richard mille - RM 035
Luc Virginius / Chronopassion
richard mille - RM 035

RM 035

richard mille

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MONTRE RICHARD MILLE RM 035 RAFAEL NADAL, CERTIFIEE CHRONOFIABLE® Boîtier tonneau - disponible en aluminium 2000 et carrure en magnésium WE 54 Après avoir gagné en 2010, au poignet de Rafael Nadal, les trois grands tournois que sont Roland Garros, Wimbledon et Flushing Meadows, Richard Mille a développé avec la même passion une montre dérivée, la RM 035 dont le mouvement ne pèse que 4.3 grammes. Au cœur de la RM 035 bat Le calibre RMUL1. Ce mouvement squeletté à remontage manuel est le tout premier de la collection Richard Mille à avoir obtenu la certification Chronofiable®. Le test Chronofiable® a été développé au début des années 80 par le CCF SA (centre de contrôle de la fiabilité de l’horlogerie Suisse, repris en 1985 par le Laboratoire Dubois SA), pour soumettre les montres à des cycles de vieillissement accélérés reproduisant en 21 jours les effets équivalents à 6 mois de portée. Cela suppose une longue série de tests, tels que le contrôle initial des fonctions du mouvement, de la marche, de l’amplitude, de la réserve de marche - tests aux températures (0°C, 50°C). S’ajoutent à cela des cycles de vieillissement, faisant intervenir des accélérations linéaires et angulaires - 20 000 chocs compris entre 250 et 5500 m/s2 (9.81 m/s2 = 1g). Puis, lors d’un contrôle final sont vérifiés les mêmes éléments que lors du contrôle initial. Grâce à de tels tests, il est prouvé de manière indubitable que le calibre RMUL1 est capable d’affronter des conditions extrêmes, sans que ses performances s’en trouvent affectées. Le mouvement de la RM 035 ne pèse que 4.3 grammes. Une année a été nécessaire pour finaliser le processus de squeletisation, car il ne pouvait y avoir de compromis sur la résistance de ce mouvement ou encore sur sa capacité à absorber des chocs. Et ce, en conformité avec la rigueur de la certification Chronofiable®. Ainsi, de nombreuses versions de la platine en titane squelettée ont été évaluées avec beaucoup d’attention avant d’aboutir à la forme finale. Les ponts sont en titane traités Titalyt® et sont montés sur une platine en titane, squelettée et traitée PVD. Ce qui donne une très grande rigidité à l’ensemble et une excellente planéité aux surfaces. Le calibre RMUL1 comprend 24 rubis et a une fréquence de 4Hz. Le balancier est à inertie variable. Innovation majeure, ce type de balancier garantit une plus grande fiabilité en cas de chocs et lors du montage et du démontage du mouvement. La précision s’en trouve améliorée à long terme. L’index de la raquette est supprimé. Le réglage plus fin et répétable de l’inertie est rendu possible directement sur le balancier par 4 masselottes orientables. L’ensemble de la montre est construit de manière harmonieuse, selon des spécifications extrêmement rigoureuses, comme un châssis et un moteur de Formule 1. Ainsi, le cercle d’emboîtage est supprimé et le mouvement est fixé au châssis au moyen de 4 vis en titane et de silentblocs (ISO SW). Ceci met en évidence l’absence de compromis sur la qualité de réalisation.Le boîtier de la RM 035 est réalisé en magnésium WE 54 et en aluminium 2000, des alliages extrêmement robustes et réputés pour leur légèreté. Le magnésium WE 54, utilisé pour la carrure de la RM 035 Rafael Nadal, est un alliage comprenant 89% de magnésium, 6% d’yttrium et 5 % de terres rares. Le magnésium est l’un des métaux de construction les plus légers au monde et est très résistant aux températures élevées. Les propriétés mécaniques du magnésium WE 54 sont bien plus isotropiques que les alliages de magnésium conventionnels. La lunette et le fond sont usinés dans de l’aluminium 2000, un alliage d’aluminium et de cuivre. Il est fréquemment utilisé pour l’usinage des pistons de Formule 1, grâce notamment à sa résistance exceptionnelle aux fortes contraintes mécaniques et aux températures élevées. Après une longue et délicate phase d’usinage, ces alliages subissent un procédé d’oxydation par électro-plasma inédit chez Richard Mille, appelé Miarox®. Ce revêtement, de quelques microns, est une céramique d’oxyde cristallin avec une forte proportion de composés extrêmement résistants. La couleur noire est due à la présence de spinelles résistant à la lumière et inertes chimiquement, Cela permet d’améliorer la dureté de l’alliage et, par conséquent, sa résistance aux chocs et à la corrosion. Ce traitement, appliqué au magnésium WE 54 et à l’aluminium 2000, utilisé en aérospatiale, dans l’automobile et le secteur médical, est biocompatble et offre une résistance extrême aux rayures et aux UV. Le boîtier de la RM 035 est étanche à 50 mètres, grâce à deux joints toriques en Nitril. Il est assemblé au moyen de 12 vis cannelées en titane grade 5 et de rondelles en acier inoxydable 316L résistantes à l’usure. La RM 035 est la première montre Richard Mille certifiée Chronofiable®. Ce qui représente une nouvelle étape décisive dans la conquête de performances durables, dans des conditions extrêmes.

Spécifications techniques

Who's who

Lorsqu'il évoque le nom "Richard Mille", Laurent Picciotto ne dit pas "je" et "il", mais "nous". En quatre lettres, tout est dit ou presque. Il ne s'agit pas pour Chronopassion d'une marque comme les autres, mais d'une histoire commune, celle de deux hommes se retrouvant initialement rue Saint Honoré "pour discuter deux heures par semaine, puis, cinq, dix, vingt, trente", avant de dévoiler, un an plus tard, la première RM001. Pourtant, il ne s'agit pas entre Laurent Picciotto et Richard Mille d'une amitié de 30 ans, de celle forgée sur les bancs d'une quelconque école. "Nous nous croisions à l'époque où Richard œuvrait chez Mauboussin, notamment pour les premiers tourbillons développés par la marque", se souvient le propriétaire de Chronopassion. Lorsque celui qui ne sait pas encore qu'il deviendra "RM" aux yeux du monde quitte cette enseigne pour lancer sa marque, il consulte Laurent Picciotto. Consulte, puis intègre à sa réflexion, pour finalement l'associer au montage de son entreprise. L'esprit de la marque est déjà dans les esprits : une pièce sans compromis, un design jamais vu, des matériaux hors normes, une technique d'assemblage inédite. Le cahier des charges établi, les deux hommes contactent Renaud & Papi pour le mettre en œuvre. Ce sera le troisième partenaire de RM, et encore aujourd'hui, près de 15 plus tard, l'artisan de ses collections. Le parti pris avant la présentation de la première pièce est sans détour : "Personne ne connaissait Richard, nous n'insistions pas plus que cela sur Renaud & Papi et nous n'avions aucune histoire à raconter. En d'autres termes, on nageait totalement à contre-courant", se souvient Laurent Picciotto. "On a fait un premier BaselWorld en 2000. On a posé la pièce sur la table et on a dit 'Voilà, c'est tout ce que l'on a à dire, c'est une RM001, et ça vaut 176.000 €'. Ca a marché". L'approche tarifaire a d'ailleurs fait débat dès le début. "Aujourd'hui, on peut dire que l'approche était la bonne. Mais il y a 12 ans, on a eu quelques sueurs froides. Richard et moi étions à 100% concentrés sur la pièce sans vraiment prêter attention à l'addition finale une fois la numéro 1 terminée. Quand nous sommes arrivés à plus de 170.000 euros, il y a eu un blanc, un silence entre nous, de ceux qui en disent plus longs que de grands discours. Nous nous sommes demandé un temps si nous n'avions pas dépassé les limites. Avant de revenir à la position qui nous avait animée depuis le début : une RM ne devait souffrir aucun compromis", analyse Laurent Picciotto. Cette approche radicale fut poussée très loin par Richard Mille. "Lorsqu'il croisait un client qui doutait de la résistance d'une RM, axe fort de sa conception dès le début, Richard ôtait la sienne et la jetait à terre. L'air de dire 'je vous l'ai dit, je vous le prouve' ", s'amuse aujourd'hui Laurent Picciotto. "C'est sûr, ça faisait son petit effet !". Rétrospectivement, la marque Richard Mille a dépassé les espérances de leurs concepteurs. Apparue alors que le marché ne proposait pas encore une nouvelle marque ou un revival tous les deux mois, elle a pris tout le monde de court. De nombreux indépendants se sont engagés dans la même voie par la suite : "Si Richard a réussi, je peux y arriver aussi", se disaient-ils. Une RM conserve toujours sa radicalité. Et Laurent Picciotto de conclure : "Il y a des signes qui ne trompent pas : on n'a jamais croisé un client prenant une RM en main et commençant son analyse par "ça me fait penser à une...”. Près de 15 ans après la RM001, les points de suspensions ne sont pas prêts d'être complétés". Journaliste : Olivier Müller (11/2012)

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