richard mille - RM 037
Luc Virginius / Chronopassion
richard mille - RM 037

RM 037

richard mille
Voir le prix
87'500 €

Disponible Contactez nous
L'avis de laurent

Voir les autres vues Luc Virginius / Chronopassion

Ce mouvement automatique, construit sur une platine squelettée en titane grade 5, possède une date surdimensionnée à 12 heures et un sélecteur de fonction à 4 heures. Deux poussoirs, à la forme subtilement arrondies, sont positionnés à 4 et 10 heures. Le premier poussoir permet de sélectionner d'une simple pression le remontage (W), la position neutre (N) ou la mise à l'heure (H). La fonction sélectionnée apparait dans une ouverture à 4 heures. Grâce au second poussoir, situé à 10 heures, l'on peut changer de date, lorsque l'on est en voyage par exemple, ou la réajuster notamment pour les mois de 29, 30 ou 31 jours. Un procédé plus simple serait difficile à imaginer. La RM 037 possède également un tout nouveau mécanisme de couronne, breveté par Richard Mille pour ce premier calibre Maison. Traditionnellement, la couronne est reliée directement au mouvement, ce qui oblige l’horloger à effectuer une mise en longueur de la tige lors de l’emboitage. La liaison entre le mouvement et la couronne peut alors engendrer des dégâts en cas de chocs, la couronne étant partie intégrante du mouvement. Les ingénieurs de Richard Mille ont mis au point, sur la RM 037, un dispositif permettant de résoudre ce problème. En effet, la couronne est désormais solidaire de la boite, ce qui évite la mise en longueur de la tige. Grâce à ce procédé, il n’y a plus de risque de perte de la couronne et de bris de la tige du mouvement, lors d’un choc par exemple. La couronne est réalisée en titane grade 5 poli, en or rouge ou gris avec joint torique et collier en Alcryn. La conception et la réalisation de la montre suivent par ailleurs une approche globale pour le boîtier, le cadranet chaque pièce du mouvement. C’est pourquoi, l’ensemble est construit de manière homogène, selon des spécifications extrêmement rigoureuses, comme un châssis et un moteur de voiture de Formule 1. Les trois composants principaux (lunette, carrure et fond) de la RM 037 requièrent 44 opérations d’étampage. Deux jours sont nécessaires pour régler les machines pour chaque composant (lunette, carrure et fond). Le boîtier nu requiert plus de 255 opérations d’usinage et la phase de terminaison nécessite 5 heures de satinage et de polissage. Un centre d’usinage 5 axes (machine perfectionnée) permet de réaliser la forme complexe de la boîte. Pour chaque boîtier usiné, il faut compter 45 minutes, uniquement pour la gravure en positif du nom“Richard Mille”. Le boîtier tripartite est étanche à 50 mètres, grâce à deux joints toriques en Nitril. Il est assemblé au moyen de 20 vis Spline en titane grade 5 et de rondelles en acier 316L, résistantes à l’usure. De nombreux détails constituent par ailleurs la signature de la RM 037 comme la réserve de marche de 50 heures, le nouveau rotor à géométrie variable, le balancier à inertie variable, les nombreuses vis cannelées du mouvement … Technique extrême, sophistication, finitions à la main dans le respect de la haute tradition horlogère suisse … le nouveau calibre maison CRMA1 est une pièce d’exception qui incarne l’innovation selon Richard Mille.

Spécifications techniques

Who's who

Lorsqu'il évoque le nom "Richard Mille", Laurent Picciotto ne dit pas "je" et "il", mais "nous". En quatre lettres, tout est dit ou presque. Il ne s'agit pas pour Chronopassion d'une marque comme les autres, mais d'une histoire commune, celle de deux hommes se retrouvant initialement rue Saint Honoré "pour discuter deux heures par semaine, puis, cinq, dix, vingt, trente", avant de dévoiler, un an plus tard, la première RM001. Pourtant, il ne s'agit pas entre Laurent Picciotto et Richard Mille d'une amitié de 30 ans, de celle forgée sur les bancs d'une quelconque école. "Nous nous croisions à l'époque où Richard œuvrait chez Mauboussin, notamment pour les premiers tourbillons développés par la marque", se souvient le propriétaire de Chronopassion. Lorsque celui qui ne sait pas encore qu'il deviendra "RM" aux yeux du monde quitte cette enseigne pour lancer sa marque, il consulte Laurent Picciotto. Consulte, puis intègre à sa réflexion, pour finalement l'associer au montage de son entreprise. L'esprit de la marque est déjà dans les esprits : une pièce sans compromis, un design jamais vu, des matériaux hors normes, une technique d'assemblage inédite. Le cahier des charges établi, les deux hommes contactent Renaud & Papi pour le mettre en œuvre. Ce sera le troisième partenaire de RM, et encore aujourd'hui, près de 15 plus tard, l'artisan de ses collections. Le parti pris avant la présentation de la première pièce est sans détour : "Personne ne connaissait Richard, nous n'insistions pas plus que cela sur Renaud & Papi et nous n'avions aucune histoire à raconter. En d'autres termes, on nageait totalement à contre-courant", se souvient Laurent Picciotto. "On a fait un premier BaselWorld en 2000. On a posé la pièce sur la table et on a dit 'Voilà, c'est tout ce que l'on a à dire, c'est une RM001, et ça vaut 176.000 €'. Ca a marché". L'approche tarifaire a d'ailleurs fait débat dès le début. "Aujourd'hui, on peut dire que l'approche était la bonne. Mais il y a 12 ans, on a eu quelques sueurs froides. Richard et moi étions à 100% concentrés sur la pièce sans vraiment prêter attention à l'addition finale une fois la numéro 1 terminée. Quand nous sommes arrivés à plus de 170.000 euros, il y a eu un blanc, un silence entre nous, de ceux qui en disent plus longs que de grands discours. Nous nous sommes demandé un temps si nous n'avions pas dépassé les limites. Avant de revenir à la position qui nous avait animée depuis le début : une RM ne devait souffrir aucun compromis", analyse Laurent Picciotto. Cette approche radicale fut poussée très loin par Richard Mille. "Lorsqu'il croisait un client qui doutait de la résistance d'une RM, axe fort de sa conception dès le début, Richard ôtait la sienne et la jetait à terre. L'air de dire 'je vous l'ai dit, je vous le prouve' ", s'amuse aujourd'hui Laurent Picciotto. "C'est sûr, ça faisait son petit effet !". Rétrospectivement, la marque Richard Mille a dépassé les espérances de leurs concepteurs. Apparue alors que le marché ne proposait pas encore une nouvelle marque ou un revival tous les deux mois, elle a pris tout le monde de court. De nombreux indépendants se sont engagés dans la même voie par la suite : "Si Richard a réussi, je peux y arriver aussi", se disaient-ils. Une RM conserve toujours sa radicalité. Et Laurent Picciotto de conclure : "Il y a des signes qui ne trompent pas : on n'a jamais croisé un client prenant une RM en main et commençant son analyse par "ça me fait penser à une...”. Près de 15 ans après la RM001, les points de suspensions ne sont pas prêts d'être complétés".

Journaliste : Olivier Müller (11/2012)

Lire la suite