urwerk - Urwerk T-REX
Luc Virginius / Chronopassion
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Urwerk T-REX

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Urwerk T-REX

La UR-105 T-Rex
 
Genève – Janvier 2016
La UR-105 T-Rex est un instrument de mesure ayant traversé l’espace et le temps. Elle reproduit pour nous, à notre poignet, la plus emblématique, la plus universelle et la plus belle manifestation des heures qui passent : la course du soleil, de son lever à son coucher. Sur la UR-105 T-Rex, un unique pointeur des heures voyage d’est en ouest, pour une représentation universelle et minimaliste du temps. Nichée au cœur d’un galet au relief texturé, l’heure satellite de la UR-105 T-Rex vagabonde durant 60 minutes. Soixante minutes sur le devant de la scène avec pour seule protection, une carapace de bronze.  
URWERK présente la UR-105 T-Rex.  Son surnom ? La UR-105 T-Rex le doit à son boîtier atypique. De sa couronne à l’attache de son bracelet inférieur, la UR-105 T-Rex est parcourue de nervures concentriques. C’est un relief dont l’esthétique rappelle celle de certains épidermes reptiliens. Une écorce texturée, douce au toucher. Une cuirasse dont les couleurs évolue au fil du temps. « Nous avons procédé à de nombreux essais avant de valider la teinte de notre boîtier fait de bronze. Nous voulions obtenir la patine parfaite. Chaque pièce est ici traitée comme une pièce unique. Elle est décorée, microbillée, micro sablée, purifiée puis oxydée au pinceau » explique Felix Baumgartner, maître-horloger et cofondateur d’URWERK. 
 
La UR-105 T-Rex est une création organique. Son rapport au temps est multiple. Elle égrène les heures qui passent et en ressent les effets dans sa chair. C’est une montre qui vieillit, se transforme.  « La UR-105 T-Rex est une symbiose de deux dimensions, temps et espace. Le moyen choisi pour indiquer l’heure est ancien. Il nous vient d’un héritage des Sumériens datant du IIème millénaire avant Jésus-Christ. L’ombre portée du soleil sur leurs imposantes bâtisses leur tenait lieu d’horloge. Et pourtant, il est si contemporain. Ici, aujourd’hui, c’est la position de notre satellite sur le cadran qui est déterminante. Il concentre notre attention sur l’heure présente, le passé n’existe plus, le futur n’a pas encore été créé. Seule l’heure qui s’affiche est importante. Que ferons-nous de ces 60 minutes ?  » poursuit Martin Frei, le designer en chef et cofondateur d’URWERK. 
 
Techniquement, la UR-105 T-Rex est une montre à heure satellite telle que seule URWERK les conçoit. Quatre satellites portant chacun trois index des heures défilent tour à tour le long du rail des minutes. Cette lecture du temps originale et intuitive est facilitée par un cache en PEEK (PolyEtherEthercétone) qui vient recouvrir les satellites non déterminants dans la lecture de l’heure. Décoré dans la plus pure tradition horlogère, ce cache arbore un superbe fini guilloché 
Cette 105 est également l’aboutissement des années de recherche d’URWERK sur l’heure vagabonde. Le mécanisme présenté ici est des plus ingénieux. Toute la subtilité de la pièce réside dans ce carrousel invisible monté sous la structure satellite. C’est lui qui rend possible toutes les révolutions des heures. Silencieusement. Harmonieusement.  « Dans nos modèles précédents, nos satellites étaient montés sur croix de Malte et rattachés par le dessus à une croix orbitale. Nous avons repensé et apporté des améliorations à ce concept. Notre réflexion et son aboutissement se découvrent du bout des doigts lors de la mise à l’heure. Pas de friction, pas d’à-coup, juste le ballet des satellites. C’est dans la fluidité de ses engrenages que se dissimule notre travail » continue Felix Baumgartner. 
 
 
Côté verso, les turbines de la UR-105 T-Rex contrôlent le système de remontage de la pièce. Leur ajustement se fait à l’aide d’un levier. En position « FULL », le moindre mouvement est exploité pour le réarmement du ressort du barillet. La UR-105 T-Rex est alors une montre automatique dont le remontage est optimisé par le jeu de ses turbines. Sur mode « STOP », le système de remontage est désactivé, la UR-105 se remonte alors manuellement par le biais de sa couronne. Une troisième position intermédiaire « RED. » (pour REDUCED) modère le remontage évitant ainsi une tension excessive du ressort de barillet. 
UR-105 “ T-Rex” – Edition limitée 22 pièces.

Spécifications techniques

Mouvement
 
Calibre :
UR 5.02 à remontage automatique régulé par une double turbine
Rubis : 52
Fréquence : 28,800v/h - 4Hz
Réserve de marche : 48 heures
 
Matières :
Heures satellite mues par des croix de Genève en bronze béryllium;
Structure orbitale en PEEK (PolyEtherEthercétone) ;
Carrousel et triples platines en ARCAP.
 
Finitions : Perlage, sablage, satinage Têtes de vis anglées
 
Indications Heures satellite ; minutes, index des heures et minutes peints à la main au SuperLuminova
 
Boîtier
 
Matières : UR-105 T-Rex - boîtier en cuivre patiné main et fond en titane PVD noir  
 
Dimensions : Largeur 39,50mm ; longueur : 53mm ; épaisseur : 16.80 mm
 
Glace : Crystal saphir
 
Etanchéité : Pression testée à 30m / 3ATM

Who's who

Pour de nombreuses pièces que l’on trouve chez Chronopassion, Laurent Picciotto en fut le partenaire dès leurs débuts. Mais dans certains cas, il fut là...avant même le début. C’est le cas d’Urwerk. C’est le principe de la souscription. Quand, en 2002, le frère de l’un des fondateurs de la marque se rend rue Saint Honoré, il n’a en poche que des dessins, en tête que des projets, voire des visions. Pourtant, celles-ci séduisent le propriétaire des lieux. Il y est question de nouveau mode de lecture de l’heure, de satellites... La tête dans les étoiles, les fondateurs d’Urwerk ? « En apparence seulement », précise Laurent Picciotto. « Le staff d’Urwerk et son travail sont assez secrets, mais la feuille de route est tout sauf approximative. C’est une affaire de professionnels, minutieux, peut-être en marge du microcosme horloger mais avec une vision très claire de ce qu’ils sont et d’où ils vont ».
 
La première Urwerk tient ses promesses : elle impose son style, un mouvement totalement inédit ainsi qu’une lecture tout autant inédite de l’heure. La montre crée sa propre empreinte parmi les gammes vues et revues de l’horlogerie contemporaine. Mais la nouveauté ne va pas de soi pour tous : « lorsque la première pièce est arrivée en 2004, via souscription, il fallu beaucoup d’évangélisation », concède Laurent Picciotto.
 
Pourtant, passion, pragmatisme et didactisme font leur œuvre : le succès est au rendez-vous. Chronopassion s’impose rapidement comme le revendeur exclusif d’Urwerk en France. L’enseigne représentera au final un volume significatif des ventes de la marque dans le monde. Près de 10 ans après son lancement, Urwerk cultive toujours sa singularité. Elle reste fidèle à ses principes fondateurs de lecture de l’heure par satellites mais y apporte des évolutions constantes à un rythme soutenu : « Je reste encore aujourd’hui très étonné par la capacité à rebondir de la marque », souligne ainsi Laurent Picciotto.
 
L’hôte de Chronopassion poursuit donc sa route avec Urwerk, dont il a proposé la totalité des modèles développés jusqu’à ce jour. Certaines séries limitées se sont d’ailleurs littéralement arrachées ; ces modèles ont provoqué un début de queue rue Saint Honoré qui allait, de toutes manières, largement excéder le peu de pièces disponibles. Pour Laurent Picciotto, l’explication est celle « de clients qui retrouvent leur âme d’enfant. Il y en a parfois aux goûts très classiques qui craquent littéralement pour une Urwerk ». Est-ce rationnel que de ne jurer que par Bréguet ou Audemars-Piguet et de basculer tout à coup dans la folie satellitaire d’Urwerk ? Non, certainement pas. Mais Urwerk est tout sauf un jouet raisonnable...
 
Journaliste : Olivier Müller (11/2012)
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