richard mille - RM 055 BUBBA WATSON
Luc Virginius / Chronopassion
richard mille - RM 055 BUBBA WATSON

RM 055 BUBBA WATSON

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RM 055 BUBBA WATSON : une pièce extrêmement technique, innovante et sportive

La nouvelle RM 055 Bubba Watson s’inspire du concept de la montre tourbillon RM 038 Bubba Watson présentée en 2011. Son mouvement mécanique en titane grade 5 est squeletté à l’extrême avec un traitement PVD pour la platine et Titalyt® pour les ponts. L’ensemble possède ainsi une rigidité optimale et une excellente planéité des surfaces, combinaison indispensable pour un parfait fonctionnement du train d’engrenage. Le calibre RMUL2 peut ainsi résister à des accélérations de plus de 500 G. Le mouvement possède un balancier à inertie variable. Ce type de balancier garantit une plus grande fiabilité en cas de chocs et lors du montage et du démontage du mouvement. La précision s’en trouve améliorée à long terme. L’index de la raquette est supprimé. Le réglage plus fin et répétable de l’inertie est rendu possible directement sur le balancier par 4 masselottes orientables.

Le mécanisme de double barillet contribue à améliorer la stabilité du couple à long terme. Son nombre de tours étant plus élevé, la denture, les roulements et les pivots subissent moins de pressions et de frottements et les performances sont améliorées. La RM 055 Bubba Watson est assemblée à l’aide de nombreuses vis Spline sur le boitier et dans le mouvement. Ces vis offrent un meilleur contrôle du couple de serrage pendant l’assemblage. Ainsi, elles résistent parfaitement aux opérations de montage ou de démontage et sont peu sujettes au vieillissement. La construction spécifique du boitier de la RM 055 est pensée pour répondre aux exigences des sportifs.

En effet, la lunette en ATZ est élaborée à partir de tubes de poudre d’oxyde d’alumine injectés à une pression de près de 2000 bars. Cette injection à haute pression donne 20 à 30 % de rigidité en plus et atténue au maximum la porosité de la matière. L’ATZ est réputé pour sa grande résistance aux rayures (1400 vickers) et pour sa couleur inaltérable. Il est, après le diamant, l’un des matériaux les plus durs au monde. Un long et difficile travail d’usinage et de meulage avec des outils diamantés est nécessaire pour obtenir cette lunette à la forme complexe et à l’aspect satiné.

La carrure et le fond sont en titane grade 5 surmoulé de caoutchouc blanc. Ce caoutchouc est injecté à haute pression autour de la pièce en titane et isole ainsi le mouvement de toute vibration en induisant une déformation progressive. Il procure également un très grand confort au porté. La RM 055, dans la continuité de la RM 038 Bubba Watson, est une pièce extrêmement technique, innovante, sportive avec des finitions à la main dans le respect de la très haute horlogerie.

Spécifications techniques

Boitier
  • Matière : La carrure et le fond sont en titane grade 5 surmoulé de caoutchouc blanc. 

  • Lunette : élaborée à partir de tubes de poudre d’oxyde d’alumine injectés

  • Hauteur : 49,90mm

  • Fond : Saphir

  • Étanchéité : 30m

Dimensions
  • 42,70mm x 49,90mm

Mouvement
  • Type : Mécanique à remontage manuel

  • Réserver de marche : 55 heures

  • Fréquence : 28 8000 Alt/h

  • Squelette

Fonctions
  • Heures, Minutes, Secondes

Bracelet
  • Matière : Caoutchouc

Who's who

Lorsqu'il évoque le nom "Richard Mille", Laurent Picciotto ne dit pas "je" et "il", mais "nous". En quatre lettres, tout est dit ou presque. Il ne s'agit pas pour Chronopassion d'une marque comme les autres, mais d'une histoire commune, celle de deux hommes se retrouvant initialement rue Saint Honoré "pour discuter deux heures par semaine, puis, cinq, dix, vingt, trente", avant de dévoiler, un an plus tard, la première RM001.

Pourtant, il ne s'agit pas entre Laurent Picciotto et Richard Mille d'une amitié de 30 ans, de celle forgée sur les bancs d'une quelconque école. "Nous nous croisions à l'époque où Richard œuvrait chez Mauboussin, notamment pour les premiers tourbillons développés par la marque", se souvient le propriétaire de Chronopassion. Lorsque celui qui ne sait pas encore qu'il deviendra "RM" aux yeux du monde quitte cette enseigne pour lancer sa marque, il consulte Laurent Picciotto. Consulte, puis intègre à sa réflexion, pour finalement l'associer au montage de son entreprise.

L'esprit de la marque est déjà dans les esprits : une pièce sans compromis, un design jamais vu, des matériaux hors normes, une technique d'assemblage inédite. Le cahier des charges établi, les deux hommes contactent Renaud & Papi pour le mettre en œuvre. Ce sera le troisième partenaire de RM, et encore aujourd'hui, près de 15 plus tard, l'artisan de ses collections. Le parti pris avant la présentation de la première pièce est sans détour : "Personne ne connaissait Richard, nous n'insistions pas plus que cela sur Renaud & Papi et nous n'avions aucune histoire à raconter. En d'autres termes, on nageait totalement à contre-courant", se souvient Laurent Picciotto. "On a fait un premier BaselWorld en 2000. On a posé la pièce sur la table et on a dit 'Voilà, c'est tout ce que l'on a à dire, c'est une RM001, et ça vaut 176.000 €'. Ca a marché".

L'approche tarifaire a d'ailleurs fait débat dès le début. "Aujourd'hui, on peut dire que l'approche était la bonne. Mais il y a 12 ans, on a eu quelques sueurs froides. Richard et moi étions à 100% concentrés sur la pièce sans vraiment prêter attention à l'addition finale une fois la numéro 1 terminée. Quand nous sommes arrivés à plus de 170.000 euros, il y a eu un blanc, un silence entre nous, de ceux qui en disent plus longs que de grands discours. Nous nous sommes demandé un temps si nous n'avions pas dépassé les limites. Avant de revenir à la position qui nous avait animée depuis le début : une RM ne devait souffrir aucun compromis", analyse Laurent Picciotto. Cette approche radicale fut poussée très loin par Richard Mille. "Lorsqu'il croisait un client qui doutait de la résistance d'une RM, axe fort de sa conception dès le début, Richard ôtait la sienne et la jetait à terre. L'air de dire 'je vous l'ai dit, je vous le prouve' ", s'amuse aujourd'hui Laurent Picciotto. "C'est sûr, ça faisait son petit effet !".

Rétrospectivement, la marque Richard Mille a dépassé les espérances de leurs concepteurs. Apparue alors que le marché ne proposait pas encore une nouvelle marque ou un revival tous les deux mois, elle a pris tout le monde de court. De nombreux indépendants se sont engagés dans la même voie par la suite : "Si Richard a réussi, je peux y arriver aussi", se disaient-ils. Une RM conserve toujours sa radicalité. Et Laurent Picciotto de conclure : "Il y a des signes qui ne trompent pas : on n'a jamais croisé un client prenant une RM en main et commençant son analyse par "ça me fait penser à une...”. Près de 15 ans après la RM001, les points de suspensions ne sont pas prêts d'être complétés". Journaliste : Olivier Müller (11/2012)

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