs su jouer de ce syndrome de collectionneur en n’éditant que des séries limités, numérotées, « de celles qui faisaient que l’on a souvent eu la queue devant chez nous pour des séries bien précises, notamment les nôtres gravées Chronopassion », poursuit-il. « Et d’ailleurs, même lorsque l’on mettait une mention « A venir » en vitrine pour faire patienter les fans, il y en a quand même qui rentraient en boutique pour tenter d’en savoir plus... ». 
 
Magique, on vous le disait. 
 
 
 
Journaliste : Olivier Müller
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