richard mille - RM27 Nadal
Luc Virginius / Chronopassion
richard mille - RM27 Nadal

RM27 Nadal

richard mille

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L'avis de laurent

Le poids de l'âme

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La RM 027 Tourbillon est incontestablement la montre de l'année. Créée pour et avec le numéro un mondial de tennis Rafael Nadal, ce modèle extrêmement complexe réalise l'exploit de peser moins de 20 grammes, bracelet compris, devenant ainsi la montre mécanique la plus légère jamais créée. Le développement de la RM 027 fut un pari insensé… mais couronné de succès. Roland Garros 2010 : Pour la première fois dans l'histoire du tennis, un joueur fait son apparition sur le court d’un tournoi de Grand Chelem, avec une montre au poignet. Le 6 juin, Rafael Nadal remporte son cinquième titre aux Internationaux de France sans avoir concédé un seul set en sept matches. Un mois après, Rafael Nadal conquiert à Wimbledon son huitième titre du Grand Chelem et la RM 027 confirme son incroyable résistance à la puissance des coups du numéro 1 mondial. Le 13 septembre 2010, Rafael Nadal remporte son neuvième titre du Grand Chelem en finale de l'US Open, le seul tournoi à lui avoir résisté jusque là. Il monte une nouvelle fois sur le podium avec sa RM 027 au poignet. A seulement 24 ans, le majorquin continue de faire tomber les records et devient le plus jeune joueur de l'ère Open à remporter les quatre tournois du Grand Chelem. Tout au long de ces tournois, la RM 027 Tourbillon n’a pas failli. Elle s’est, au contraire, avérée d’une résistance et d’une stabilité implacables, tout en laissant à Rafael Nadal une très grande liberté de mouvements et de confort. Les secrets de la RM 027, l’une des montres Tourbillon les plus légères du monde ? : Un mouvement en titane et en LITAL®, un alliage de lithium contenant de l’aluminium, du cuivre, du magnésium, du zirconium et possédant une densité de 2.55. Cette addition de lithium apporte au mouvement, qui ne pèse que 3.83 grammes, une très grande souplesse, mais aussi plus de résistance aux chocs. Cet alliage est d’ailleurs utilisé en aérospatiale, pour la construction de l’A380, d’hélicoptères, de fusées, de satellites, ou encore en Formule 1. Un boîtier, réalisé dans un composite à base de carbone extrêmement robuste, protège parfaitement le mouvement et le tourbillon placé en son centre, contre les chocs. La carrure et le fond de la boîte sont, eux, monobloc pour, là encore, toujours plus de légèreté. Le verre en Grilamid ; la lunette et le réhaut en carbone ont des propriétés remarquables telles qu’une résistance extrême et une rigidité optimale. La RM 027 Tourbillon est une édition limitée de 50 pièces, avec un bracelet ultra léger en polyuréthane, souple et confortable.

Spécifications techniques

Who's who

Lorsqu'il évoque le nom "Richard Mille", Laurent Picciotto ne dit pas "je" et "il", mais "nous". En quatre lettres, tout est dit ou presque. Il ne s'agit pas pour Chronopassion d'une marque comme les autres, mais d'une histoire commune, celle de deux hommes se retrouvant initialement rue Saint Honoré "pour discuter deux heures par semaine, puis, cinq, dix, vingt, trente", avant de dévoiler, un an plus tard, la première RM001. Pourtant, il ne s'agit pas entre Laurent Picciotto et Richard Mille d'une amitié de 30 ans, de celle forgée sur les bancs d'une quelconque école. "Nous nous croisions à l'époque où Richard œuvrait chez Mauboussin, notamment pour les premiers tourbillons développés par la marque", se souvient le propriétaire de Chronopassion. Lorsque celui qui ne sait pas encore qu'il deviendra "RM" aux yeux du monde quitte cette enseigne pour lancer sa marque, il consulte Laurent Picciotto. Consulte, puis intègre à sa réflexion, pour finalement l'associer au montage de son entreprise. L'esprit de la marque est déjà dans les esprits : une pièce sans compromis, un design jamais vu, des matériaux hors normes, une technique d'assemblage inédite. Le cahier des charges établi, les deux hommes contactent Renaud & Papi pour le mettre en œuvre. Ce sera le troisième partenaire de RM, et encore aujourd'hui, près de 15 plus tard, l'artisan de ses collections. Le parti pris avant la présentation de la première pièce est sans détour : "Personne ne connaissait Richard, nous n'insistions pas plus que cela sur Renaud & Papi et nous n'avions aucune histoire à raconter. En d'autres termes, on nageait totalement à contre-courant", se souvient Laurent Picciotto. "On a fait un premier BaselWorld en 2000. On a posé la pièce sur la table et on a dit 'Voilà, c'est tout ce que l'on a à dire, c'est une RM001, et ça vaut 176.000 €'. Ca a marché". L'approche tarifaire a d'ailleurs fait débat dès le début. "Aujourd'hui, on peut dire que l'approche était la bonne. Mais il y a 12 ans, on a eu quelques sueurs froides. Richard et moi étions à 100% concentrés sur la pièce sans vraiment prêter attention à l'addition finale une fois la numéro 1 terminée. Quand nous sommes arrivés à plus de 170.000 euros, il y a eu un blanc, un silence entre nous, de ceux qui en disent plus longs que de grands discours. Nous nous sommes demandé un temps si nous n'avions pas dépassé les limites. Avant de revenir à la position qui nous avait animée depuis le début : une RM ne devait souffrir aucun compromis", analyse Laurent Picciotto. Cette approche radicale fut poussée très loin par Richard Mille. "Lorsqu'il croisait un client qui doutait de la résistance d'une RM, axe fort de sa conception dès le début, Richard ôtait la sienne et la jetait à terre. L'air de dire 'je vous l'ai dit, je vous le prouve' ", s'amuse aujourd'hui Laurent Picciotto. "C'est sûr, ça faisait son petit effet !". Rétrospectivement, la marque Richard Mille a dépassé les espérances de leurs concepteurs. Apparue alors que le marché ne proposait pas encore une nouvelle marque ou un revival tous les deux mois, elle a pris tout le monde de court. De nombreux indépendants se sont engagés dans la même voie par la suite : "Si Richard a réussi, je peux y arriver aussi", se disaient-ils. Une RM conserve toujours sa radicalité. Et Laurent Picciotto de conclure : "Il y a des signes qui ne trompent pas : on n'a jamais croisé un client prenant une RM en main et commençant son analyse par "ça me fait penser à une...”. Près de 15 ans après la RM001, les points de suspensions ne sont pas prêts d'être complétés". Journaliste : Olivier Müller

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