richard mille - RM 11-02 AUTOMATIQUE CHRONOGRAPHE FLYBACK SECOND FUSEAU HORAIRE
Luc Virginius / Chronopassion
richard mille - RM 11-02 AUTOMATIQUE CHRONOGRAPHE FLYBACK SECOND FUSEAU HORAIRE

RM 11-02 AUTOMATIQUE CHRONOGRAPHE FLYBACK SECOND FUSEAU HORAIRE

richard mille

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RM11 GMT

RM 11-02 AUTOMATIQUE CHRONOGRAPHE FLYBACK SECOND FUSEAU HORAIRE

La nouvelle RM 11-02 représente un développement subtil du modèle emblématique Richard Mille, la RM 011, qui ravit les amateurs de la marque depuis ses débuts, voici maintenant plus de sept ans. Le calibre automatique de la RM 11-02 constitue le prolongement technique de la RM 011, dont le mouvement RMAC1 a été supplanté par le RMAC2, doté de fonctionnalités supplémentaires. Outre les fonctions chronographe flyback, quantième annuel avec date surdimensionnée, compte à rebours 60 minutes et totaliseur 24 heures, la RM 11-02 possède un affichage UTC pour la lecture d’un deuxième fuseau horaire via une aiguille revêtue de Super-LumiNova. Ce mouvement en titane traité PVD est équipé de deux barillets et d’un rotor à géométrie variable fournissant une réserve de marche d’environ 50 heures.

Les habitués du boîtier originel RM 011 distingueront aisément cette nouvelle montre grâce au poussoir supplémentaire, situé à 9 heures, permettant de régler le deuxième fuseau horaire. Usiné à l’instar des poussoirs du chronographe placés à 2 heures (start/stop) et 5 heures (reset/flyback), ce dernier, dont les stries évoquent la surface des pédaliers sur les voitures de course, reprend les codes esthétiques de la collection RM 011. Le thème automobile apparaît également à travers la couronne aux allures de disque d’embrayage minutieusement usinée en titane grade 5 et entourée d’un collier en Alcryn pour un meilleur contact tactile.

La fabrication du boîtier tonneau Richard Mille, avec ses courbes ergonomiques et ses arcs de cercles spectaculaires, a nécessité en amont de nombreuses heures d’études préalables aux étapes de découpe et de fraisage. Pour le boîtier tripartite, 86 opérations d’estampage et de frappe préparent les différentes parties du boîtier à ces opérations. Le processus d’usinage ne débute qu’après environ 50 heures de configuration et de programmation sur tous les systèmes, indispensable prélude aux plus de 300 opérations distinctes qui suivront. La création des multiples courbes et arcs propres au dessin du boîtier Richard Mille nécessite des machines CNC 5 axes perfectionnées et dotées d’une précision de quelques microns. Le mouvement qui anime la RM 11-02 est fixé au boîtier via quatre brides en silicone procurant une plus grande résistance aux chocs. Le boîtier est assemblé au moyen de 20 vis spline et par des joints toriques en nitrite garantissant une étanchéité à 50 mètres

 

Spécifications techniques

SPECIFICATIONS TECHNIQUES DU CALIBRE AUTOMATIQUE RICHARD MILLE RM 11-02

CHRONOGRAPHE FLYBACK SECOND FUSEAU HORAIRE

CALIBRE RMAC2 : mouvement à remontage automatique avec heures, minutes, secondes à 3 heures, grande date,

mois, chronographe flyback avec compteur seconde au centre, compteur des minutes et décompteur à 9 heures ,

totaliseur 24h à 6 heures, affichage UTC et rotor à géométrie variable.

Dimensions : 50.00 x 42.70 x 16.15 mm.

 CARACTERISTIQUES PRINCIPALES

RESERVE DE MARCHE

Environ 50 heures (±10%).

La durée effective de la réserve de marche dépendra du laps de temps pendant lequel le chronographe est utilisé.

PLATINE ET PONTS EN TITANE GRADE 5

Pour ces composants, l’utilisation du titane grade 5 et le revêtement PVD noir confèrent une grande rigidité à

l’assemblage et une excellente planéité aux surfaces, essentiels au fonctionnement parfait du train d’engrenage.

CHRONOGRAPHE FLYBACK

L’actionnement du poussoir, situé entre 4 et 5 heures, permet la remise à zéro de l’aiguille du chronographe sans

arrêt du mécanisme au préalable. Ce dispositif fut à l’origine mis au point pour les pilotes afin d’éviter toute perte de

temps (et de précision) lors de l’arrêt, de la remise à zéro et du redémarrage du chronographe, au passage d’un point

de navigation.

Lorsque la fonction chronographe est activée, l’heure et les minutes écoulées sont visibles via les compteurs placés

respectivement à 6 heures et 9 heures, les secondes étant indiquées par l’aiguille centrale.

Fonctionnement :

L’utilisateur peut actionner ou arrêter le chronographe au moyen du poussoir situé entre 1 et 2 heures.

La fonction flyback peut être, à tout moment, remise à zéro à l’aide du poussoir situé entre 4 et 5 heures.

DECOMPTEUR

Placé à 9 heures, un disque squeletté gradué sur 60 minutes remplace l’aiguille. Ce totaliseur permet de lire les minutes

écoulées, aussi bien que les minutes restantes.

FONCTION UTC

La RM 11-02 propose l’indication d’un second fuseau horaire via une aiguille remplie de Super-LumiNova. Le réglage

s’effectue aisément grâce au poussoir situé à 9 heures.

AFFICHAGE SURDIMENSIONNE DE LA DATE

Semi-instantané, dans une ouverture horizontale à 12 heures avec un ajustement automatique pour les mois de 30 ou

31 jours.

AFFICHAGE DU MOIS

Semi-instantané, indiqué par un chiffre arabe, situé entre 4 et 5 heures.

BALANCIER A INERTIE VARIABLE

Le balancier à inertie variable assure une meilleure fiabilité en cas de choc, lors du montage et du démontage du

mouvement et garantit une plus grande exactitude chronométrique à long terme.

L’index de la raquette est supprimé. Le réglage plus fin et répétable de l’inertie est rendu possible directement sur le

balancier par 4 masselottes orientables.

ROTOR A GEOMETRIE VARIABLE

- Bras en titane grade 2

- Bordure en titane grade 5

- 6 positions de réglage par des vis en titane grade 5

- Ailettes en or gris 18K à teneur élevée en palladium

- Segments en alliage de tungstène et cobalt

- Roulements à billes en céramique

- Unidirectionnel, avec remontage dans le sens contraire des aiguilles de la montre

Cette conception exclusive Richard Mille permet d’adapter le remontage automatique au niveau d’activité du porteur.

Selon la position choisie pour les ailettes, l’inertie du rotor est plus ou moins élevée. Le remontage est donc soit accéléré,

si les gestes du bras sont peu fréquents, soit ralenti, si la montre est portée par un sportif. Cette invention permet

ainsi d’optimiser le mécanisme de remontage du mouvement en fonction du style de vie de son propriétaire.

SYSTEME DE DOUBLE BARILLET

Il contribue à améliorer la stabilité du couple à long terme. Les performances sont améliorées du fait de son nombre

plus élevé de tours qui épargne davantage la denture, les roulements et les pivots de la pression et du frottement.

VIS SPLINE EN TITANE GRADE 5 POUR LE MOUVEMENT

Les vis spline offrent un meilleur contrôle du couple de serrage pendant l’assemblage.

Elles résistent parfaitement aux opérations de montage ou de démontage et sont peu sujettes au vieillissement.

 AUTRES CARACTERISTIQUES

- Dimensions du mouvement : 30.25 x 38.45 mm

- Epaisseur : 9.00 mm

- Nombre de rubis : 68

- Arbre de barillet en acier AP 20

- Balancier en Glucydur, à 4 bras, moment d’inertie 4,8 mg.cm2, angle de levée 53°

- Fréquence : 28’800 alternances par heure (4 Hz)

- Spiral : ELINVAR de Nivarox®

- Assemblage des index : Triovis N°2

- Dispositif antichoc : INCABLOC 908.22.211.100 (transparent)

- Pierres de la roue d’échappement : Rubifix (transparent)

- Tige de remontoir à trois positions : remontage manuel, réglage de la date, mise à l’heure

BOITIER

Les trois composants principaux (lunette, carrure et fond) du boîtier de la RM 11-02 requièrent 68 opérations d’étampage.

Le processus nécessite un réglage des machines de 8 jours pour la lunette, 5 jours pour la carrure et 5 jours

pour le fond. En amont, il a fallu 120 heures pour établir une méthodologie concernant ces opérations, 130 heures pour les

plans d’outillage et 180 heures pour lamise enoeuvre. Chaque boîtier brut génère 202 opérations d’usinage distinctes.

La conception et la réalisation de la montre relèvent d’une approche globale du mouvement, du boîtier et du cadran.

Le cercle d’emboîtage est ainsi supprimé et le mouvement est fixé au châssis au moyen de 4 vis en titane et de silentblocs

(ISO SW).

Le boîtier tripartite de la RM 11-02 est entièrement satiné avec les caches-poussoirs polis. Etanche à 50mètres grâce à deux

joints toriques en Nitril, le boîtier est assemblé au moyen de 20 vis spline en titane grade 5 et de rondelles en acier 316L.

VIS SPLINE EN TITANE GRADE 5 POUR LE BOITIER

De par leur forme, ces vis offrent un meilleur contrôle du couple de serrage pendant l’assemblage.

Parfaitement résistantes aux opérations de montage ou de démontage, elles sont peu sujettes au vieillissement.

REHAUTS

En fibres de carbone, avec des index remplis d’un matériau luminescent homologué.

COURONNE

En titane grade 5 microbillé, avec joint torique double et collier en Alcryn®.

CADRAN

En saphir (0.40 mm d’épaisseur) traité antireflet (des deux côtés), protégé par 8 brides en silicone insérées dans

les rainures supérieure et inférieure des réhauts.

GLACE

Côté lunette : en saphir (dureté 1800 Vickers) traité antireflet (des 2 côtés)

Epaisseur : 1.50 mm

Fond du boîtier : en saphir traité antireflet (des 2 côtés)

Epaisseur : 1.20 mm au centre et 2.04 mm à la périphérie

FINITIONS

MOUVEMENT

- Platine et ponts en titane, sablé humide, traité PVD

- Anglage et polissage à la main

- Blocages polis à la main

- Pivots brunis

- Moulures polies au diamant

- Pignons avec piqûres

- Roues biseautées, sablées et rhodiées

PIECES EN ACIER

- Surfaces microbillées au saphir

- Anglage et polissage à la main

- Vis et fentes biseautées et polies, pointes arrondies et polies

ROUAGES

- Moulures au diamant

- Angles polis au diamant

- Adoucis circulaires sur les faces

- Rhodiages (avant taillage de la denture)

Who's who

 

Lorsqu'il évoque le nom "Richard Mille", Laurent Picciotto ne dit pas "je" et "il", mais "nous". En quatre lettres, tout est dit ou presque. Il ne s'agit pas pour Chronopassion d'une marque comme les autres, mais d'une histoire commune, celle de deux hommes se retrouvant initialement rue Saint Honoré "pour discuter deux heures par semaine, puis, cinq, dix, vingt, trente", avant de dévoiler, un an plus tard, la première RM001. Pourtant, il ne s'agit pas entre Laurent Picciotto et Richard Mille d'une amitié de 30 ans, de celle forgée sur les bancs d'une quelconque école. "Nous nous croisions à l'époque où Richard œuvrait chez Mauboussin, notamment pour les premiers tourbillons développés par la marque", se souvient le propriétaire de Chronopassion. Lorsque celui qui ne sait pas encore qu'il deviendra "RM" aux yeux du monde quitte cette enseigne pour lancer sa marque, il consulte Laurent Picciotto. Consulte, puis intègre à sa réflexion, pour finalement l'associer au montage de son entreprise. L'esprit de la marque est déjà dans les esprits : une pièce sans compromis, un design jamais vu, des matériaux hors normes, une technique d'assemblage inédite. Le cahier des charges établi, les deux hommes contactent Renaud & Papi pour le mettre en œuvre. Ce sera le troisième partenaire de RM, et encore aujourd'hui, près de 15 plus tard, l'artisan de ses collections. Le parti pris avant la présentation de la première pièce est sans détour : "Personne ne connaissait Richard, nous n'insistions pas plus que cela sur Renaud & Papi et nous n'avions aucune histoire à raconter. En d'autres termes, on nageait totalement à contre-courant", se souvient Laurent Picciotto. "On a fait un premier BaselWorld en 2000. On a posé la pièce sur la table et on a dit 'Voilà, c'est tout ce que l'on a à dire, c'est une RM001, et ça vaut 176.000 €'. Ca a marché". L'approche tarifaire a d'ailleurs fait débat dès le début. "Aujourd'hui, on peut dire que l'approche était la bonne. Mais il y a 12 ans, on a eu quelques sueurs froides. Richard et moi étions à 100% concentrés sur la pièce sans vraiment prêter attention à l'addition finale une fois la numéro 1 terminée. Quand nous sommes arrivés à plus de 170.000 euros, il y a eu un blanc, un silence entre nous, de ceux qui en disent plus longs que de grands discours. Nous nous sommes demandé un temps si nous n'avions pas dépassé les limites. Avant de revenir à la position qui nous avait animée depuis le début : une RM ne devait souffrir aucun compromis", analyse Laurent Picciotto. Cette approche radicale fut poussée très loin par Richard Mille. "Lorsqu'il croisait un client qui doutait de la résistance d'une RM, axe fort de sa conception dès le début, Richard ôtait la sienne et la jetait à terre. L'air de dire 'je vous l'ai dit, je vous le prouve' ", s'amuse aujourd'hui Laurent Picciotto. "C'est sûr, ça faisait son petit effet !". Rétrospectivement, la marque Richard Mille a dépassé les espérances de leurs concepteurs. Apparue alors que le marché ne proposait pas encore une nouvelle marque ou un revival tous les deux mois, elle a pris tout le monde de court. De nombreux indépendants se sont engagés dans la même voie par la suite : "Si Richard a réussi, je peux y arriver aussi", se disaient-ils. Une RM conserve toujours sa radicalité. Et Laurent Picciotto de conclure : "Il y a des signes qui ne trompent pas : on n'a jamais croisé un client prenant une RM en main et commençant son analyse par "ça me fait penser à une...”. Près de 15 ans après la RM001, les points de suspensions ne sont pas prêts d'être complétés". 

 

Journaliste : Olivier Müller

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