richard mille - RM004 Or gris
Luc Virginius / Chronopassion
richard mille - RM004 Or gris

RM004 Or gris

richard mille

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RM 004 : UN CHRONOGRAPHE D’AVANT GARDE RATTRAPANTE - RESERVE DE MARCHE - CAPTEUR DE COUPLE - INDICATEUR DE FONCTIONS

La RM004 s'inscrit dans l'univers restreint des montres inspirées. Ses traits de caractère : une esthétique de formule 1, des performances uniques et l'atout de l'extrême rareté. Richard Mille, passionné d'exception, n'a pas cherché à produire un instrument spécialisé pour le simple plaisir de fabriquer quelque chose de beau. Le RM004 devait apporter suffisamment d'innovations pour qu'il soit possible de parler d'avancée significative. Ce challenge est relevé et même dépassé. Ici, pas d'effet gratuit, l'efficacité prime avant tout. Ainsi, ce chronographe à roue à colonne possède une fonction rattrapante améliorée, afin d'éliminer les sauts intempestifs d'aiguilles dont souffrent en général les chronographes mécaniques.

Pour parvenir à ce résultat ? Des études mathématiques, qui ont permis de comprendre les causes du phénomène et de trouver des solutions adaptées, comme la création de roues d'embrayage et de bascules en titane, réduisant l'inertie. Autre perfectionnement, des pièces de rattrapante nouvelle génération, qui diminuent la consommation d'énergie de 50% tout en limitant les frottements sur l'axe et en supprimant les sauts à l'arrêt. Toujours dans le souci de réduire les frottements, générateurs des défauts de chronométrie, le spiral et l'échappement du mouvement ont été modifiés. Ainsi, le spiral s'offre une courbe spéciale qui permet de réduire le déplacement du centre de gravité en cours de fonctionnement. Quant à l'échappement, il bénéficie d'un nouveau tracé. A noter également le profil des dents en développante de cercle, qui absorbe efficacement toute variation géométrique affectant les entraves et le système de remontage, auquel on a ajouté, encore dans le même but, une roulette de rubis. Une autre innovation pour ce chronographe proche, dans sa conception, d'une voiture de course ?

La position neutre, comme sur une boîte de vitesse, pour la tige de remontoir. Le but : supprimer la surtension permanente de la bride. Ainsi, le mécanisme est déconnecté du joint d'étanchéité ; le cliquet, dont le recul allège la bride, fonctionne en toute sécurité et la couronne reste étanche. Le mouvement, lui aussi, a été revu et s'offre une architecture ultra moderne, permettant une disposition homogène des différentes pièces. Le résultat : un fonctionnement plus pointu des systèmes ; une utilisation optimale des solutions techniques, à l'instar de la formule 1 ; pas de superpositions inutiles ; un accès au réglage amélioré afin de faciliter les interventions en SAV. Aucun détail n'a été oublié, pas même l'emplacement des poussoirs principaux pensé pour favoriser l'intervention du pouce au lieu de l'index. Une approche qui s'inscrit dans une volonté de proposer à une clientèle très exigeante, un produit certes compliqué et sophistiqué, mais fiable, ergonomique et facile à vivre. A ces caractéristiques techniques, viennent s'ajouter une forme de boite inédite inspirée d'un tonneau curvex et, en guise de cadran, une glace saphir traitée anti-reflet donnant l'impression que chaque composante de la montre est en suspension. Le résultat : une indéniable force de caractère, des lignes parfaitement identifiables qui ne pourront qu'interpeller collectionneurs et autres amateurs de haute et belle horlogerie.

Spécifications techniques

Mouvement
  • Hauteur totale : 8,90 mm

  • Hauteur sur aiguilles : 11,20 mm

Caractéristiques
  • Chronographe à roue à colonne Rattrapante au fonctionnement amélioré
  • Compteur de minutes optimisé
  • Capteur de couple
  • Réserve de marche
  • Tige de remontoir avec position neutre
  • Barillet à rotation rapide
  • Denture de roue à développante de cercle
  • Echappement d’un type nouveau
  • Position des poussoirs ergonomiques
  • 21600 A/h
  • 72 h réserve de marche

Who's who

Lorsqu'il évoque le nom "Richard Mille", Laurent Picciotto ne dit pas "je" et "il", mais "nous". En quatre lettres, tout est dit ou presque. Il ne s'agit pas pour Chronopassion d'une marque comme les autres, mais d'une histoire commune, celle de deux hommes se retrouvant initialement rue Saint Honoré "pour discuter deux heures par semaine, puis, cinq, dix, vingt, trente", avant de dévoiler, un an plus tard, la première RM001. Pourtant, il ne s'agit pas entre Laurent Picciotto et Richard Mille d'une amitié de 30 ans, de celle forgée sur les bancs d'une quelconque école. "Nous nous croisions à l'époque où Richard œuvrait chez Mauboussin, notamment pour les premiers tourbillons développés par la marque", se souvient le propriétaire de Chronopassion. Lorsque celui qui ne sait pas encore qu'il deviendra "RM" aux yeux du monde quitte cette enseigne pour lancer sa marque, il consulte Laurent Picciotto. Consulte, puis intègre à sa réflexion, pour finalement l'associer au montage de son entreprise.

L'esprit de la marque est déjà dans les esprits : une pièce sans compromis, un design jamais vu, des matériaux hors normes, une technique d'assemblage inédite. Le cahier des charges établi, les deux hommes contactent Renaud & Papi pour le mettre en œuvre. Ce sera le troisième partenaire de RM, et encore aujourd'hui, près de 15 plus tard, l'artisan de ses collections. Le parti pris avant la présentation de la première pièce est sans détour : "Personne ne connaissait Richard, nous n'insistions pas plus que cela sur Renaud & Papi et nous n'avions aucune histoire à raconter. En d'autres termes, on nageait totalement à contre-courant", se souvient Laurent Picciotto. "On a fait un premier BaselWorld en 2000. On a posé la pièce sur la table et on a dit 'Voilà, c'est tout ce que l'on a à dire, c'est une RM001, et ça vaut 176.000 €'. Ca a marché". L'approche tarifaire a d'ailleurs fait débat dès le début. "Aujourd'hui, on peut dire que l'approche était la bonne. Mais il y a 12 ans, on a eu quelques sueurs froides. Richard et moi étions à 100% concentrés sur la pièce sans vraiment prêter attention à l'addition finale une fois la numéro 1 terminée.

Quand nous sommes arrivés à plus de 170.000 euros, il y a eu un blanc, un silence entre nous, de ceux qui en disent plus longs que de grands discours. Nous nous sommes demandé un temps si nous n'avions pas dépassé les limites. Avant de revenir à la position qui nous avait animée depuis le début : une RM ne devait souffrir aucun compromis", analyse Laurent Picciotto. Cette approche radicale fut poussée très loin par Richard Mille. "Lorsqu'il croisait un client qui doutait de la résistance d'une RM, axe fort de sa conception dès le début, Richard ôtait la sienne et la jetait à terre. L'air de dire 'je vous l'ai dit, je vous le prouve' ", s'amuse aujourd'hui Laurent Picciotto. "C'est sûr, ça faisait son petit effet !". Rétrospectivement, la marque Richard Mille a dépassé les espérances de leurs concepteurs.

Apparue alors que le marché ne proposait pas encore une nouvelle marque ou un revival tous les deux mois, elle a pris tout le monde de court. De nombreux indépendants se sont engagés dans la même voie par la suite : "Si Richard a réussi, je peux y arriver aussi", se disaient-ils. Une RM conserve toujours sa radicalité. Et Laurent Picciotto de conclure : "Il y a des signes qui ne trompent pas : on n'a jamais croisé un client prenant une RM en main et commençant son analyse par "ça me fait penser à une...”. Près de 15 ans après la RM001, les points de suspensions ne sont pas prêts d'être complétés". Journaliste : Olivier Müller (11/2012)

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