richard mille - RM 025 Tourbillon
Luc Virginius / Chronopassion
richard mille - RM 025 Tourbillon

RM 025 Tourbillon

richard mille

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L'avis de laurent

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Avec la la RM 025, Richard Mille s’est intéressé aux profondeurs océanes. Cette nouvelle création est conçue pour répondre aux exigences spécifiques des amoureux de l’univers sous-marin. Un seul coup d’oeil suffit pour se rendre compte que cette montre, bien que ronde, possède le boîtier caractéristique de Richard Mille. Et si ce dernier est rond, c’est pour d’évidentes considérations techniques. En effet, l’étanchéité de 30 atmosphères (300 mètres) requise pour les montres de plongée selon la norme ISO 6425 ne peut être garantie à une telle profondeur que par un boîtier de cette forme. Animée par le calibre RM 025, un mouvement chronographe à tourbillon doté d’une platine en nanofibres de carbone et développé à partir du célèbre calibre RM 008. La RM 025 allie deux extrêmes : la complication du tourbillon associée à la complexité d’un mouvement chronographe. Ce mode de création a donné naissance à de multiples innovations, comme le dessin et la fabrication de nombreuses pièces en titane à l’instar des leviers et de la roue à colonnes afin de réduire l’inertie et, ainsi, la consommation d’énergie de 50%!

Spécifications techniques

Who's who

Lorsqu'il évoque le nom "Richard Mille", Laurent Picciotto ne dit pas "je" et "il", mais "nous". En quatre lettres, tout est dit ou presque. Il ne s'agit pas pour Chronopassion d'une marque comme les autres, mais d'une histoire commune, celle de deux hommes se retrouvant initialement rue Saint Honoré "pour discuter deux heures par semaine, puis, cinq, dix, vingt, trente", avant de dévoiler, un an plus tard, la première RM001. Pourtant, il ne s'agit pas entre Laurent Picciotto et Richard Mille d'une amitié de 30 ans, de celle forgée sur les bancs d'une quelconque école. "Nous nous croisions à l'époque où Richard œuvrait chez Mauboussin, notamment pour les premiers tourbillons développés par la marque", se souvient le propriétaire de Chronopassion. Lorsque celui qui ne sait pas encore qu'il deviendra "RM" aux yeux du monde quitte cette enseigne pour lancer sa marque, il consulte Laurent Picciotto. Consulte, puis intègre à sa réflexion, pour finalement l'associer au montage de son entreprise. L'esprit de la marque est déjà dans les esprits : une pièce sans compromis, un design jamais vu, des matériaux hors normes, une technique d'assemblage inédite. Le cahier des charges établi, les deux hommes contactent Renaud & Papi pour le mettre en œuvre. Ce sera le troisième partenaire de RM, et encore aujourd'hui, près de 15 plus tard, l'artisan de ses collections. Le parti pris avant la présentation de la première pièce est sans détour : "Personne ne connaissait Richard, nous n'insistions pas plus que cela sur Renaud & Papi et nous n'avions aucune histoire à raconter. En d'autres termes, on nageait totalement à contre-courant", se souvient Laurent Picciotto. "On a fait un premier BaselWorld en 2000. On a posé la pièce sur la table et on a dit 'Voilà, c'est tout ce que l'on a à dire, c'est une RM001, et ça vaut 176.000 €'. Ca a marché". L'approche tarifaire a d'ailleurs fait débat dès le début. "Aujourd'hui, on peut dire que l'approche était la bonne. Mais il y a 12 ans, on a eu quelques sueurs froides. Richard et moi étions à 100% concentrés sur la pièce sans vraiment prêter attention à l'addition finale une fois la numéro 1 terminée. Quand nous sommes arrivés à plus de 170.000 euros, il y a eu un blanc, un silence entre nous, de ceux qui en disent plus longs que de grands discours. Nous nous sommes demandé un temps si nous n'avions pas dépassé les limites. Avant de revenir à la position qui nous avait animée depuis le début : une RM ne devait souffrir aucun compromis", analyse Laurent Picciotto. Cette approche radicale fut poussée très loin par Richard Mille. "Lorsqu'il croisait un client qui doutait de la résistance d'une RM, axe fort de sa conception dès le début, Richard ôtait la sienne et la jetait à terre. L'air de dire 'je vous l'ai dit, je vous le prouve' ", s'amuse aujourd'hui Laurent Picciotto. "C'est sûr, ça faisait son petit effet !". Rétrospectivement, la marque Richard Mille a dépassé les espérances de leurs concepteurs. Apparue alors que le marché ne proposait pas encore une nouvelle marque ou un revival tous les deux mois, elle a pris tout le monde de court. De nombreux indépendants se sont engagés dans la même voie par la suite : "Si Richard a réussi, je peux y arriver aussi", se disaient-ils. Une RM conserve toujours sa radicalité. Et Laurent Picciotto de conclure : "Il y a des signes qui ne trompent pas : on n'a jamais croisé un client prenant une RM en main et commençant son analyse par "ça me fait penser à une...”. Près de 15 ans après la RM001, les points de suspensions ne sont pas prêts d'être complétés". Journaliste : Olivier Müller
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