urwerk - La UR-105 “Raging Gold”
Luc Virginius / Chronopassion
urwerk - La UR-105 “Raging Gold”

La UR-105 “Raging Gold”

urwerk | 75'000 € TTC

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La UR-105 “Raging Gold”

« La fièvre de l’or. Il y a toujours une petite voix en moi qui me rappelle à quel point j’aime ce métal précieux. Il est, au-delà des évolutions techniques, des changements de style, du confort des matières nouvelles, le premier métal qui fait briller mes yeux. L’or reste l’or. Intemporel. » C’est une véritable déclaration d’amour de Martin Frei, designer et co-fondateur d’URWERK. Un gout inaltérable pour une noble matière qui traverse les âges sans perdre de sa superbe. C’est ainsi que la UR-105 « Raging Gold » a vu le jour. Boîtier en titane et lunette en or rouge. 

« Une nouvelle fois nous en appelons aux sens du porteur de notre montre. Notre UR-105 « Raging Gold » se doit d’être un plaisir à regarder, à porter, mais également à toucher. Ce boîtier tout en relief est directement inspiré d’un motif « clou de Paris ». Ce dessin et cette texture toute particulière me ramène à mes premières gammes de maître horloger. C’est un peu ma « madeleine de Proust ». Un classique dans le monde de la Haute Horlogerie. Intégrer cette petite touche d’Histoire dans un modèle disruptif, c’est, je l’avoue, un de mes grands plaisirs » confie Felix Baumgartner, maître horloger et co- fondateur d’URWERK. 

Techniquement, la UR-105 est une montre à heure satellite telle que seule URWERK les conçoit. Quatre satellites portant chacun trois index des heures défilent tour à tour le long du rail des minutes. Cette lecture du temps originale et intuitive est facilitée par un cache en PEEK (PolyEtherEthercétone) qui vient recouvrir les satellites non déterminants dans la lecture de l’heure. Décoré dans la plus pure tradition horlogère, ce cache arbore un superbe fini guilloché. 

Cette 105 est également l’aboutissement des années de recherche d’URWERK sur l’heure vagabonde. Le mécanisme présenté ici est des plus ingénieux. Toute la subtilité de la pièce réside dans ce carrousel invisible monté sous la structure satellite. C’est lui qui rend possible toutes les révolutions des heures. Silencieusement. Harmonieusement. « Dans nos modèles précédents, nos satellites étaient montés sur croix de Malte et rattachés par le dessus à une croix orbitale. Nous avons repensé et apporté des améliorations à ce concept. Notre réflexion et son aboutissement se découvrent du bout des doigts lors de la mise à l’heure. Pas de friction, pas d’à-coup, juste le ballet des satellites. C’est dans la fluidité de ses engrenages que se dissimule notre travail » continue Felix Baumgartner. 

Côté verso, les turbines de la UR-105 contrôlent le système de remontage de la pièce. Leur ajustement se fait à l’aide d’un levier. En position « FULL », le moindre mouvement est exploité pour le réarmement du ressort du barillet. La UR-105 est alors une montre automatique dont le remontage est optimisé par le jeu de ses turbines. Sur mode « STOP », le système de remontage est désactivé, la UR-105 se remonte alors manuellement par le biais de sa couronne. Une troisième position intermédiaire « RED. » (pour REDUCED) modère le remontage évitant ainsi une tension excessive du ressort de barillet. 

 

Spécifications techniques

UR 5.02 à remontage automatique régulé par une double turbine 52
28,800v/h - 4Hz
48 heures 

Heures satellite mues par des croix de Genève en bronze béryllium; Structure orbitale en PEEK (PolyEtherEthercétone) ;
Carrousel et triples platines en ARCAP. 

Perlage, sablage, satinage Têtes de vis anglées 

Heures satellite ; minutes, index des heures et minutes peints à la main au SuperLuminova 

UR-105 boîtier or rouge 4N et fond en titane PVD noir Largeur 39,50mm ; longueur : 53mm ; épaisseur : 16.80 mm Crystal saphir
Pression testée à 30m / 3ATM 

 

Who's who

Pour de nombreuses pièces que l’on trouve chez Chronopassion, Laurent Picciotto en fut le partenaire dès leurs débuts. Mais dans certains cas, il fut là...avant même le début. C’est le cas d’Urwerk. C’est le principe de la souscription. Quand, en 2002, le frère de l’un des fondateurs de la marque se rend rue Saint Honoré, il n’a en poche que des dessins, en tête que des projets, voire des visions. Pourtant, celles-ci séduisent le propriétaire des lieux. Il y est question de nouveau mode de lecture de l’heure, de satellites... La tête dans les étoiles, les fondateurs d’Urwerk ? « En apparence seulement », précise Laurent Picciotto. « Le staff d’Urwerk et son travail sont assez secrets, mais la feuille de route est tout sauf approximative. C’est une affaire de professionnels, minutieux, peut-être en marge du microcosme horloger mais avec une vision très claire de ce qu’ils sont et d’où ils vont ».

 

La première Urwerk tient ses promesses : elle impose son style, un mouvement totalement inédit ainsi qu’une lecture tout autant inédite de l’heure. La montre crée sa propre empreinte parmi les gammes vues et revues de l’horlogerie contemporaine. Mais la nouveauté ne va pas de soi pour tous : « lorsque la première pièce est arrivée en 2004, via souscription, il fallu beaucoup d’évangélisation », concède Laurent Picciotto.

 

Pourtant, passion, pragmatisme et didactisme font leur œuvre : le succès est au rendez-vous. Chronopassion s’impose rapidement comme le revendeur exclusif d’Urwerk en France. L’enseigne représentera au final un volume significatif des ventes de la marque dans le monde. Près de 10 ans après son lancement, Urwerk cultive toujours sa singularité. Elle reste fidèle à ses principes fondateurs de lecture de l’heure par satellites mais y apporte des évolutions constantes à un rythme soutenu : « Je reste encore aujourd’hui très étonné par la capacité à rebondir de la marque », souligne ainsi Laurent Picciotto.

 

L’hôte de Chronopassion poursuit donc sa route avec Urwerk, dont il a proposé la totalité des modèles développés jusqu’à ce jour. Certaines séries limitées se sont d’ailleurs littéralement arrachées ; ces modèles ont provoqué un début de queue rue Saint Honoré qui allait, de toutes manières, largement excéder le peu de pièces disponibles. Pour Laurent Picciotto, l’explication est celle « de clients qui retrouvent leur âme d’enfant. Il y en a parfois aux goûts très classiques qui craquent littéralement pour une Urwerk ». Est-ce rationnel que de ne jurer que par Bréguet ou Audemars-Piguet et de basculer tout à coup dans la folie satellitaire d’Urwerk ? Non, certainement pas. Mais Urwerk est tout sauf un jouet raisonnable...

 

Journaliste : Olivier Müller (11/2012)

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