urwerk - La UR-110 "EastWood" Ebène rouge,  par URWERK
Luc Virginius / Chronopassion
urwerk - La UR-110 "EastWood" Ebène rouge,  par URWERK

La UR-110 "EastWood" Ebène rouge, par URWERK

urwerk

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L'avis de laurent

Un chef d'oeuvre limité à 5 pièces dans cette essence de bois.

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La UR-110 "EastWood" Ebène rouge, par URWERK

Un bois précieux. Un tweed very chic. Une mécanique hors du commun. Les ingrédients sont réunis pour faire de la UR-110 « EastWood », une pièce d’exception. La « EastWood » est l’ultime version ajoutée à la collection 110 aka « Torpedo ». Pour ce dernier récital, la UR-110 entonnera une partition totalement revisitée. Nouvelle lunette, nouveau bracelet pour une transformation esthétique grand style.

 

Parole à ses créateurs.

 

 « Nous voulons maintenir notre logique de ne produire que 150 montres à l’année, toutes collections confondues » explique Felix Baumgartner, co-fondateur et maître horloger de la maison URWERK. « C’est un choix parfois difficile qui nous oblige à mettre fin à une lignée pour rassembler nos efforts sur la nouvelle collection. Pour cette dernière édition de la collection 110, on repart du modèle « nu », d’un squelette de la 110 pour créer une nouvelle pièce avec un caractère et appartenant à un imaginaire radicalement différent. La seule question pertinente qui se pose alors est : De quoi ai-je envie maintenant ? La « EastWood » est notre réponse. Elle est racée. Elle est précieuse. Elle est simplement désirable. »

 

« La réflexion autour de la toute dernière édition de la UR-110 a alimenté bien des discussions entre Felix et moi » continue Martin Frei. « Pour cette dernière édition de la collection, nous voulions quelque chose de fou. Oui, bien sûre, certains diront que nos modèles sont déjà fous, nous voulions aller au bout de cette folie.  Le bois, voilà une matière à la fois noble et belle que nous n’avions jamais travaillée. Produire en bois une lunette incurvée épousant les lignes si spécifiques de notre 110, c’était un beau défi, soi-disant impossible à relever. La chose impossible n’en est que plus attrayante. Nous nous sommes lancés. »

À Timothy Everest d’apporter sa touche finale au modèle. « Martin Frei était de passage à Londres et c’est en toute amitié qu’il m’a dévoilé la pièce sur laquelle l’équipe URWERK est en train le plancher, la « EastWood ». Cela fait bientôt 5 ans que ma maison de création et la leur sont en contact et les points communs entre nous sont nombreux.  Nous partageons le même amour des choses bien faites, d’une tradition qui sait tirer le meilleur du monde contemporain. Nous sommes également fiers d’être des artisans. Après avoir eu la chance de créer l’uniforme URWERK, nous avons évoqué une nouvelle collaboration. Pour une montre. La « EastWood » mérite que l’on y associe le plus beau des textiles, le tweed. L’une des étoffes que nous avons retenue est un Prince de Gales porté par le Duc de Windsor, qui contrairement à la rumeur est brun et bleu sur un fond ivoire ».

 

Primée au Grand Prix de l'Horlogerie 2011, la UR-110 fait donc ici son dernier tour d’honneur, avec son heure satellite sur rouage planétaire, complication originale qui s’inscrit dans la digne lignée des collections URWERK transcrivant le temps en heure satellite. 

L’heure satellite fait face à la minute sur la section latérale – droite – de la montre.  Le mobile suit un chemin vertical gradué de 0 à 60 minutes dans un mouvement descendant. L’ingéniosité de ce système permet une lecture du temps élégante et discrète. Le trio infernal des trois pointeurs ayant pris pour cible l’arc des minutes survole la platine et ajuste sa position au fil des minutes qui passent. En effet, les modules des heures resteront en position rigoureusement parallèle tout au long de leur révolution. Cette performance est rendue possible grâce à une construction à trois niveaux de complexité :

 

- Une tour centrale s’élevant sur toute la hauteur de la UR-110 garantit la stabilité et l’équilibre de toute la complication ;  

- Un carrousel central assure la rotation des modules mobiles des heures autour du cadran ; 

- Trois modules des heures - chacun formé d’une heure satellite avec aiguille des minutes - sont montés chacun sur un engrenage planétaire. Ces trois modules mobiles effectuent une contre-rotation constante compensant le mouvement circulaire du carrousel central.  

 

La UR-110 est une pièce dont la technicité se laisse admirer à travers une large glace saphir aux dimensions panoramiques. En plus de l’heure, le Control Board, présent sur la face de la montre, affiche une indication jour/nuit ; un « oil change » (l’indicateur de service développé par URWERK) et un compteur 60-secondes. Le dos de la montre en titane renferme le système de remontage automatique régulé par deux turbines.

 

Spécifications techniques

Spécifications techniques UR-110 “EastWood”

Boîtier

Boîtier en titane Grade 5 avec lunette en bois précieux : 

5 pièces « Pink Ivory » (production éthique. Pays d’origine Afrique du Sud)

 

Dimensions : 47mm X 51mm X 16mm 

Couronne à deux positions (remontage, ajustement de l’heure) avec protège-couronne intégré. 

 

Bracelet : Tweed sélection Timothy Everest

Indications

Complication satellite avec modules des heures mobiles sur rouage planétaire

Control Board : indications jour/nuit ; « Oil Change », et un compteur 60-secondes

 

Mouvement

Calibre: UR 9.01 à remontage automatique

Balancier: Monométallique

Rubis : 46 

Fréquence : 28,800v/h, 4Hz

Ressort de balancier : Plat

Energie : barillet simple 

Réserve de marche : 39 heures

Système de remontage : Rotor unidirectionnel régulé par une double turbine

Finition :   Satinage, perlage circulaire et diamantage 

 

Who's who

Pour de nombreuses pièces que l’on trouve chez Chronopassion, Laurent Picciotto en fut le partenaire dès leurs débuts. Mais dans certains cas, il fut là...avant même le début. C’est le cas d’Urwerk. C’est le principe de la souscription. Quand, en 2002, le frère de l’un des fondateurs de la marque se rend rue Saint Honoré, il n’a en poche que des dessins, en tête que des projets, voire des visions. Pourtant, celles-ci séduisent le propriétaire des lieux. Il y est question de nouveau mode de lecture de l’heure, de satellites... La tête dans les étoiles, les fondateurs d’Urwerk ? « En apparence seulement », précise Laurent Picciotto. « Le staff d’Urwerk et son travail sont assez secrets, mais la feuille de route est tout sauf approximative. C’est une affaire de professionnels, minutieux, peut-être en marge du microcosme horloger mais avec une vision très claire de ce qu’ils sont et d’où ils vont ».

 

La première Urwerk tient ses promesses : elle impose son style, un mouvement totalement inédit ainsi qu’une lecture tout autant inédite de l’heure. La montre crée sa propre empreinte parmi les gammes vues et revues de l’horlogerie contemporaine. Mais la nouveauté ne va pas de soi pour tous : « lorsque la première pièce est arrivée en 2004, via souscription, il fallu beaucoup d’évangélisation », concède Laurent Picciotto.

 

Pourtant, passion, pragmatisme et didactisme font leur œuvre : le succès est au rendez-vous. Chronopassion s’impose rapidement comme le revendeur exclusif d’Urwerk en France. L’enseigne représentera au final un volume significatif des ventes de la marque dans le monde. Près de 10 ans après son lancement, Urwerk cultive toujours sa singularité. Elle reste fidèle à ses principes fondateurs de lecture de l’heure par satellites mais y apporte des évolutions constantes à un rythme soutenu : « Je reste encore aujourd’hui très étonné par la capacité à rebondir de la marque », souligne ainsi Laurent Picciotto.

 

L’hôte de Chronopassion poursuit donc sa route avec Urwerk, dont il a proposé la totalité des modèles développés jusqu’à ce jour. Certaines séries limitées se sont d’ailleurs littéralement arrachées ; ces modèles ont provoqué un début de queue rue Saint Honoré qui allait, de toutes manières, largement excéder le peu de pièces disponibles. Pour Laurent Picciotto, l’explication est celle « de clients qui retrouvent leur âme d’enfant. Il y en a parfois aux goûts très classiques qui craquent littéralement pour une Urwerk ». Est-ce rationnel que de ne jurer que par Bréguet ou Audemars-Piguet et de basculer tout à coup dans la folie satellitaire d’Urwerk ? Non, certainement pas. Mais Urwerk est tout sauf un jouet raisonnable...

 

Journaliste : Olivier Müller (11/2012)

 
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