urwerk - UR-110 Torpedo
Luc Virginius / Chronopassion
urwerk - UR-110 Torpedo

UR-110 Torpedo

urwerk

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L'avis de laurent

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La nouvelle création Urwerk a pour nom de code « Torpedo », référence aux trois têtes chercheuses qui voyagent groupées sur le cadran de la UR-110. Leur mission : sécuriser une lecture du temps aisée et discrète voire furtive. Sur la UR-110, trois pointeurs ont pris pour cible l’arc des minutes. Le trio infernal, en section groupée, survole la platine et ajuste sa position au fil des minutes qui passent. En effet, les modules des heures resteront en position rigoureusement parallèle tout au long de leur révolution. En plus de l’heure, le Control Board, présent sur la face de la montre affiche une indication jour/nuit ; un « oil change », l’indicateur de service dû développer par Urwerk et un compteur 60-secondes. La couleur métal prévaut sur le cadran. Une teinte mise à l’honneur sur cette création toute en titane. Au dos de la montre, touche ultime, le fond, lui aussi en titane renferme le système de remontage automatique régulé par deux turbines.

Spécifications techniques

Boîtier
  • Titane ALTIN Grade 5 avec lunette en acier 316L
Dimensions
  • 47 mm x 51 mm x 16 mm
Mouvement
  • UR 9.01
Fonctions
  • Heures, Minutes, Indicateur Jour & Nuit, Indicateur de service Oil Change
Bracelet
  • Alligator noir
Spécial
  • La complication satellite avec modules des heures mobiles sur rouage planétaire!

Who's who

Pour de nombreuses pièces que l’on trouve chez Chronopassion, Laurent Picciotto en fut le partenaire dès leurs débuts. Mais dans certains cas, il fut là...avant même le début. C’est le cas d’Urwerk. C’est le principe de la souscription. Quand, en 2002, le frère de l’un des fondateurs de la marque se rend rue Saint Honoré, il n’a en poche que des dessins, en tête que des projets, voire des visions. Pourtant, celles-ci séduisent le propriétaire des lieux. Il y est question de nouveau mode de lecture de l’heure, de satellites... La tête dans les étoiles, les fondateurs d’Urwerk ? « En apparence seulement », précise Laurent Picciotto. « Le staff d’Urwerk et son travail sont assez secrets, mais la feuille de route est tout sauf approximative. C’est une affaire de professionnels, minutieux, peut-être en marge du microcosme horloger mais avec une vision très claire de ce qu’ils sont et d’où ils vont ». La première Urwerk tient ses promesses : elle impose son style, un mouvement totalement inédit ainsi qu’une lecture tout autant inédite de l’heure. La montre crée sa propre empreinte parmi les gammes vues et revues de l’horlogerie contemporaine. Mais la nouveauté ne va pas de soi pour tous : « lorsque la première pièce est arrivée en 2004, via souscription, il fallu beaucoup d’évangélisation », concède Laurent Picciotto. Pourtant, passion, pragmatisme et didactisme font leur œuvre : le succès est au rendez-vous. Chronopassion s’impose rapidement comme le revendeur exclusif d’Urwerk en France. L’enseigne représentera au final un volume significatif des ventes de la marque dans le monde. Près de 10 ans après son lancement, Urwerk cultive toujours sa singularité. Elle reste fidèle à ses principes fondateurs de lecture de l’heure par satellites mais y apporte des évolutions constantes à un rythme soutenu : « Je reste encore aujourd’hui très étonné par la capacité à rebondir de la marque », souligne ainsi Laurent Picciotto. L’hôte de Chronopassion poursuit donc sa route avec Urwerk, dont il a proposé la totalité des modèles développés jusqu’à ce jour. Certaines séries limitées se sont d’ailleurs littéralement arrachées ; ces modèles ont provoqué un début de queue rue Saint Honoré qui allait, de toutes manières, largement excéder le peu de pièces disponibles. Pour Laurent Picciotto, l’explication est celle « de clients qui retrouvent leur âme d’enfant. Il y en a parfois aux goûts très classiques qui craquent littéralement pour une Urwerk ». Est-ce rationnel que de ne jurer que par Bréguet ou Audemars-Piguet et de basculer tout à coup dans la folie satellitaire d’Urwerk ? Non, certainement pas. Mais Urwerk est tout sauf un jouet raisonnable...

Journaliste : Olivier Müller (11/2012)

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